Archives de catégorie : Notices lettre M

Villedonné-Montigny (Monsieur de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Monsieur de Villedonné-Montigny est un proche du duc d’Orléans. À la suite de la révolte de Monsieur et de sa prise d’armes en 1632, en Auvergne, puis en Languedoc aux côtés du duc de Montmorency, Monsieur de Villedonné-Montigny est inquiété par Isaac de Laffemas. Il se prévaut alors de la qualité de domestique du duc d’Orléans, fait amende honorable et sollicite le pardon du Roi, n’ayant, ni pris les armes contre son souverain, ni quitté le royaume1. Il pourrait en effet bénéficier de l’amnistie accordée à l’automne 1632 aux commensaux de Monsieur et confirmée en mars 16332.

Texte 1353,

  1. Villedonné-Montigny à Louis XIII, 24 mars 1633, original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 153. Translation publiée en ligne, texte 1353. []
  2. Voir l’« Abolition pour ceux de Languedoc qui ont suivi le parti de Monsieur, frère du Roi », mars 1633, dans dom Claude Devic et dom Joseph Vaissète, Histoire générale du Languedoc, Toulouse, 1872-1892, 12 volumes, t. XII, preuve n° 565, col. 1845. []

Mercy (Pierre Ernest II de, dit “l’abbé de Mercy” ou “l’abbé d’Acey”)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 3 août 2026

Pierre Ernest II de Mercy (né le 24 mars 1613 – 1665), dit « l’abbé de Mercy » ou « l’abbé d’Acey », est le fils puîné de Pierre Ernest de Mercy, baron de Mercy, seigneur de Friauville en partie, de Mandres et de Châtillon (auj. commune de Pillon, département de la Meuse ; ou Châtillon-sous-les-Côtes ?), gouverneur de Longwy, chambellan du duc Charles III de Lorraine, et d’Anne du Hautoy.

Il est le frère de Henri de Mercy (né en 1596 et mort à Châtillon-sous-les-Côtes le 24 décembre 1659)1 ; du baron François de Mercy (1597-1645), qui trouve la mort lors de la seconde bataille de Nördlingen (dite aussi bataille d’Alerheim, ou Allerheim), le 3 août 1645 ; de Gaspard (ou Gaspar) de Mercy (1599-1644), tué à Fribourg-en-Brisgau ; de Louis de Mercy (v. 1614-1633), tué, à peine âgé de 19 ans, au cours d’une attaque de l’armée suédoise contre la ville de Constance ; d’Antoine de Mercy, tué à la bataille de Breitenfeld le 2 novembre 1642 ; d’un autre frère, chevalier de Malte, tué au cours d’un combat naval donné en Méditerranée donné les Barbaresques2.

Les Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin donnés au public par un seigneur allemand en 1673 et dédiés à Son Altesse de Turenne par Marc d’Orléans, seigneur de La Gravière, natif de Bourges, en 16743, inclut un passage consacré aux frères de l’abbé d’Acey, François, Henri, Gaspard, Louis, et Antoine de Mercy, avec la mention : « il a encore eu d’autres frères dont les uns sont morts jeunes et quelques autres religieux, et l’abbé de Mercy, vivant aujourd’hui, qui était le plus jeune de tous »4.

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  1. Dr. Bernd Warlich – Volkach –, « Mercy, Heinrich [Henri] Freiherr von  [de] », notice biographique publiée en ligne, dans https://www.30jaehrigerkrieg.de/mercy-heinrich-freiherr-von/, consultée le 22 juillet 2026. []
  2. Émile Longin (pub.), « Un abbé d’Arcey à la bataille de La Marfée (6 juillet 1641). Relation inédite de la mort du comte de Soissons », Mémoires de la Société d’émulation du Jura, 8série, tome IV, 1910, p. 3-34, voir p. 19 note 2, revue numérisée par la bibliothèque municipale de Besançon et disponible en ligne, consulté le 17 juillet 2026. []
  3. Copie manuscrite soignée de la fin XVIIe siècle, comportant 401 pages numérotée à l’encre rouge, collection particulière, aimable communication de M. Bertrand Thierry des Épesses, voir le texte 1349 qui en est extrait. []
  4. Voir aux fol. 215-374 du document. []

Montmas (Bertrand de)

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Bertrand de Montmas (ou Montmart, Montmar), seigneur du lieu, exerce, durant la Ligue, la charge de « capitaine d’une compagnie des vieilles bandes françaises entretenues pour le service du Roi en la garnison de Metz »1, dont le gouvernement a été confié en 1588 à Roger de Comminges (ou Cominges), baron de Saubole, par le duc d’Épernon. C’est en la qualité de capitaine français que Bertrand de Montmas est chargé, par le duc d’Épernon, de s’opposer aux ligueurs à Metz en 1589.

En 1590, Bertrand de Montmas contribue à la conclusion de la trêve de Novéant2.

La correspondance de Richelieu donne encore mention des fonctions exercées par Monsieur de Montmas (ou Montmart, Montmar) pour les années 1630, tout comme la longévité du duc d’Épernon permet-elle l’influence persistante de ce derniet, par l’intermédiaire de ses fils, dans les Trois-Évêchés. En l’absence du duc de La Valette, M. de Montmas est toujours investi du commandement de la garnison française présente à Metz, en 1633.

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  1. Cité par Émile Duvernoy, « La trêve de Novéant entre la Lorraine et Metz (28 septembre 1590) », Revue historique de la Lorraine, 3e série, tome III, 76e volume, janvier-février 1932, p. 176-183, voir p. 178. []
  2. Ibidem. []

Malherbe (Étienne de, seigneur d’Amanville)

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Étienne de Malherbe († 1651), seigneur d’Amanville, écuyer, est le fils François de Malherbe (v. 1560 – † après 29 juin 1635), seigneur d’Aigres, et de Françoise Le Gallois.

En mars 1633, Monsieur d’Amanville apparaît dans la correspondance de Richelieu comme capitaine au régiment d’infanterie levé par Jean de Schulemberg, comte de Montdejeu, envoyé combattre, sous l’autorité du comte de Bussy, dans la région de Coblence et au siège d’Andernach1.

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  1. Voir la lettre que le comte de Bussy adresse à Richelieu, de Coblence, le 14 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1331. []

Grolée (Antoine de, comte de Montbreton)

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Antoine de Grolée, chevalier, comte de Montbreton, baron de Burzet, comte de Peyre par son mariage (selon La Chesnaye-Desbois), est le fils cadet de Jacques de Grolée, chevalier, comte de Virville, et de Marie d’Urre, dame de Montbreton. Selon La Chesnaye-Desbois, il détient la charge de premier chambellan du duc d’Orléans, il ne figure cependant pas au détail des Maisons du frère du Roi et de sa fille, la Grande Mademoiselle, donné par l’abbé Eugène Griselle.  

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Morengis (le sieur de)

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Le sieur de Morengis (Morangis ?) est le confident et l’agent du duc de Montmorency en 1632. Il a été pourvu du gouvernement du château bâti sur le « truc » de de Grèzes. Il n’adhère pas formellement à la révolte du duc de Montmorency, en Languedoc, à la même époque, mais la facilite en portant au duc d’Orléans des bijoux de la part du gouverneur de Languedoc pour soutenir financièrement la prise d’armes de ce dernier.

Voir le courrier que Michel Particelli d’Hémry adresse à Louis XIII, en 1632, sans quantième précis, translation publiée en ligne, texte 531 ; le mémoire de Charles de Machault, rédigé vers la fin février 1633, translation publiée en ligne, texte 1305.

Textes 531, 1305

Montmorency (Annibal de)

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Annibal de Montmorency, seigneur de Mélouset, est né d’une liaison clandestine du duc Henri Ier de Montmorency avec Catherine de Guilhem de Chastelet. Il est aussi le demi-frère du duc Henri II, et est placé, par ce dernier, à la tête du régiment du Languedoc1

À l’époque de la prise d’armes du duc d’Orléans et du duc de Montmorency (printemps-été 1632), Annibal de Montmorency a par ailleurs été pourvu par le roi du commandement de la ville et du château d’Alès, qu’il a livrés à son demi-frère. Le 20 octobre 1632, après la bataille de Castelnaudary, alors que le duc de Montmorency est exécuté à Toulouse le 30, il est également condamné à mort, par contumace2, mais la sentence n’est pas exécutée. 

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  1. Mémoire du duc d’Halluin destiné au cardinal de Richelieu, février 1635, Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu : correspondances croisées, 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2020, p. 80 []
  2. Mémoire de Charles de Machault, fin février 1633, translation publiée en ligne, texte 1305. []

Martin (Jean, baron de Laubardemont)

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Jean Martin (v. 1590-1653), baron de Laubardemont, est le fils d’un trésorier de France au bureau des finances de Bordeaux.

En 1629, il résigne sa charge de conseiller au Parlement pour acquérir celle de premier président en la cour des aides d’Agen.

En novembre 1631, il est fait conseiller ordinaire du Roi en ses Conseils d’État et privé, grâce au soutien de Richelieu.

Entre 1632 et 1638 il exerce les fonctions d’intendant de la généralité de Tours.

Il a épousé Thérèse Éléonore Fourré de Dampierre, qui compte deux parentes parmi les ursulines de Loudun.

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Montmorency (Charlotte de, duchesse d’Angoulême)

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Charlotte de Montmorency (v. 1571-1636), comtesse d’Alais, duchesse de Ventadour par son mariage, est la fille du connétable Henri de Montmorency et de sa première épouse Antoinette de La Marck. Elle est la sœur d’Hercule de Montmorency (1572-1593), comte d’Ostremont ; de Marguerite de Montmorency (1577-1660), mariée à Anne de Lévis, duc de Ventadour ; et d’Henri de Montmorency (1581-1583). Elle est la demi-sœur d’Henri II (1595-1632), duc de Montmorency après leur père ; de Charlotte-Marguerite de Montmorency (1594-1650) qui convole avec le prince de Condé, tous deux nés du second mariage de leur père avec Louise de Budos ; et d’Annibal de Montmorency († 1639), seigneur de Mélouset, né d’une liaison de leur père avec Catherine de Guilhem de Chastelet.

Elle a épousé Charles de Valois, duc d’Angoulême.

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Melun (Guillaume de, prince d’Épinoy)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, article soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Guillaume de Melun (1588-1635), prince d’Épinoy (ou Espinoy), est le fils de Pierre de Melun, prince d’Épinoy, et d’Hippolite (ou Hippolyte) de Montmorency-Bours. Il a épousé, en 1612, Marie de Witthem, marquise de Berg, puis devenu veuf, en 1615, Ernestine Yolande de Ligne-Arenberg (fille de Charles de Ligne d’Arenberg et d’Anne Isabelle de Croÿ, duchesse d’Aerschot).

Souverain de Vernes, vicomte de Gand, marquis de Richebourg, comte de Beaussard, baron d’Antoingt, le prince d’Épinoy est aussi chevalier de l’ordre de la Toison d’Or, Grand d’Espagne et connétable héréditaire de Flandres.

Gouverneur de Mons et prévôt de Douai, il a obtenu, en 1625, la charge de grand bailli et gouverneur du Hainaut pour l’infante Isabelle Claire Eugénie, elle-même gouverneur des Pays-Bas espagnols, pendant la minorité de Charles-Albert de Longueval, comte de Bucquoy.

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