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Schulemberg (Jean de, comte de Montdejeu)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Jean de Schulemberg (v. 1598 – † mars 1671), comte de Montdejeu (Mont-de-Jeux), originaire des Ardennes, est le fils de Jean de Schulemberg, seigneur de Montdejeu, qui commandait une compagnie de chevau-légers au siège d’Amiens en 1597, et d’Anne d’Averhoult1.

Le comte de Montdejeu débute une brillante carrière militaire à seize ans, en Piémont, en 1614, comme cornette d’Henri de La Tour d’Auvergne, prince de Sedan,. Il conduit alors cinq cents cavaliers au secours de Verceil et se distingue comme le seul officier à entrer dans la place.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie lui offre en récompense un emblème (enseigne) de diamants.

Capitaine de chevau-légers en 1619, il est envoyé par le duc de Bouillon au Palatin Frédéric V, éphémère roi de Bohême, et participe à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620).

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  1. Père Anselme de Sainte-Marie et alii, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France… troisième édition, tome septième, Paris, par la Compagnie des Libraires associés, 1733, p. 589-590. [↩]

Texte 1249, année 1633, 31 janvier, les surintendants des finances à Richelieu

Claude de Bullion et Claude Bouthillier, surintendants des finances, à Richelieu, Paris, 31 janvier 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 13. Original autographe, de la main de Claude de Bullion, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 88-90.

Monseigneur,

Hier au soir, Monsieur le Prince nous est venu trouver pour entendre de nous les volontés du Roi sur l’ordre qu’il lui plaira donner au fait de la succession de M. de Montmorency. Nous lui avons dit que l’intention du Roi était de nous commander ses volontés, mais que nous n’avions encore l’ordre. C’est pourquoi nous vous dépêchons afin qu’il vous plaise nous commander votre volonté et que sachions ce qu’auront à traiter avec M. le Prince et ses cohéritiers1. J’estime que Madame la Princesse vous va voir. Je vous entretiendrai de quelques particularités lorsque j’aurai l’honneur d’être auprès de vous. 

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  1. Le prince de Condé a, en effet, épousé la sœur du duc de Montmorency, Charlotte-Marguerite, et règle, pour son épouse, la succession du défunt, condamné à mort par le parlement de Toulouse et exécuté le 30 octobre 1632. Les cohéritiers auxquels il est fait allusion ici sont le duc d’Angoulême, comme époux de leur demi-sœur, Charlotte de Montmorency, ainsi que leur autre demi-sœur, Marguerite de Montmorency, veuve d’Anne de Lévis, duc de Ventadour, ou par substitution leur fils, Charles de Lévis, duc de Ventadour. [↩]

Quincey (Joachim de)

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Joachim de Quincey († 1659), comte de Quincey1, embrasse la carrière des armes et prend part à la bataille de la Montagne Blanche, non loin de Prague, le 8 novembre 1620.

En 1621, il se trouve au siège de Saint-Jean d’Angély (mai)2 et au siège de Montauban à l’automne ; puis, en 1622, au combat de l’île de Ré et au siège de Royan (mai)3. Le 20 août suivant, Joachim de Quincey est fait cornette de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy4, puis il prend part au siège de Montpellier.

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  1. ou Quincé, aujourd’hui à La Baroche-sous-Lucé, départements de l’Orne, au sud-est de Domfront, à la limite de la Mayenne ; « Quinci » dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 488. [↩]
  2. Edme-Jacques Genet (éd.), Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de de la Gazette de France depuis son commencement en 1631…, Paris, imprimerie de la Gazette de France, 3 volumes, 1766-1768, tome troisième, p. 177. [↩]
  3. Voir la notice biographique que lui consacre M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 59-61. [↩]
  4. Bertrand Thierry des Épesses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 161. [↩]

Essars (Charles des, seigneur de Meigneux)

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Charles II des Essars, seigneur de Meigneux (ou Migneux), de Colerette, du Mesnil-Huchon, de Choqueuse, est le fils de Charles des Essars, seigneur de Meigneux, et de Jeanne de Joigny. 

Il obtient le gouvernement de Montreuil en survivance de son père, mais est contraint de le céder au comte Charles de Lannoy (1619)1. 

Il participe aux sièges de Saint-Jean-d’Angély, de Royan, de Montauban, de Montpellier, de Bergerac, de Saint-Antonin et de La Rochelle. Il sert encore au Pas-de-Suze et à Casal, sous les ordres du maréchal de Toiras. 

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  1. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat (dir.), Mémoires de Fontenay-Mareuil, Paris, Didier et Cie, 1857, p. 14, Nouvelle collection des mémoires relatifs à l’histoire de France. [↩]

Barton (François, vicomte de Montbas)

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Mise à jour du 9 juin 2026

François Barton (ou Barthon) (1614-1653), vicomte de Montbas (près de Bellac), est le fils aîné de Pierre IV Barton, vicomte de Montbas, et de Jacqueline (ou Jacquette) Bonnin de Messignac-Montmart. Il est le frère de Jean Barton de Montbas, dit « Monsieur de Bret », qui embrasse également la carrière des armes et passe au service des Provinces-Unies après avoir épousé Cornélie Grotius, fille d’Hugo Grotius ; de Pierre V et Sébastien Barton de Montbas, chevaliers de l’ordre de Malte ; de François Barton de Montbas, son homonyme, diplomate au service de Mazarin, l’un des négociateurs du traité de Münster ; et de Jean-François Barton de Montbas, baron de Montbas, né en 1636, mémorialiste.

Élevé page de Richelieu, François Barton de Montbas l’aîné est chargé, à la fin de l’année 1632, de porter au cardinal-ministre les dépêches préparées par le comte d’Argenson à Limoges1.

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  1. Voir le comte d’Argenson à Richelieu, Limoges, 13 décembre 1632, translation publiée en ligne, texte 1158. [↩]

Barton (Pierre IV, vicomte de Montbas)

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Pierre IV Barton (ou Barthon), vicomte de Montbas, est le fils de François Barton, vicomte de Montbas (près de Bellac), et de Diane de Bonneval.

Vers 1620, il lève une compagnie de cavalerie composée de cinquante « mestres »1.

Le vicomte de Montbas est ensuite pourvu d’une charge de « Grand-maître enquêteur et général réformateur des eaux et forêts de France »2 en Normandie.

Il cède de bonne heure sa compagnie de cavalerie à son fils aîné, François.

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  1. vicomte de Montbas (pub.), Baron [Jean-François] de Montbas : au service du Roi, mémoires inédits d’un officier de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1926, p. V. [↩]
  2. Ibidem. [↩]

Anthonis (Philippe, seigneur de Rocquemont)

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Philippe Anthonis, seigneur de Rocquemont (ou Roquemont), est le fils de Charles II Anthonis, seigneur de Bavron et de Pevreux, gouverneur de Laval, et de Marguerite de Sarcarlarre (selon Louis Moréri et le père Anselme de Sainte-Marie) ou Parcarlarre (selon François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois).

Page du Roi dans la Petite écurie, il devient cornette des chevau-légers de la garde du Roi.

Il est pourvu de la charge de grand louvetier de France en 1629, après Claude de Rouvroy de Saint-Simon, et s’en démet en 1636, ce dernier en est à nouveau le possesseur jusqu’en 1643.

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Texte 1129, année 1632, 19 octobre, le prince de Condé à Richelieu

Le prince de Condé à Richelieu, Dijon, 19 octobre 1632.

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Archives du Musée Condé, Chantilly, Série M, t. III, f° 488-489. Copie. Le texte original a été publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 463-464.

Monsieur,

J’ai cru de mon devoir de dépêcher ce gentilhomme au Roi pour lui témoigner ma joie de l’heureux succès de ses affaires, réussies par le miracle de son bonheur, sagesse et courage, et par les conseils de votre conduite et prudence plus qu’humaine, car j’ose dire que tout ce qui se voit au dehors soit admirable. Néanmoins, si l’on savait le secret des effets que vous faites connaître dans le temps et dans les actions qui suivent votre première connaissance, l’on demeurerait avec étonnement de voir un esprit si pénétrant que le vôtre, une intention si droite au bien public et une exécution si courageuse. Je ne puis m’en taire, et vous honorant de tout mon cœur comme je fais, je ne saurais m’empêcher de vous faire paraître par ces lignes la part que je prends à votre contentement. 

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Haraucourt (Henri de, marquis de Haraucourt de Chemblay)

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Henri de Haraucourt, dit « le marquis de Haraucourt de Chemblay », est le fils de Charles de Haraucourt († 1621), baron de Chamblay (ou Chemblay), grand-maître de l’artillerie de Lorraine, et de Gabrielle d’Ardres. Il est le neveu de Ferry de Haraucourt, baron de Chamblay, qui a choisi de servir le roi de France.

Il exerce les fonctions de sous-lieutenant de la première compagnie de chevau-légers de la garde du duc Charles IV de Lorraine.

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Le Charron (Antoine, baron de Dormelles)

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Antoine Le Charron (ou Le Charon) (1587-1653), baron de Dormelles (ou d’Ormeilles), est le deuxième fils de Pierre Le Charron (1557-1626), « seigneur de Saint-Ange, d’Ormeilles, et de Blanchefort »1, trésorier de l’extraordinaire des guerres et de la cavalerie légère du Roi, et de Marguerite Sauvat2.

Il est le frère de Pierre Le Charron, conseiller au parlement de Paris en 1608 ; de François Le Charron, baron de Saint-Ange, trésorier général de la cavalerie légère, trésorier général de l’extraordinaire des guerres en 1622, et de Claude Le Charron, seigneur de Villemaréchal, conseiller au parlement de Paris en 1615 puis maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du Roi en 1624. La fratrie compte également plusieurs filles : Françoise Le Charron, abbesse de Pentemont (ou Panthemont) ; Marguerite Le Charron qui épouse Jean Bochart († 1647), seigneur de Noroy, de Champigny et de Bouconville ; Élisabeth Le Charron,, qui épouse d’abord Guillaume Le Bourgeois, baron d’Origny, seigneur de Crépy, maître de camp d’un régiment d’infanterie et gouverneur de Semur, puis, en secondes noces, selon La Chesnaye-Desbois et Badier, Érard du Châtelet ; Colombe Le Charron († 21 janvier 1681 à 78 ans), qui épouse César de Choiseul, maréchal de France, première dame d’honneur de la duchesse d’Orléans.

Cornette de la compagnie de chevau-légers de Marie de Médicis en 1626, il accède à la charge de gentilhomme de la Chambre du Roi. Il devient gouverneur de Montereau-Fault-Yonne en 1630.

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  1. Pierre Roques, Supplément au dictionnaire historique, géographique, généalogique etc. des éditions de Basle de 1722 et 1733…, tome second, Bâle, chez la veuve de Jean Christ. 1745, p. 258. [↩]
  2. Françoise Bayard, Le monde des financiers au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, 1988, p. 443. [↩]