Archives par étiquette : Artois

Blé (Louis Chalon du, marquis d’Uxelles)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Louis Chalon du Blé (1619-1658), marquis d’Uxelles (ou Huxelles), né le 25 décembre 1619, est le fils aîné de Jacques du Blé († mai 1629), marquis d’Uxelles, gouverneur de la ville et du château de Chalon-sur-Saône, et lieutenant général pour le Roi en Chalonnais (portion du gouvernement de Bourgogne), et de Claude Phélypeaux d’Herbault.

Par sa mère, il est le petit-fils de Raymond Phélypeaux d’Herbault, secrétaire d’État, et le neveu de Louis Phélypeaux d’Herbault, seigneur de La Vrillière.

À la mort de son père, au siège de Privas, vers le 20 mai 1629, alors qu’il n’a pas dix ans, sa mère sollicite en sa faveur la survivance du gouvernement des ville et château de Chalon et de la lieutenance au gouvernement du Chalonnais1. La marquise d’Uxelles obtient gain de cause en ce qui concerne le gouvernement de Chalon, mais le Roi est réticent en ce qui concerne la lieutenance, en raison de son âge2. Selon M. Pinard, il bénéficie cependant de lettres de provision pour le gouvernement de Chalon-sur-Saône et la lieutenance au gouvernement du Chalonnais données en sa faveur à Paris, le 25 novembre 16293.

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  1. Richelieu à la marquise d’Uxelles, camp de Privas, 2 juin 1629, translation publiée en ligne, texte 1348. [↩]
  2. Richelieu au cardinal de La Valette, 10 juin 1629, et Richelieu au duc de Bellegarde, 10 juillet 1629, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome III, p. 338-339 et p. 372-373. [↩]
  3. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 57. [↩]

Schulemberg (Jean de, comte de Montdejeu)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Jean de Schulemberg (v. 1598 – † mars 1671), comte de Montdejeu (Mont-de-Jeux), originaire des Ardennes, est le fils de Jean de Schulemberg, seigneur de Montdejeu, qui commandait une compagnie de chevau-légers au siège d’Amiens en 1597, et d’Anne d’Averhoult1.

Le comte de Montdejeu débute une brillante carrière militaire à seize ans, en Piémont, en 1614, comme cornette d’Henri de La Tour d’Auvergne, prince de Sedan,. Il conduit alors cinq cents cavaliers au secours de Verceil et se distingue comme le seul officier à entrer dans la place.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie lui offre en récompense un emblème (enseigne) de diamants.

Capitaine de chevau-légers en 1619, il est envoyé par le duc de Bouillon au Palatin Frédéric V, éphémère roi de Bohême, et participe à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620).

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  1. Père Anselme de Sainte-Marie et alii, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France… troisième édition, tome septième, Paris, par la Compagnie des Libraires associés, 1733, p. 589-590. [↩]

Texte 1296, année 1636, 24 octobre, Richelieu au maréchal de Brézé

Richelieu au maréchal de Brézé, Amiens, 24 octobre 1636.

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Original de la main de Pierre Cherré, au catalogue en ligne de la maison Ader, commissaires-priseurs à Paris, consulté le 13 mars 2026, pour la vente du 11 mars 2026, lot 596, estimé 500 – 700 €, adjugé 1319 €. En tête du document, d’une écriture différente : « lettre de Monsieur le Cardinal Duc de Richelieu ». 

Mon frère,

Monsieur le chevalier de Jalesne s’en allant vous trouver après s’être fort fort [sic] dignement acquitté de la charge que vous lui aviez donnée dans Calais, je vous fais cette lettre en sa recommandation. C’est un brave gentilhomme et duquel je me promets que vous recevrez beaucoup de contentement. En mon particulier, ce ne m’en sera pas peu lorsque les occasions me donneront lieu de vous donner de nouvelles preuves de l’affection avec laquelle je suis et serai toujours autant que vous le pouvez désirer, Monsieur, votre très affectionné frère et serviteur,

Le cardinal de Richelieu

D’Amiens, ce 24me octobre 1636

 

Bretel (Nicolas, seigneur de Grémonville)

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Nicolas Bretel (1606-1648), seigneur de Grémonville, est le fils aîné de Raoul Bretel, seigneur de Grémonville, dit « le président de Grémonville », et d’Isabeau Groulart1.

Après des études à Orléans (au collège des jésuites, puis à l’université), il est pourvu de la charge de conseiller au Grand Conseil en 16322.

Proche du comte de Chavigny, il devient intendant de justice, police et finances en Champagne et à l’armée de Picardie en 16403. Il détient également pourvu l’office de maître des requêtes de l’hôtel du Roi4.

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  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, seconde édition, tome III, Paris, chez la veuve Duchesne et chez l’auteur, 1771, p. 162-163. [↩]
  2. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VI, p. 720. [↩]
  3. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, p. 709 note et p. 720 ; tome VII, p. 257 et p. 264. [↩]
  4. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, tome VI, p. 744. [↩]

Quincey (Joachim de)

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Joachim de Quincey († 1659), comte de Quincey1, embrasse la carrière des armes et prend part à la bataille de la Montagne Blanche, non loin de Prague, le 8 novembre 1620.

En 1621, il se trouve au siège de Saint-Jean d’Angély (mai)2 et au siège de Montauban à l’automne ; puis, en 1622, au combat de l’île de Ré et au siège de Royan (mai)3. Le 20 août suivant, Joachim de Quincey est fait cornette de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy4, puis il prend part au siège de Montpellier.

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  1. ou Quincé, aujourd’hui à La Baroche-sous-Lucé, départements de l’Orne, au sud-est de Domfront, à la limite de la Mayenne ; « Quinci » dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 488. [↩]
  2. Edme-Jacques Genet (éd.), Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de de la Gazette de France depuis son commencement en 1631…, Paris, imprimerie de la Gazette de France, 3 volumes, 1766-1768, tome troisième, p. 177. [↩]
  3. Voir la notice biographique que lui consacre M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 59-61. [↩]
  4. Bertrand Thierry des Épesses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 161. [↩]

Ligne (Claude-Lamoral de, prince de Ligne, marquis de Roubaix)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droit d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Claude-Lamoral de Ligne (1618-1679), marquis de Roubaix, prince de Ligne, d’Amblize et du Saint Empire après son frère aîné, est le fils cadet de Florent de Ligne (1588-1622), marquis de Roubaix, prince du Saint Empire et d’Ablize, en Hainaut, et de Louise de Lorraine-Chaligny (1594-1667), sœur de l’évêque de Verdun, François de Lorraine-Chaligny.

Il est aussi le petit-fils de Lamoral de Ligne, comte puis prince de Ligne, et d’Anne-Marie de Melun († 1634). Il hérite des titres de son frère aîné, Albert-Henri de Ligne, à la mort de celui-ci, en 1641.

Claude-Lamoral de Ligne débute sa carrière militaire en 1635, dans les rangs de l’armée espagnole, sous les ordres du comte Jean de Nassau-Siegen, général de la cavalerie du roi Philippe IV aux Pays-Bas, époux de sa tante paternelle, Ernestine de Ligne.

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Texte 1240, année 1633, début janvier, le marquis de Brézé à Claude Bouthillier

Urbain de Maillé, marquis de Brézé, à Claude Bouthillier, début janvier 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France 807, f° 5-8. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 71-74.

Monsieur,

À l’ouverture de la très longue lettre dont il vous a plu m’honorer, j’ai admiré votre bonté de vous être voulu donner tant de peine pour moi dans l’accablement ordinaire des affaires, et qui a encore redoublé par l’arrivée de Monseigneur le cardinal. Mais quand je l’ai lue et relue, je suis resté dans un si grand étonnement d’y remarquer tant de soins paternels, de véritables et fidèles avis, et si pleins de cordialité, que je vous avoue que je n’en suis pas remis, et vous demande pardon si la confusion dans laquelle j’en suis encore ne me permet pas de vous répondre avec ordre. Je le ferai néanmoins par articles, et le plus succinctement que je pourrai de peur d’ajouter à la peine que vous avez eue de faire une longue lettre celle d’en lire une qui n’aurait rapport à la vôtre que par sa longueur. Je vous dirai donc, Monsieur, que dans la lettre que vous avez pris la peine de donner à M. le cardinal, il y avait bien d’autres choses que des compliments. Mais je remets à vous en faire savoir le contenu à notre première vue.

Pour ce qui est des quatre petits vaisseaux, il ne m’en peut venir avantage aucun que celui de le servir plus utilement. Mais si ce n’est pas son opinion, j’y renonce de tout mon cœur, aussi bien qu’à la vice-amirauté, à laquelle je ne pense déjà plus et de laquelle je ne parlerai jamais, si ce n’est que vous le jugiez à propos pour réparer que j’aurais pu gâter en vous suppliant d’en faire l’ouverture.

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La Rivière (Claude de, baron de La Rivière)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Lieutenant pour le Roi au gouvernement de Calais en 16271, Monsieur de La Rivière a également été pourvu du gouvernement du fort Nieulay. Il fait part au marquis de Brézé de son souhait de se démettre, au profit de ce dernier, de cette charge à la fin de l’année 1632 ou au début 1633, mais l’intéressé décline l’offre2. Au début du mois de septembre 1635, Richelieu et Louis XIII envisagent eux-mêmes le remplacement du sieur de La Rivière au gouvernement du fort Nieulay contre dédommagement3. Il est rappelé à la Cour, tandis que son frère reste sur place4. 

Il s’agit peut-être de Claude de La Rivière, baron de La Rivière, colonel d’infanterie, fils aîné d’Hubert de La Rivière, vicomte de Tonnerre et de Quincy, gouverneur d’Auxerre, et de Madeleine de La Rivière. Il a épousé, en premières noces, en 1612, Gilberte de Chabannes, puis, en secondes noces, en 1623, Catherine de Roucy.

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  1. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France,tome VIII, p. 38. [↩]
  2. Urbain de Maillé-Brézé à Claude Bouthillier, début janvier 1633, translation à venir en ligne texte 1240. [↩]
  3. Richelieu à Claude Bouthillier, Rueil, 5 septembre 1635, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ouvrage cité, tome V, p. 179-184, voir p. 184. [↩]
  4. Richelieu à François Sublet de Noyers, 15 septembre 1635, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ouvrage cité, tome V, p. 228-230. [↩]

Lambert (Jean II de, marquis de Saint-Bris)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Jean II de Lambert (1586-1665) , marquis de Saint-Bris1, baron de Chitry, est le fils de Jean Ier de Lambert et de Marguerite Robinet de La Serve. 

Élevé page d’Henri IV, il débute sa carrière militaire en servant le prince d’Orange, Maurice de Nassau2. 

De retour en France, il intègre, vers 1620, le régiment de Piémont où il sert avec le grade de capitaine puis de lieutenant-colonel3.

Le régiment de Piémont ayant été affectée à l’armée de Guyenne en 1621, Jean de Lambert prend part la même année aux sièges de Saint-Jean d’Angély, de Clairac, de Montauban et de Monheurt. En 1622, il contribue à la prise, par l’armée royale des places de Royan et de Nègrepelisse4, puis participe au siège de La Rochelle en 1627-1628.

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  1. Saint-Bris-le-Vineux, en Bourgogne, auj. département de l’Yonne. [↩]
  2. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, 2ème édition, Paris, chez la veuve Duchesne pour les tomes I à V, puis chez Antoine Boudet pour les tomes VI à XII, 1770-1786, 12 volumes, voir au tome VIII, p. 388-389. [↩]
  3. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, voir la notice biographique de Jean de Lambert au tome IV, p. 39-41. [↩]
  4. M. Pinard, ibidem. [↩]

Le Loup (Claude, baron de Bellenave)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Claude Le Loup, baron de Bellenave, est le fils de Blain Le Loup et de Charlotte de Bellenave. Il sert d’abord comme lieutenant et capitaine d’un vieux corps. En 1633, il combat en Lorraine sous les ordres du maréchal de La Force. Début novembre, dans le contexte de la signature, le 20 septembre, du traité de Charmes imposé par Louis XIII au duc Charles IV, Richelieu donne ordre de déplacer à Liverdun huit de ses compagnies qui se trouvaient à Metz1.

Selon M. Pinard, c’est par commission du 3 juillet 1634, qu’il lève un régiment d’infanterie à son nom et prend part, à sa tête, au siège de La Mothe, ainsi qu’aux combats qui se déroule à Heidelberg et à Philippsbourg. Ses contingents se trouvent à cette époque sur les mêmes terrains d’affrontement que ceux du baron de Navailles.

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  1. Richelieu à Louis XIII, Sézanne, 5 novembre 1633, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome IV, p. 495-496. Richelieu écrit le même jour au maréchal de La Force de donner ordre au baron de Bellenave et à ses capitaines de passer leurs compagnies à cent hommes et de ne pas y utiliser de Lorrains, ibidem, p. 781. [↩]