Vignon (Marie, dite “la connétable de Lesdiguières”)

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Marie Vignon († 1657), dame de Moirans et marquise de Treffort, dite « la connétable de Lesdiguières » après son deuxième mariage, est la fille de Jean Vignon, bourgeois de la ville de Grenoble, et de Françoise Rognon.

Elle a neuf frères : « Jacques, baron d’Arbande, comte de Ferrières, gouverneur de Buys ; Antoine, seigneur du Mas, capitaine des chevau-légers du duc de Savoie et lieutenant du grand maître de l’artillerie au service de la France ; Bernard, sieur de la Rivoire, et de Bonneval, comte de Servasca et de Vignoles, capitaine des chevau-légers de la garde de Son Altesse le duc de Savoie et son premier écuyer ; Claude Vignon, capitaine, mort au service du roi ; autre Claude, prieur de Beaumont ; Barthélemy, minime ; Jean, abbé de Saint-Rambert ; Philippe, prieur de Saint-Pierre d’Allevard et de la Mure ; et enfin Pierre Vignon, sieur de Barnoux, gentilhomme de la chambre du duc de Nemours »1. Marie Vignon a au moins deux sœurs, dont Catherine Vignon, qui a épousé, le 19 septembre 1619, Pierre Le Blanc, seigneur de Mons, conseiller en la chambre des Comptes du Dauphiné2.

Marie Vignon a épousé en premières noces, Ennemond Matel, marchand de soie grenoblois, qui trouve la mort assassiné, et dont elle a trois filles (l’aînée mariée à « un gentilhomme de la campagne » selon les termes de Tallemant des Réaux, puis à Claude Dauphin, baron de Montcisat, puis, en troisièmes noces, à Jean de Beaufort de Montboissier, marquis de Canilhac ; la cadette, Isabelle Matel, qui épouse d’abord le sieur de La Croix, trésorier général au bureau des finances du Dauphiné, capitaine du château de Vizille, et maître d’hôtel du connétable, puis le baron de Barry, originaire d’Avignon ; la benjamine, Françoise Vignon, née le 10 novembre 1596, qui épouse Soffrey de Calignon)3.

Puis Marie Vignon a épousé, le 16 juillet 1617, François de Bonne, duc de Lesdiguières, connétable de France, veuf de Claude (ou Claudine) Béranger du Gua († 1608), après une liaison débutée du vivant de la première connétable de Lesdiguières.

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  1. Antoine Adam (éd.), Tallemant des Réaux : Historiettes, Paris, Gallimard, 1960, 2 volumes, coll. Bibliothèque de la Pléiade, tome 1, p. 731. []
  2. Antoine Adam (éd.), ouvrage cité, tome I, p. 732. []
  3. Voir Antoine Adam (éd.), ouvrage cité, citation tome I, p. 53, voir aussi p. 732. []

Texte 1372, années 1630, 1632, 1634, chapitre 10/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 10/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

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Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions1.

Monsieur de Bullion dit à son retour de Paris le 9e décembre [1630] à Monsieur le Cardinal qu’on l’avait averti que la Reine consultait ou faisait consulter force prophètes, ainsi appelait-il certains astrologues et autres qui se mêlent de deviner.

Le 12e dudit mois, la Reine parla au Censuré, qui lui est produit par la Présidente de Verdun, qu’elle croit être grand prophète et lui donna un diamant de mille écus après qu’elle eut fait avec lui sa consultation.

<…> relatione <…> habet ex marnoti Burgundo2.

La Reine l’interrogea sur plusieurs choses dont la première fut sur ce que deviendrait le Cardinal. Elle lui demanda – ce qui est à noter – si le Cardinal n’avait point de charmes pour se faire aimer, s’il n’en avait point pour éviter les arquebusades, et s’il ne voyait point qu’il dût être blessé d’un coup d’hallebarde.

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  1. Voir aussi le chapitre 5, « Irréconciliation d’Elle [Marie de Médicis] avec Monsieur le Cardinal » []
  2. Ces mots, de la main de Pierre Cherré, ne figurent pas dans l’édition de 1648. []

Renouard (Louis)

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Louis Renouard est un médecin exerçant auprès de Marie de Médicis vers la fin des années 1620. À l’époque de la journée des Dupes, il est l’informateur de Richelieu et apparaît à ce titre, avec son épouse, dans le Journal… de Richelieu1.

Il accède aux fonctions de docteur régent de la faculté de médecine de Paris, peut-être en 1633.

Il se fait soudainement prêtre vers 16392.

Texte 1372,

  1. Voir le chapitre 10 du Journal… de Richelieu, « Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions », translation publiée en ligne, texte 1372. []
  2. Voir la lettre que Guy Patin, qui le surnomme « Vulpis », adresse à Charles Spon, le 20 mars 1654, dans Loïc Capron (éd.), Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, Paris, Bibliothèque interuniversitaire de Santé, 2018, lettre 344, consultée le 10 septembre 2026. []

Montalte (Philotier)

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Philotier Montalte († 1616) est un médecin juif portugais de réputation européenne. À partir de 1606, il soigne le grand-duc de Toscane Ferdinand Ier de Médicis puis son fils Côme II de Médicis, père de Marie de Médicis.

Il est appelé à Paris, à la demande Leonoa Galigaï, en 1611, la reine de France obtenant de son père que le praticien puisse venir en France. Soignant et psychothérapeute de la Galigaï, astrologue, il obtient aussi grâce à elle, en 1612, de la Régente, le privilège exceptionnel de pouvoir pratiquer la religion juive dans le royaume, alors qu’elle en a été proscrite, et la charge de médecin ordinaire de la Reine accompagnée d’une pension de 6 000 livres tournois par an qu’il touche jusqu’à son décès.

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Dori (Leonora, dite “la Galigaï”)

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Mise à jour du 10 septembre 2026

Leonora Dori (1568-1617), dite « la Galigaï », issue de milieu modeste, est née à Florence. En 1585, elle devient la dame de compagnie, amie et confidente, de Marie de Médicis, qu’elle distrait grâce à une vive intelligence, accompagnée cependant d’une tendance dépressive et hypocondriaque irraisonnée1.

Souvent confondue avec la sœur de lait de Marie de Médicis, Catherine Forsoni († 1634), Leonora Dori accompagne la fille du grand-duc de Toscane à la cour de France lorsque celle-ci épouse Henri IV en 1600. De « complexion sèche »2, sa maigreur fait d’elle une créature peu attrayante pour les canons de l’époque, à laquelle la Cour se montre hostile, à l’opposé de la physiologie de Marie de Médicis.

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  1. Jean-François Dubost, Marie de Médicis : la reine dévoilée, Paris, Payot, 2009, p. 67, 238, 479. []
  2. Jean-François Dubost, ouvrage cité, p. 49. []

Charbonneau (Pierre, seigneur de Fortescuière)

 

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Mise à jour du 10 septembre 2026

Pierre Charbonneau, chevalier, seigneur de Fortescuière (ou Fortescuyère), exerce les fonctions de lieutenant de Richelieu au gouvernement du Havre à partir d’une date qu’il reste à préciser.

À la fin de l’année 1630, il rapporte à Richelieu le rapport fait par le comte de Châteauroux des attitudes de Marie de Médicis1.

Il repousse un projet de mariage avec « Mademoiselle de Montorguel » en juin 1635, et adresse alors un courrier à Richelieu pour l’en informer2. Au cours de l’été suivant, il rend régulièrement compte des fonctions qu’il exerce au Havre à l’entourage de Richelieu3.

Texte 1372,

  1. Journal… de Richelieu, chapitre 10, « Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions », translation publiée en ligne, texte 1372. []
  2. L’original est conservé au Ministère des Affaires étrangères, coll. Mémoires et Documents France, vol. 814, f° 212. Il ne convole que le 9 février 1641 avec Marie de Thorigny, en présence du cardinal-ministre : le contrat de mariage est conservé aux Archives Nationales, archives du Châtelet de Paris, insinuations, cote Y//181, f° 92. []
  3. Extraits de lettres de Pierre Charbonneau, seigneur de Fortescuière, de la main de Pierre Cherré, 25 août 1635, document conservé au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 815, f° 248. []

Aumont (Antoine d’, comte de Châteauroux)

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Mise à jour du 10 septembre 2026

Antoine d’Aumont (v. 1562-1635), marquis de Nolay, comte de Châteauroux, titre sous lequel il est habituellement désigné à l’époque de Richelieu, et baron d’Étrabonne, est le fils de Jean VI d’Aumont, comte de Châteauroux, baron d’Estrabonne (Étrabonne) et de Chappes, maréchal de France, et de sa première épouse, Antoinette Chabot de Charny. Il est le frère de Jacques d’Aumont, baron de Chappes. Par ce dernier, le comte de Châteauroux est l’oncle de César d’Aumont (v. 1600-1661), marquis de Clairvaux, vicomte de La Guerche, dit le « marquis d’Aumont », gouverneur et lieutenant général de Touraine en 1650 et d’Antoine d’Aumont de Rochebaron, marquis de Villequier, puis duc d’Aumont, capitaine des gardes du Roi en 1632, maréchal de France en 16611.

Le comte de Châteauroux exerce la charge de gouverneur de Boulogne-sur-Mer et accède à la dignité de chevalier des ordres du Roi2.

À la fin de l’année 1630, il renseigne Richelieu sur les attitudes de Marie de Médicis par l’intermédiaire de Pierre Charbonneau, seigneur de Fortescuière3.

 

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  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, troisième édition, tome deuxième, Paris, chez Schlesinger frères, 1863, p. 47. []
  2. Marquis de Chantérac (éd.), Journal de ma vie : mémoires du maréchal de Bassompierre, Paris, chez la veuve de Jules Renouard, 1870-1877, 4 volumes, voir au tome II, p. 61 note 2. []
  3. Journal… de Richelieu, chapitre 10, « Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions », translation publiée en ligne, texte 1372. []

Duval (le sieur ou du Val)

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Le sieur Duval (ou du Val)  – peut-être Guillaume Duval, qui est désigné par Guy Patin, le 24 novembre 1642, comme « ancien doyen » de la faculté de médecine de Paris1 – exerce, auprès de Marie de Médicis en 1630, « comme médecin spagirique, c’est-à-sire versé dans l’alchimie, donc aussi astrologue »2, et qui lui délivre des thèmes astraux.  Le Journal… de Richelieu indique qu’en décembre 1630, il travaille sur « diverses nativités » et que la Reine mère le rétribue quatre-vingts pistoles3. Ses activités sont alors liées à celles de Charles Sénelles.

Texte 1372,

  1. Guy Patin à Charles Spon, 24 novembre 1642, Loïc Capron (éd.), Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, Paris, Bibliothèque interuniversitaire de Santé, 2018, publication en ligne, lettre 73. []
  2. Jean-François Dubost, Marie de Médicis : la reine dévoilée, Paris, Payot, 2009, p. 788. []
  3. Journal… de Richelieu, chapitre 10, « Créance que la reine mère a aux prédictions », translation publiée en ligne, texte 1372. []

Patrocle-Seguin (Hercule de, seigneur de Préquentin et de Croissy)

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Hercule de Patrocle-Seguin, seigneur de Préquentin et de Croissy, est d’abord écuyer d’écurie de Marie de Médicis en 1618, en remplacement de Marc-Antoine de Fyot. Il exerce les fonctions de cocher.

C’est un proche du commandeur de Sillery, ambassadeur du roi de France à Rome, à qui il déclare à l’époque de son rappel, en 1624 que Richelieu « était toujours de ses amis et qu’il se sentait son obligé » pour sa promotion au cardinalat1

Hercule de Patrocle-Seguin accède à la charge d’écuyer ordinaire d’Anne d’Autriche en 1627.

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  1. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome II, p. 4 note. []

Lagrange (Jean de)

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Jean de Lagrange, docteur en Droit et avocat, exerce les fonctions de premier consul de Nîmes au printemps 1620 : il est alors député des protestants de la ville, auprès du duc de Montmorency, à Privas1.

Le 5 juillet 1632, Jean de Lagrange adresse une lettre de courtoisie à Michel Particelli d’Hémery, que ce dernier transmet à Richelieu : il s’y déclare client du maréchal d’Effiat2.

Textes 877, 884, 901,

  1. Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Vivarais et de Velay…, Paris, Grassart, 1888, 2 volumes, voir au volume premier, p. 252. []
  2. Voir Jean de Lagrange à Michel Particelli d’Hémery, Nîmes, 5 juillet 1632. Manuscrit conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 802, f° 262. Document recensé, non-transcrit. Et la lettre de Michel Particelli d’Hémery à Richelieu, Pézenas, 7 juillet 1632, translation publiée en ligne, texte 877. []