Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur
Mise à jour du 28 septembre 2026
Salomon Girard (1599-1648), seigneur de Saint-Amant, né de confession protestante, est le fils d’Anne Hatif et d’Antoine Girard († novembre 1624), marchand de Rouen, résidant en la paroisse de Saint-Sever, qui apporte son soutien financier au rachat, à François de Garsonnet, des droits pour l’exploitation de la verrerie de Rouen par les frères Jean et Pierre d’Azémar, en janvier 1619. Il est le frère d’Anne Girard, qui épouse Pierre d’Azémar, l’associé de leur père ; le cadet d’Antoine Girard (dit aussi Marc-Antoine), seigneur de Saint-Amant, domestique d’Henri de Gondi, duc de Retz, passé au service d’Henri de Bourbon-Verneuil, évêque de Metz, puis à celui de la reine de Pologne, née Marie Louise de Gonzague1, poète libertin et membre de l’Académie française.
En 1628, un acte notarié déclare Salomon Girard, « sieur de Saint-Amant, maître de la verrerie de Rouen », soulignant ainsi la qualité de gentilhomme qu’il a acquise2.
La succession d’Antoine Girard père donne lieu à un important conflit familial, aux enjeux financiers importants, opposant d’une part la veuve d’Antoine Girard, aux côtés de ses deux fils, Antoine II et Salomon, et de l’autre Anne Girard aux côtés de son mari, qui obtiennent du parlement de Rouen la prolongation du privilège d’exploitation de la verrerie en leur faveur.
- Antoine Adam (éd.), Tallemant des Réaux : Historiettes, Paris, Gallimard, 1960, 2 volumes, coll. Bibliothèque de la Pléiade, tome I, p. 589-590 et p. 1197. [↩]
- Acte notarié conservé aux Archives nationales, au Minutier central, sous la cote MC/ET/XXIV/364, voir la notice en ligne du document, consultée le 25 septembre 2026. [↩]
