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Saint-Fargeux (Monsieur de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Probablement de naissance huguenote, Monsieur de Saint-Fargeux (ou Saint-Fargeu) exerce les fonctions de lieutenant du roi à Moyenvic en 1632 et 16331.

Vers le mois de décembre 1632, il informe Richelieu d’un projet d’assassinat fomenté à son encontre par la princesse de Phalsbourg et par Puylaurens, favori du duc d’Orléans, projet par ailleurs dénoncé au marquis de Châteauneuf par la comtesse de Berlaymont2.

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  1. Voir la lettre que la marquise de Feuquières adresse à Léon Bouthillier, le 24 mars 1633, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 152, translation à venir en ligne, texte 1352. [↩]
  2. Ces informations sont données par Richelieu, dans son Journal…, dans sa version primitive de 1634, conservée à la Bibliothèque nationale de France, collection Baluze, vol. 145, fol. 103. Il est à noter que le chapitre du Journal de Richelieu où figure la mention n’a pas été publié dans la version du texte imprimé en 1648. La comtesse de Berlaymont est née Marguerite de Lalaing, elle est la belle-mère du comte Louis d’Egmont. [↩]

Texte 1347, année 1633, 23 mars, Michel Charpentier à Richelieu

Michel Charpentier à Richelieu, Metz, 23 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 31. Original autographe dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 150.

Voir la pièce 1339.

Monseigneur,

Après avoir attendu un mois entier, je reçus samedi dernier dix-neuvième de ce mois les [lettres] patentes du Roi du sixième de ce même mois, avec celle que vous, Monseigneur, m’avez fait l’honneur de m’écrire, et, à l’instant, en ayant donné avis à M. d’Houdancourt et à M. de Monmar, ils ont donné un si bon ordre que le prisonnier [Gabriel Lavenard] fut emmené de Marsal en prisons de cette ville au lundi en suivant et au lendemain le procès fut jugé suivant l’arrêt ci-joint, qui fut exécuté au même jour. 

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Clerbourg (Monsieur de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Monsieur de Clerbourg est un proche de Nicolas Brulart de Genlis, seigneur du Boulay, lieutenant du roi à Toul au début des années 1630. Au début de l’année 1633, alors qu’il enquête sur les menées de François d’Alpheston, qui achemine à Bruxelles des dépêches du duc de Lorraine et de proches du duc d’Orléans, il est blessé par le porteur des courriers à Void-Vacon1.

Il succombe aux coups reçus de François d’Alpheston accusé de son assassinat2. 

Un différend territorial opposant, Monsieur du Boulay, au nom de son épouse, Madeleine Cerisiers (qui était veuve de Pierre Brulart, seigneur de Vaux), au duc Charles IV de Lorraine, pourrait, en partie, également expliquer l’élimination du sieur de Clerbourg.

Texte 1322,

  1. Voir le texte 1322. [↩]
  2. Voir le courrier que M. du Boulay adresse à Léon Bouthillier, de Toul, le 22 janvier 1634, conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 14, f°112-113, publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, t. 1, p. 208-209. [↩]

Texte 1297, année 1635, 4 septembre, le duc d’Halluin à Denis Charpentier

Le duc d’Halluin à Denis Charpentier, Béziers, 4 septembre 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, vol. 340, f° 45. Original autographe. Suscription au f° 45 v° : « à Monsieur, Monsieur Charpentier, conseiller du Roi en ses Conseils et secrétaire de Monseigneur le Cardinal ». Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu. 

Voir le texte 1291.

Monsieur,

J’ai reçu la lettre de Monseigneur le Cardinal du 22me août et lui réponds par celle que j’ai l’honneur de lui écrire sur ce sujet. Je ne perdrai point de temps à m’instruire de ce qu’il me commande, au moins cela sera-t-il ponctuel et assuré, et il se pourra confier [sic] en ce que lui manderai en cela. Il n’y va que de huit jours de plus ou du moins.

J’ai encore eu des nouvelles de cet homme qui a cette misérable résolution d’entreprendre sur Son Éminence. J’enverrai à Paris le prendre quand il sera temps. Et comme je vous ai déjà mandé, je le saurai à point nommé de celui qu’il a pris pour son complice. C’est pourquoi j’ai l’esprit en repos de ce côté. Je vous laisse à penser si je veillerai à cela et de quelle importance cela nous est à tous aussi bien qu’à la France.

Je vous supplie de me mander si l’on lui parle ou écrit de ces choses-là, et de croire que je suis avec mille obligations, Monsieur, votre bien humble et obligé serviteur,

Schonberg

Béziers, ce 4me septembre 1635

Texte 1291, année 1635, 7 août, le duc d’Halluin à Denis Charpentier

Le duc d’Halluin à Denis Charpentier, Béziers, 7 août 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, vol. 340, f° 43-44. Original autographe. Suscription au f° 44 v° : « à Monsieur, Monsieur Charpentier, conseiller du Roi en ses Conseils et secrétaire de Monseigneur le Cardinal ». Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu.

Voir aussi le texte 1297.

Monsieur,

Les peines que je prends la liberté de vous donner sont doublement fâcheuses puisqu’elles ne finissent jamais et que je suis obligé à continuer mes importunités et mes supplications de faire voir à Monseigneur le mémoire ci-joint, où il y a force nouvelles d’Espagne, et fort assurées. 

J’en ai une autre à vous découvrir de plus grande importance, qui est que le même homme flamand dont je donnai avis l’année passée, qui voulait entreprendre sur la personne du Roi et de Monseigneur le Cardinal, est encore en ce dessein, particulièrement pour la personne de Monseigneur qu’il dit venir à Paris plus souvent que le Roi, et que ne pouvant exécuter qu’une des deux actions, il vaut mieux que ce soit contre Son Éminence, puisqu’aussi bien il dit que quand il serait venu à bout de son malheureux dessein contre le Roi, la France ne manquerait pas de rois, mais qu’il n’y a qu’un cardinal au monde. 

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Texte 1138, année 1632, 11 novembre, Louis Testu à Richelieu

Louis Testu à Richelieu, Paris, 11 novembre 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 251. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 471.

Monseigneur,

Le sieur de Tournabon1 est ici de retour de Bruxelles, lequel a rapporté tous les discours qui s’y sont passés sur le sujet de la prise de ces gens qui ont voulu enlever Mme votre nièce, et particulièrement, ceux qui a tenu ce diable de Chantelouve, que je nommerai ainsi plutôt que « père », dont la prise de son neveu les touche plus que tout, et particulièrement la Reine, car ledit Chantelou dit qu’il ne s’en soucie pas dans faire une victime pour elle, et ont créance que c’est Besançon qui a découvert l’affaire, ce qui leur a donné sujet de renvoyer ici ledit Tournabon ((Les passages soulignés dans le texte le sont sur le manuscrit.)), dont le sieur des Roches s’est chargé de vous en écrire tout le particulier.

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  1. Voir le texte 1133. [↩]

Texte 1136, année 1632, 2 novembre, Louis de Meaux à Richelieu

Louis de Meaux à Richelieu, Assis-sur-Serre, 2 novembre 1632.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 805, fos 124-126. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 469-470.

Monseigneur,

J’ai reçu une lettre de M. le commandeur de Valençay pour donner à M. le commandeur de La Porte. Celui qui me l’a rendue m’a dit qu’elle a été écrite devant la Reine mère par Le Sec, et que lui l’a seulement copiée ((Les passages soulignés du texte le sont sur l’original manuscrit.)), qu’il s’est offert de l’écrire, afin d’avoir lieu de me faire savoir de ses nouvelles et de me mander comme plusieurs personnes lui ont parlé de votre part, Monseigneur, et depuis peu M. de Stissac [sic, Estissac], avant que partir de Bruxelles, lui dit :

– Commandeur, veux-tu être cardinalisque ?

Et le regarda assez de temps sans répondre, puis lui dit : Vous êtes donc cardinal ?

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Texte 1067, année 1632, 10 septembre, Louis Testu à Richelieu

Louis Testu à Richelieu, Paris, 10 septembre 1632.

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Mise à jour du 9 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 37. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 430.

Monseigneur,

Je vous ai écrit par ma dernière ce que j’avais fait sur le sujet du discours du père Dolé tenu à Mme de Combalet, et combien que je crois que le premier discours ne vous ait guère tenu en l’esprit par le jugement que vous y aurais pu faire. J’ai pensé, néanmoins, que j’étais encore obligé à vous mander ce que j’ai pu apprendre encore depuis, par Bonnefoy, qui a vérifié le tout, et qu’il m’a dit que la chose, je veux la chose encore inventée par Oger, vous en ordonnerai ce qu’il vous plaira là-dessus, Monseigneur. 

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Bonnefoy (le sieur)

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Le sieur Bonnefoy est l’auxiliaire de Louis Testu. Sous l’autorité de ce dernier, il enquête, en janvier 1632, sur un projet d’attentat dénoncé par Michel de Clausel au père Matthieu Dolé, et visant Louis XIII, le prince de Condé et Richelieu1, puis, en septembre, sur un second projet d’attentat révélé par le père Matthieu Dolé et visant cette fois Madame de Combalet2.

Textes 1067, 1132, 1133, 

  1. Le procès-verbal de l’enquête menée par Bonnefoy est conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 902, fol. 24-25. [↩]
  2. Voir le courrier que Louis Testu adresse à Richelieu, de Paris, le 10 septembre 1632, translation publiée en ligne, texte 1067, et le courrier que Louis Testu adresse à Richelieu, de Paris, le 25 octobre 1632, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 467-468, translation publiée en ligne, texte 1133. [↩]

Texte 1052, année 1632, 5 septembre, Louis Testu à Richelieu

Louis Testu à Richelieu, Paris, 5 septembre 1632.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 11. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 423-424.

Monseigneur,

Je commencerai cette lettre pour vous dire que le père Dolé et son suffragant Oger, voyant que le sieur des Roches n’était point en cette ville, et connaissant que je savais toutes leurs pratiques et menées, ils se sont adressés à Mme de Combalet, à laquelle ils ont fait dire tous les anciens avis qu’ils ont déjà donnés comme nouveaux, et en ont ajouté un qu’elle m’a fait l’honneur de me dire, qui serait très important s’il était véritable, qui est qu’il lui *** six soldats dans vos gardes, pensionnaires de Monsieur [le duc d’Orléans], qui doivent attenter sur votre personne. Mais ils n’en nomment pas un, et en désignent seulement un petit blond assez grossier. Je lui ai dit qu’il fallait qu’elle les pressât, et qu’elle les fit davantage expliquer, à quoi je travaillerai de mon côté, quoique je crois la chose inventée. Mais elle est de telle importance qu’il me semble, Monseigneur, que si ledit Oger, qui est celui qui l’a dit, en demeure dans cet avis si vague, et qu’il n’en dit pas davantage, qu’il serait à propos de l’arrêter, car, tout ainsi qu’il mériterait très grande récompense, si la chose était vraie, il me semble que, ne l’éclaircissant pas et donnant de la peine et nul moyen pour en savoir la vérité, qu’il faut tâcher de l’apprendre par toute sorte de moyens, j’attendrai sur ce vos commandements. Madite dame de Combalet m’a dit qu’elle vous en écrirait aussi, mais qu’elle me chargeait de la faire.

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