Claude de Bullion et Claude Bouthillier à Richelieu, 29 mars 1633.
Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur
Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 116. Original autographe de Bullion, avec post-scriptum de la main de Claude Bouthillier, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 158-159.
Monseigneur,
Vous m’obligez trop de la faveur qu’il vous plait me témoigner de ce que, Dieu merci, ma santé est telle qu’elle me permettra de vous continuer ma très humble servitude. Monsieur Bouthillier et moi travaillons maintenant à l’Épargne et ne manquerons de nous rendre jeudi prochain avec Monsieur le garde des sceaux auprès de vous pour recevoir vos commandements.
J’ai envoyé, comme j’estime vous l’avoir écrit, Monsieur Rolland vers Monsieur Foucquet pour lui témoigner le commandement qu’il vous avait plu nous faire sur le sujet dudit sieur Fouquet. Nous l’avons envoyé quérir présentement pour lui dire ce qu’il vous plait nous commander sur l’office de Monsieur de Lamoignon1.
- François IV Fouquet a fait part à Richelieu de son souhait d’acquérir, pour son fils cadet, Nicolas, la charge de conseiller au parlement de Paris que résigne alors Chrétien de Lamoignon. Richelieu refuse d’accorder la charge, le frère aîné de Nicolas Fouquet, François V, étant déjà titulaire d’un office identique. [↩]
