Archives de catégorie : Translations Année 1634

Translations des textes issus de la correspondance et des papiers d’État de Richelieu datant de l’année 1634, après transcription des manuscrits originaux

Texte 1372, années 1630, 1632, 1634, chapitre 10/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 10/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions1.

Monsieur de Bullion dit à son retour de Paris le 9e décembre [1630] à Monsieur le Cardinal qu’on l’avait averti que la Reine consultait ou faisait consulter force prophètes, ainsi appelait-il certains astrologues et autres qui se mêlent de deviner.

Le 12e dudit mois, la Reine parla au Censuré, qui lui est produit par la Présidente de Verdun, qu’elle croit être grand prophète et lui donna un diamant de mille écus après qu’elle eut fait avec lui sa consultation.

<…> relatione <…> habet ex marnoti Burgundo2.

La Reine l’interrogea sur plusieurs choses dont la première fut sur ce que deviendrait le Cardinal. Elle lui demanda – ce qui est à noter – si le Cardinal n’avait point de charmes pour se faire aimer, s’il n’en avait point pour éviter les arquebusades, et s’il ne voyait point qu’il dût être blessé d’un coup d’hallebarde.

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  1. Voir aussi le chapitre 5, « Irréconciliation d’Elle [Marie de Médicis] avec Monsieur le Cardinal » [↩]
  2. Ces mots, de la main de Pierre Cherré, ne figurent pas dans l’édition de 1648. [↩]

Texte 1371, années 1630, 1632, 1634, chapitre 9/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 9/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Le cardinal de Bérulle

Le 9 ou 10e décembre [1630], Desroches écrivit à Monsieur le Cardinal ce qui s’ensuit, qui justifie que le cardinal de Bérulle favorisait l’Espagne, ainsi que le garde des sceaux et La Fargis, sa bonne amie1.

Monsieur Berger commence à improuver bien fort le procéder de Monsieur le cardinal de Bérulle et du garde des sceaux, et se plaint du dernier, quelque amitié qu’il m’ait avoué qu’il y eut entre eux.

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  1. Les lettres du prieur des Roches en date du 9 ou du 10 décembre 1630, n’ont pas été publiées par Pierre Grillon. Elles ont été adressées à Richelieu alors que celui-ci se trouve en Lorraine, en compagnie du Roi, dans le cadre de la campagne militaire engagée contre le duc Charles IV et dans le contexte de l’incarcération du maréchal de Marillac, ancien gouverneur de Verdun. [↩]

Texte 1205, année 1634, 10 janvier, le maréchal de La Force à Richelieu

Le maréchal de La Force à Richelieu, Saint-Avold, 10 janvier 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 14, f° 50-51. Original, de la main d’un secrétaire, sauf la signature et la formule finale autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le Trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome I, p. 152-153.

Voir aussi la réponse que le comte de Chavigny adresse le 18 janvier, au maréchal de La Force, au nom de Richelieu, retenu au parlement de Paris, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le Trésor pillé du Roi…, ouvrage cité, tome I, p. 199-200.

Monseigneur,

J’ai ci-devant mandé que trois petites villes appartenant au comte de Hanau, appelées Bouxwiller, Ingwiller et Neuwiller, avaient été attaquées par les garnisons d’Haguenau et de Saverne1, où il [le comte de Hanau-Lichtenberg] avait mené huit pièces. S’étant rencontré en même temps l’approche de l’armée du Roi de-deçà, ils avaient quitté. Et lesdites villes ayant recouru à moi pour les protéger, j’y envoyai le sieur de La Bloquerie, qui y mit à chacune une compagnie de son régiment. Ce voisinage a donné moyen audit sieur de La Bloquerie d’avoir des conférences avec des capitaines de Saverne et d’Haguenau, par le moyen desquels il a pu découvrir leur nécessité et le mécontentement des gens de guerre, ce que m’étant venu représenter, je lui donnai charge de ménager cela pour tâcher d’en tirer quelque fruit.

Il a porté les choses jusqu’à ce point qu’il m’envoya hier au soir son sergent-major pour m’avertir qu’ayant traité avec le comte de Salm par l’entremise d’un sien ami, il l’a trouvé fort désireux de mettre Haguenau et le château de Haut-Barr, contre Saverne, entre les mains du Roi. Et s’étant rencontré en même temps que Abelmodo, commandant les troupes suédoises, a fait sommer ledit Haguenau, cela leur a redoublé le désir de se remettre entre les bras de Sa Majesté, ne se trouvant pas en état de se pouvoir garantir, étant dénués de toute munition de guerre. 

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  1. Le gouverneur de Saverne n’est autre que le marquis de Ville, et celui d’Haguenau est le colonel Wolf Rudolf von Ossa. [↩]

Texte 1071, année 1634, 11 février, Jean Blanchard à Richelieu ou au comte de Chavigny

Jean Blanchard à Richelieu ou au comte de Chavigny, Alger, 11 février 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatique, centre de Nantes (CADN), coll. Correspondance Alger, vol. 1, fol. 63-64. Original sans suscription. Pour le classement : « 11 février 1634, Barbarie ». Le document a probablement été soustrait des papiers d’État de Richelieu, conservés dans leur immense majorité aux archives diplomatiques de La Courneuve, pour constituer le fondement de la collection relative au consulat de France à Alger. 

Le volume manuscrit contenant le document, microfilmé sous la cote 22PO/A/1, puis numérisé, est disponible en ligne, consulté le 30 mai 2025. L’inventaire de la collection indique que le destinataire de la lettre est Richelieu1. Il pourrait cependant s’agir du comte de Chavigny. 

Monseigneur,

Plaise à Votre Altesse donner audience à cette missive, laquelle n’est pour autre que pour vous supplier très humblement et tenir averti d’une autre [lettre que je] vous ai écrite sous le pli de Monseigneur d’Alincourt, où, en icelle, l’y avait autre jointe pour Sa Majesté, que, je crois, seront venues à vos mains et appris la teneur d’icelle, laquelle n’était que pour vous supplier très humblement faciliter la relation des Turcs qui sont détenus aux galères de Sadite Majesté, à celles fins que par iceux soient relassés [sic] cinq cents Français qui sont ici en dépôt, lesquels s’obligeront aller servir Sa Majesté en Canada pour, l’espace de quatre années, dresser habitations, défricher les terres, faire moulins et toute autre chose qui sera nécessaire, comme encore pourront faire ceux qui pourraient être rachetés par le Rédemption, n’ayant moyen de payer son rachat, où la plus grande partie d’iceux sont gens jeunes, lesquels se pourraient marier sur ledit pays et faire alliance avec lesdits sauvages et rendre la traite meilleure et plus assurée. Pour moi en mon particulier, je m’offre d’y aller, encore que je suis ici en qualité de consul, étant assuré que [je] n’y épargnerai.

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  1. Pascal Even, Papiers du consulat de France à Alger : inventaire analytique des volumes de correspondance du consulat de France à Alger (1585-1798), 22PO/A, sans lieu, Ministère des Affaires Étrangères / centre des archives diplomatiques de Nantes, 1988, p. 17. [↩]

Texte 1020, années 1630, 1631, 1634, chapitre 8/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 8/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien. Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

[Chapitre 8] Marillacs [sic, Michel de Marillac et Louis de Marillac]

Le Roi alla à Versailles le XIe novembre 16301, et le XIIe chassa le garde des sceaux, et l’envoya à Caen2.

Le 3e décembre 1630, Monsieur d’Angoulême dit à Monsieur le Cardinal que devant que le maréchal de Marillac partit pour aller à Lyon et de là en Italie, il l’avait sondé plusieurs fois, tâchant de l’aigrir contre ledit sieur cardinal sur ce que ledit sieur d’Angoulême et Monsieur le Cardinal avait eu quelque chose à démêler durant le siège de La Rochelle et qu’enfin il lui avait dit qu’il fallait prendre parti et se déclarer du côté de la Reine ou du Roi.

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  1. La fameuse journée des Dupes, dont on note qu’elle n’a, en réalité, dans ce Journal, qu’une très relative importance. [↩]
  2. Le paragraphe, en marge, de la main de Pierre Cherré, ne figure pas dans l’édition de 1648. [↩]

Texte 981, année 1634, 4 septembre, Antoine Le Camus à Richelieu

Antoine Le Camus à Richelieu, Narbonne, 4 septembre 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 342-343. Original dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome II, p. 183-184.

Voir aussi la dépêche que Robert Miron adresse le même jour à Richelieu, de Pézenas, translation publiée en ligne, texte 980.

Monseigneur,

J’ai prévenu votre intention touchant le ravitaillement du château de Leucate et autres places de la frontière, ayant fait moi-même voiturer dans Leucate les blés, poudres, mèches et autres choses nécessaires, connaissant bien qu’il mettrait plus volontiers des pistoles dans sa bourse que des munitions dans sa place, à laquelle il ne manquera dans deux jours autre chose sinon six-vingt toises de murailles de la fausse <braie> qui n’a jamais été achevée, ce qui rend la place beaucoup moins forte : je ferai ce qui me sera possible pour la faire réparer, mais c’est un ouvrage de longs jours.

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Texte 980, année 1634, 4 septembre, Robert Miron à Richelieu

Robert Miron à Richelieu, Pézenas, 4 septembre 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 340-341. Suscription au f° 341 v° : « à Monseigneur, Monseigneur le cardinal duc de Richelieu ». Original dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome II, p. 182-183. 

Voir aussi les textes 978, 979 et la lettre qu’Antoine Le Camus adresse le même jour à Richelieu, de Narbonne, translation publiée en ligne, texte 981.

Monseigneur,

Ensuite de l’avis du sieur de Nau, qui vous a porté une dépêche de notre part au sujet de l’amas de gens de guerre en cette frontière, nous avons eu une même pensée, Monsieur Le Camus et moi, pour la ville d’Agde et le fort de Brescou. Et quoique [nous] fussions éloignés l’un de l’autre, lui étant à la frontière et moi arrêté à Pézenas plus proche d’Agde, je m’y suis transporté en diligence et mené avec moi aucuns qui y ont eu ci-devant charge et commandement, comme mieux entendus et affectionnés au service du Roi. J’ai trouvé Monsieur l’évêque [Foulques de Barrez], le viguier, qui est un gentilhomme et en bonne estime, le juge et tous les consuls en très bonne volonté et délibéraient sur les ordres qu’ils avaient reçus dudit sieur Le Camus, où ils se trouvaient empêchés en ce qu’il leur était mandé de fournir ce qui serait nécessaire au sieur de Saint-Palais, qui est l’hôte dudit sieur Le Camus à Pézenas, pour s’aller établir au fort de Brescou, de quoi disant n’avoir pas le moyen ni congé d’imposer, ni emprunter, et d’ailleurs qu’ils s’offraient à ladite garde par un moyen suffisant. 

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Texte 979, année 1634, août, Robert Miron et Antoine Le Camus à Richelieu

Robert Miron et Antoine Le Camus à Richelieu, Pézenas, août 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 336-337. Original dont la transcription a été publiée par Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome II, p. 171. Suscription au f° 337 v° : « à Monseigneur, Monseigneur le cardinal ». 

Ce texte complète la dépêche que Robert Miron a adressée à Richelieu le 31 août 1634, translation publiée en ligne, texte 978. Voir aussi les textes 980 et 981.

Monseigneur,

Comme par le commandement du Roi, sous vos ordres et l’autorité de votre charge de grand maître, chef et surintendant de la marine et commerce de France, nous avons fait instance aux États de cette province pour la construction du port d’Agde et obtenu d’eux l’imposition de cinquante mille livres, nous avons cru vous devoir donner compte du progrès de l’affaire, comme, ensuite des devis et proclamations, nous avons fait bail et passé contrat au dernier moins disant, qui est un nommé Bonnefons, qui a réputation d’être entendu en cette matière, et l’avons trouvé bien cautionné. 

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Texte 978, année 1634, 31 août, Robert Miron à Richelieu

Robert Miron à Richelieu, Pézenas, 31 août 1634.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 335. Original dont la transcription a été publiée par Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris,  L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome II, p. 170-171.

Voir aussi les textes 979, 980 et 981 à venir.

Monseigneur,

Je joins ce mot à la dépêche que vous recevrez par ce courrier de Monsieur l’archevêque de Narbonne et de Monsieur Lecamus1, que nous avons été d’avis qu’il allât promptement à Leucate et autres lieux de la frontière, sur les bruits des approches des Espagnols qui croissent chacun jour et se trouvent véritables, lesdits sieurs travailler à faire munir les places, mais on a besoin de vos ordres, Monseigneur, selon que lesdits sieurs vous écrivent. Et je demeure ici comme au milieu de la province pour y contenir et affermir le peuple en devoir, et Vercors, aux Cévennes, et autres lieux que les bruits de guerre ont de coutume de noircir. Nous travaillerons en attendant vos ordres et servirons avec la même affection que nous avons toujours faite, et serai éternellement, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur,

R. Myron

De Pézenas, ce dernier août, à VI heures de matin, 1634

  1. La dépêche de Claude de Rebé et d’Antoine Le Camus n’est pas conservée avec celle-ci. [↩]

Texte 961, années 1630, 1631, 1634, chapitre 7/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 7/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 18 août 2026

Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69. Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Union des deux Reines [Marie de Médicis et Anne d’Autriche]

Le premier janvier 1631, le sieur de Nogent trouva les deux reines seules ensemble, qui s’entretenaient avec Vautier seul. Au bout de quelque temps, Vautier se retira.

Puis après avoir parlé de diverses choses, la Reine mère du Roi dit à Nogent qu’il y a de belles choses dans les Psaumes : je me console quand je lis qui seminat in lachrimis in exultatione metet1.

Elle lui dit encore, et les deux Reines se le disaient l’une à l’autre, que ce serait une belle chose s’il n’y avait point de conscience.

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  1. Paraphrase du psaume 126 verset V, Qui seminant in lacrimis in exultatione metent, “Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chants d’allégresse”. [↩]