Texte 68, année 1632, 28 février, le baron de Chambley à Richelieu

Ferry de Haraucourt, baron de Chambley, à Richelieu, Nancy, 28 février 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 24 août 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 9, f° 201-202. Original autographe. Suscription au f° 202 v° : « à Monseigneur ».

Le document est accompagné d’un mémoire, en date du même jour1. Le signataire y témoigne de désir de la ville de Metz du retour de Louis XIII. Le duc de Bavière a fait publier dans la ville son mécontentement à l’égard du Roi, envers lequel il proclame sa défiance. Les électeurs catholiques de l’Empire adopteraient la même attitude. Le décès de la duchesse douairière de Lorraine, Marguerite de Gonzague, occasionne des réunions suspectes. L’entourage de Gaston d’Orléans préconise une intervention armée dans le royaume et tient Monsieur pour l’héritier présomptif de la couronne. Antoine de Laage, seigneur de Puylaurens, et le père Chanteloube ont provoqué la disgrâce du marquis de La Vieuville dans l’entourage de Marie de Médicis. Le duc de Lorraine se plaint du logement des troupes du Roi dans ses États. Enfin, l’auteur signale les difficultés qu’il rencontre dans la levée de troupes et la réquisition de chevaux.

Monseigneur,

Sur ce que l’on avait assuré Monsieur de La Mothe que vous étiez encore à Metz, il s’était hâté de venir en ces quartiers pour vous supplier très humblement de la part de tout notre corps de nous mettre en lieu où nous puissions servir utilement le Roi et vous, Monseigneur, qui êtes notre maître et notre protecteur. Je me remets à ce qu’il vous dira sans vous ennuyer par une plus longue lettre que je conclurai par les assurances que je vous donne que jamais homme n’aura plus de volonté que moi de vous faire voir au prix de mon sang et de ma vie et les yeux fermés à toute sorte de considérations que je suis entièrement, Monseigneur, votre très humble, très obéissant et très fidèle serviteur,

Chamblay

À Nancy, ce 28 février 1632.

En attendant l’honneur de vos commandements, je ne partirai point de Chamblay ou d’ici.

  1. Mémoire du baron de Chambley, Nancy, 28 février 1632, conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 9, f° 203-204. [↩]
Marie-Catherine Vignal Souleyreau
Marie-Catherine Vignal Souleyreau
Docteur en Histoire, ingénieur d'études en analyse de sources historiques et culturelles, Sorbonne-Université, Institut de Recherches sur les Civilisations de… Lire la suite

Le texte seul est utilisable sous licence Creative Commons Attribution Utilisation non commerciale Pas d’Œuvre dérivée 4.0 International. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont “Tous droits réservés”, sauf mention contraire.


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Marie-Catherine Vignal Souleyreau (25 mai 2022). Texte 68, année 1632, 28 février, le baron de Chambley à Richelieu. Correspondance et papiers d'État du cardinal de Richelieu. Consulté le 5 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/tprn


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.