Archives de catégorie : Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Texte 1372, années 1630, 1632, 1634, chapitre 10/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 10/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions1.

Monsieur de Bullion dit à son retour de Paris le 9e décembre [1630] à Monsieur le Cardinal qu’on l’avait averti que la Reine consultait ou faisait consulter force prophètes, ainsi appelait-il certains astrologues et autres qui se mêlent de deviner.

Le 12e dudit mois, la Reine parla au Censuré, qui lui est produit par la Présidente de Verdun, qu’elle croit être grand prophète et lui donna un diamant de mille écus après qu’elle eut fait avec lui sa consultation.

<…> relatione <…> habet ex marnoti Burgundo2.

La Reine l’interrogea sur plusieurs choses dont la première fut sur ce que deviendrait le Cardinal. Elle lui demanda – ce qui est à noter – si le Cardinal n’avait point de charmes pour se faire aimer, s’il n’en avait point pour éviter les arquebusades, et s’il ne voyait point qu’il dût être blessé d’un coup d’hallebarde.

Continuer la lecture →

  1. Voir aussi le chapitre 5, « Irréconciliation d’Elle [Marie de Médicis] avec Monsieur le Cardinal » [↩]
  2. Ces mots, de la main de Pierre Cherré, ne figurent pas dans l’édition de 1648. [↩]

Texte 1371, années 1630, 1632, 1634, chapitre 9/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 9/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Le cardinal de Bérulle

Le 9 ou 10e décembre [1630], Desroches écrivit à Monsieur le Cardinal ce qui s’ensuit, qui justifie que le cardinal de Bérulle favorisait l’Espagne, ainsi que le garde des sceaux et La Fargis, sa bonne amie1.

Monsieur Berger commence à improuver bien fort le procéder de Monsieur le cardinal de Bérulle et du garde des sceaux, et se plaint du dernier, quelque amitié qu’il m’ait avoué qu’il y eut entre eux.

Continuer la lecture →

  1. Les lettres du prieur des Roches en date du 9 ou du 10 décembre 1630, n’ont pas été publiées par Pierre Grillon. Elles ont été adressées à Richelieu alors que celui-ci se trouve en Lorraine, en compagnie du Roi, dans le cadre de la campagne militaire engagée contre le duc Charles IV et dans le contexte de l’incarcération du maréchal de Marillac, ancien gouverneur de Verdun. [↩]

Texte 1020, années 1630, 1631, 1634, chapitre 8/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 8/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien. Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

[Chapitre 8] Marillacs [sic, Michel de Marillac et Louis de Marillac]

Le Roi alla à Versailles le XIe novembre 16301, et le XIIe chassa le garde des sceaux, et l’envoya à Caen2.

Le 3e décembre 1630, Monsieur d’Angoulême dit à Monsieur le Cardinal que devant que le maréchal de Marillac partit pour aller à Lyon et de là en Italie, il l’avait sondé plusieurs fois, tâchant de l’aigrir contre ledit sieur cardinal sur ce que ledit sieur d’Angoulême et Monsieur le Cardinal avait eu quelque chose à démêler durant le siège de La Rochelle et qu’enfin il lui avait dit qu’il fallait prendre parti et se déclarer du côté de la Reine ou du Roi.

Continuer la lecture →

  1. La fameuse journée des Dupes, dont on note qu’elle n’a, en réalité, dans ce Journal, qu’une très relative importance. [↩]
  2. Le paragraphe, en marge, de la main de Pierre Cherré, ne figure pas dans l’édition de 1648. [↩]

Texte 961, années 1630, 1631, 1634, chapitre 7/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 7/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Union des deux Reines [Marie de Médicis et Anne d’Autriche]

Le premier janvier 1631, le sieur de Nogent trouva les deux reines seules ensemble, qui s’entretenaient avec Vautier seul. Au bout de quelque temps, Vautier se retira.

Puis après avoir parlé de diverses choses, la Reine mère du Roi dit à Nogent qu’il y a de belles choses dans les Psaumes : je me console quand je lis qui seminat in lachrimis in exultatione metet1.

Elle lui dit encore, et les deux Reines se le disaient l’une à l’autre, que ce serait une belle chose s’il n’y avait point de conscience.

Continuer la lecture →

  1. Paraphrase du psaume 126 verset V, Qui seminant in lacrimis in exultatione metent, “Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chants d’allégresse”. [↩]

Texte 960, années 1630, 1631, 1634, chapitre 6/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 6/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Union de la Reine mère du Roi et de Monsieur [le duc d’Orléans]

La Reine dit au Roi le 26e novembre, que Sa Majesté la visita, qu’il lui avait bien coûté de l’argent à donner aux gens de Monsieur, à quoi le Roi répondit que ce qu’elle avait fait en était cause.

Elle se plaint extrêmement de ce qu’on a gagné Monsieur, bien que dès Lyon elle eût reconnu qu’il était à propos de tâcher de le lier étroitement d’amitié avec le Roi et qu’elle sût bien que le Roi voulait obliger les siens à l’y porter par bienfaits, ayant trouvé bon à cet effet que le cardinal en traitât dès lors avec Chaudebonne.

Sur ce sujet, elle a dit que Rambouillet, qui a moyenné l’intelligence de Monsieur avec le Roi, lui avait fait un tort irréparable, usant de ces mots à ce que Monsieur le cardinal de La Valette a rapporté à Monsieur le cardinal, « il m’a coupé la gorge ».

Continuer la lecture →

Texte 958, années 1630, 1631, 1634, chapitre 5/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 5/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 10 septembre 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Irréconciliation [sic] de la Reine mère avec Monsieur le cardinal.

Le 17e novembre 1630, le père Chrisostome, gardien de Picpus, dit à Monsieur de Châteauneuf qu’il avait vu 2 jours auparavant la Reine mère qui lui avait dit après plusieurs discours qu’elle ne se plaignait point du cardinal pour son particulier, mais bien de ce qu’il avait mal servi le Roi en ce que les affaires d’État étaient s’en dessus-dessous et que le pauvre peuple n’en pouvait plus.

Est à noter que la Reine parle et agit avec le religieux comme avec un homme qu’elle croit avoir des révélations. Elle l’envoya l’an passé en Espagne pour voir Doña Louise de Larron qu’on tient une sainte révélante [sic] pour la consulter1. 

Il [le père Chrysostome] dit encore qu’il avait reconnu cette affaire irréconciliable dans son esprit.

Continuer la lecture →

  1. Le paragraphe, de la main de Pierre Cherré, ne figure pas dans l’édition de 1648. Il sous-entend déjà le goût de Marie de Médicis pour les superstitions et pour l’astrologie, comme le souligne encore la suite du texte, au chapitre 10, translation publiée en ligne, texte 1372. On peut par ailleurs noter que le père Charles de Condren, de l’Oratoire, confesseur du duc d’Orléans, dont il est question au chapitre 6, translation publiée en ligne, texte 960, est l’auteur d’un Discours sur l’astrologie fait par le commandement de Monseigneur le cardinal de Richelieu et d’un Traité des équivoques faict aussy par le commandement dudict seigneur, parus dans les Discours et lettres du R. P. Charles de Condren, à Paris, en 1643 puis en 1648, voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 130. [↩]

Texte 957, années 1630, 1631, 1634, chapitre 4/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 4/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Entrée de la Reine mère du Roi au Conseil depuis la disgrâce de Monsieur le cardinal

Le 27e décembre [1630], la Reine vint au Conseil chez le Roi, où l’on résolut la liberté de Monsieur de Vendôme et l’éloignement de Madame du Fargis et d’autres personnes suspectes en la Maison de la Reine sa fille.

On résolut aussi demander au marquis de Mirabel que le Roi désirait qu’il vécût en France comme les ambassadeurs de France en Espagne et qu’il ne vînt plus au Louvre sans audience, et ne pensât plus avoir chez la Reine sa femme la libre entrée qu’il avait usurpée jusqu’à présent.

Continuer la lecture →

Texte 954, années 1630, 1631, 1634, chapitre 3/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 3/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Accommodement prétendu de la Reine mère avec Monsieur le Cardinal

Le cardinal de Bagne [sic, Bagni] a dit à Monsieur le Cardinal le 7e décembre 1630, lui témoignant comme il avait parlé à la Reine pour adoucir son esprit et la remettre en des termes modérés : que pourvu qu’on mît les Marillacs [sic, le garde des sceaux Michel de Marillac et le maréchal Louis de Marillac] en liberté, que le Roi lui promît ne consentir point sans elle le mariage de la princesse Marie [de Mantoue], qu’il l’assurât que les serviteurs de la Reine ne seraient point troublés en leur repos, que la princesse de Conti ne serait point chassée de la Cour et que Monsieur de Bellegarde ne serait point troublé en son gouvernement, elle voulait bien consentir de le voir [Richelieu] au Conseil qui se tiendrait chez le Roi, mais non pas chez elle, parce que ledit sieur Cardinal aurait trop de temps à être chez elle en attendant l’heure du Conseil, qu’on ne tiendrait pas toujours précisément dès lors que le Roi serait entré, ce qu’elle ne voulait pas pour l’aversion qu’elle avait contre lui et la peine que ce lui serait de le souffrir en un lieu qui lui appartenait.

Continuer la lecture →

Texte 953, années 1630, 1631, 1634, chapitre 2/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 2/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Plaintes de la Reine mère du Roi contre Madame de Combalet

Botru [Guillaume Bautru] a dit à Monsieur le cardinal avoir appris que la Reine disait des maux inimaginables [sic] de Madame de Combalet tant pour ses mœurs que pour sa naissance. Le monde jugera s’il y a lieu de blâmer ses mœurs et sa personne.

Le 27e décembre1, le cardinal de La Valette avertit le cardinal, comme l’ayant su de la Maison de la Reine régnante, que la Reine mère avait dit à la Reine sa fille : « l’humeur du Roi est-elle [sic] pas bien étrange, il soutient le cardinal et condamne sa nièce. Il a trouvé fort mauvais qu’elle se fût trouvée au sermon de Saint-Eustache, où j’étais, et a dit que c’était une impudente. »

<Il y> a que c’est Hautefort qui a dit au Roi que la Reine avait trouvé mauvais que Madame de Combalet eût été à Saint-Eustache lorsqu’elle y était. Le Roi m’a dit qu’il lui avait témoigné que Madame de Combalet avait tort2.

  1. Le texte publié en 1648 indique la date du 6 décembre. [↩]
  2. Le paragraphe est de la main de Pierre Cherré et ne figure pas dans l’édition de 1648. [↩]

Texte 952, années 1630, 1631, 1634, chapitre 1/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 1/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Plaintes de la Reine mère contre Monsieur le cardinal 

Elle a dit à Monsieur le premier Président [au parlement de Paris, Nicolas Lejay] que Monsieur le cardinal a écrit à Monsieur [le duc d’Orléans] que s’il voulait être mal avec elle, qu’il le servirait et lui donnerait tout contentement1.

Qu’il [Richelieu] a écrit ou fait écrire à Monsieur de Vendôme que c’était elle seule qui le retenait et que lui faisait tout ce qui lui était possible pour sa délivrance.

Qu’il avait mandé à Monsieur le Prince qu’elle était cause qu’il était hors d’auprès du Roi.

Qu’il avait mandé que tout ce qui avait été fait de mal pour les affaires étrangères était venu par elle et que tout le bien était de la part de lui. Exagérant son ingratitude, elle a dit qu’il y a plus d’un an qu’il lui a avoué avoir eu d’elle plus de 900 mille écus sans ses pensions.

Que pour avoir ôté le garde des sceaux [Michel de Marillac], cela n’est rien, mais l’avoir mené au lieu où il était, cela vient des violents conseils de Monsieur le cardinal et que l’exempt qui l’a mené, l’a mené avec violence à si grandes journées que la fièvre l’en avait pris et qu’il lui refusa fort rudement de séjourner en un village.

Continuer la lecture →

  1. L’assertion laisse entendre une manipulation par Marie de Médicis de son interlocuteur si l’information est exacte, ou une manipulation de la part de Richelieu si ce dernier prête à la souveraine un discours et une intention qu’elle n’a pas eus. La première hypothèse est probablement la bonne, les points suivant le confirment. Marie de Médicis et les littérateurs à son service seraient ainsi en partie à l’origine de la légende noire de Richelieu. Voir article Yann Rodier, « Hay du Châtelet et Matthieu de Morgues : deux stratèges de l’odieux pour une entrée en guerre polémique (1635) », dans Marie Bouhaïk-Gironès, Tatiana Debbagi Baranova et Nathalie Szczech (dir.), Usages et stratégies polémiques en Europe (XIVe – premier XVIIesiècles), Bruxelles, Bern, Berlin et alii, P.I.E. Peter Lang, 2016, p. 137-150. [↩]