Archives par étiquette : courtoisie

Texte 1359, année 1633, 29 mars, Robert de Lamont à Louis XIII

Robert de Lamont à Louis XIII, Angoulême, 29 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 807, f° 117. Original autographe.

Voir aussi le texte 1360.

Sire,

Le bien et l’honneur qu’il a plu à Votre Majesté me donner surpassent par trop mon mérite, dont je suis obligé tous les jours de ma vie de lui en rendre grâces très humbles. Mais comme il m’est impossible de trouver paroles qui puissent à beaucoup près exprimer la gratitude que je lui rends en mon âme, je m’efforcerai de faire par mes très humbles et très fidèles services ce que je ne puis effectuer à présent par mes lettres. Je rends raison à Monseigneur le cardinal de ce qui se fait en ce lieu pour le service de Votre Majesté, et continuerai la vigilance, le soin et la fidélité à laquelle je suis plus obligé que tout autre et rendrai tous les jours mes vœux à Dieu par l’augmentation de la prospérité, victoires, gloire et triomphe de Votre Majesté. Je suis, Sire, votre très humble, très obéissant et très fidèle sujet et serviteur,

Lamont

Au château d’Angoulême, ce 29 mars 1633

Texte 1337, année 1642, 28 mars, Madame ou Mademoiselle de La Croix à Richelieu

Madame ou Mademoiselle de La Croix à Richelieu, 28 mars 1642.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 2 septembre 2026

Original autographe au catalogue en ligne de la Maison Ader, commissaires-priseurs à Paris, vente du 21 mai 2026, document joint au lot 312.

Le texte s’insère dans le contexte de la campagne militaire menée en Languedoc au printemps 1642. Richelieu, malade, est arrivé à Narbonne vers le 19 mars1. L’auteur de la lettre assure Richelieu des bonnes dispositions de “Madame la duchesse” sans qu’il soit cependant possible d’identifier celle-ci de manière certaine. La référence pourrait se rapporter à la duchesse de Montmorency, mais aucune certitude ne permet de l’établir. De même l’identité de la signataire reste-t-elle incertaine. 

Monseigneur,

Je croirais manquer à ce que je dois à Votre Éminence si je ne lui faisais savoir de quelle sorte Madame la duchesse2 se porte dans les choses que vous désirez d’elle. Elle a si bien pris votre lettre et est tellement résolue de suivre les conseils que vous lui donnez, que je crois, Monseigneur, que vous n’aurez à l’avenir que toute satisfaction d’elle, ayant plus que jamais un désir de vous plaire, et moi, Monseigneur, de vous rendre, et à Son Altesse, tous les très humble service et l’obéissance que vous doit, Monseigneur, votre très humble et très obéissante et très fidèle servante,

La Croix

Ce 28me mars 1642

  1. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VI, p. 901. [↩]
  2. Il s’agit peut-être de la duchesse de Montmorency. [↩]

Texte 1335, année 1633, 20 mars, le duc de Ventadour à Richelieu

Le duc de Ventadour à Richelieu, La Voulte-sur-Rhône, 20 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 25. Original autographe dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 141-142.

Monsieur,

Je n’ai jamais eu qu’une obéissance aveugle aux volontés du Roi qui ne m’ont pas été sitôt connues par ce que vous a plu en dire à Monsieur le Prince que je ne ferai jamais difficulté d’obéi [sic] à vos commandements. C’est un honneur et un bien que je tiens de vous, Monsieur. Je vous supplie très humblement de considérer que ma charge est tout ce que j’ai, me soumettant à tout ce qu’il vous plaira de m’ordonner, et recevrai avec respect tout ce qui viendra de vous si je suis jugé digne de vous pouvoir dire mes intérêts. J’attendrai l’honneur de vos commandements par ce gentilhomme que je <…> dans les soumissions que vous doit celui qui est, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Vantadour

De La Voulte, 20 mars 1633

Texte 1333, année 1633, 16 mars, Claude de Rouvroy de Saint-Simon à Richelieu

Claude de Rouvroy de Saint-Simon à Richelieu, 16 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 23. Original autographe. Suscription au f° 23 v° : « à Monseigneur, Monseigneur le cardinal ». Transcription publiée dans Johel Coutura (éd.), « Correspondance de Claude de Saint-Simon, corrigée et annotée (première partie, 1628-1643) », Cahiers Saint-Simon, n°15, 1987, p. 3-81, article publié en ligne, consulté le 29/03/2026, p. 15-16 ; et dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 140.

Monseigneur,

Je vous supplie très humblement de croire que vous n’honorerez jamais personne de vos commandements qui les reçoive avec plus de joie, ni qui les exécute avec plus de soin et d’affection que je ferai toute ma vie. J’ai présenté au Roi les deux éperviers que vous lui envoyez, lesquels Sa Majesté a reçu avec grand plaisir, les ayant trouvés fort beaux. Il y en a déjà un à la mue pour voler après l’août et l’autre sera essayé, pour quoi le Roi ne doute point qu’il ne réussisse fort bien, puisque vous ne lui avez jamais rien donné que de bons. Sa Majesté m’a commandé de vous le dire et vous remercier de sa part. 

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Texte 1329, année 1633, début août, Richelieu à Nicolas-François de Lorraine

Richelieu à Nicolas-François de Lorraine, début août 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 11, f° 280. Minute de la main d’un secrétaire. D’une écriture différente : « réponse à Monsieur le cardinal de Lorraine du *** août 1633, à la lettre du 18 juillet » ((Voir la translation 1328.)).

Monsieur,

J’ai reçu la lettre qu’il vous a plu m’écrire par Monsieur le chevalier de L’Escale, dont je ne puis que je ne vous témoigne beaucoup de ressentiment, puisque je ne vois par icelle qu’il vous plaît vous ressouvenir de moi, qui honore votre personne comme les bonnes qualités qui sont en elle m’y convient. J’ai toujours désiré que la conduite de Monsieur votre frère fût telle que le Roi en pût avoir satisfaction. Je suis fidèle témoin d’avoir vu plusieurs fois souhaiter la même chose à Sa Majesté. S’il a pris d’autres desseins, je vous puis assurer que j’en suis aussi fâché que vous, Monsieur, et que je suis, ***

Texte 1328, année 1633, 18 juillet, Nicolas-François de Lorraine à Richelieu

Nicolas-François de Lorraine à Richelieu, Lunéville, 18 juillet 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 11, f° 279. Original autographe.

Monsieur,

Ne pouvant différer davantage à vous renouveler les assurances de mon affection et de mon service, j’envoie exprès ce gentilhomme pour vous en donner toute sorte de témoignage. Je vous supplie de prendre créance en ce qu’il vous dira tant sur ce sujet que sur d’autres particularités, dont je lui ai donné charge de vous parler1. Et me remettant à lui, je vous dirai avec toute franchise que je suis fort véritablement, Monsieur, votre très humble et très affectionné serviteur,

le cardinal de Lorraine

À Lunéville, ce 18 juillet 1633

Monsieur le cardinal de Richelieu

  1. Le billet est transmis par le chevalier de L’Escale : voir le billet que Richelieu adresse à Nicolas-François de Lorraine, début août 1633, minute, de la main d’un secrétaire, conservée au Ministère des Affaires Étrangères, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 11, f° 280, translation publiée en ligne, texte 1329. [↩]

Texte 1327, année 1633, 15 juillet, le duc de Lorraine à Richelieu

Le duc Charles IV de Lorraine à Richelieu, Lunéville, 15 juillet 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 11, f° 278. Original autographe. 

Monsieur,

J’ai reçu avec beaucoup de contentement l’honneur du souvenir qu’avez de moi et les a assurances que Monsieur de Guron m’a confirmé de vos bonnes volontés, de quoi je me sens tellement obligé que ne saurais assez vous en remercier ni vous assurer de mon affection et de mon service, ainsi que les preuves vous le témoigneront en toutes occasions, étant véritablement, Monsieur, votre très affectionné serviteur,

Charles de Lorraine

De Lunéville, ce 15 juillet 1633

Texte 1326, année 1633, 15 juillet, Pierre Séguier à Richelieu

Pierre Séguier à Richelieu, Paris, 15 juillet 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 807, f° 239-240. Original autographe.

Monseigneur,

Le mémoire qu’il vous a plu m’envoyer m’a été rendu par Monsieur l’archevêque de Bordeaux et [je] ne manquerai d’exécuter vos commandements avec le même soin et attention que je vous supplie de m’honorer de votre bienveillance et croire que personne n’est plus que moi, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Séguier

À Paris, ce XVe juillet 1633

Texte 1325, année 1633, vers le 5 juillet, François de Baradat à Richelieu

François de Baradat à Richelieu, vers le 5 juillet 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 809, f° 119. Original autographe. 

Monseigneur,

Je ne puis vous témoigner par ma lettre avec quels sentiments de douleur je quitte Paris sans avoir eu l’honneur de vous assurer de vive voix de la passion que j’ai de vous rendre mes très humbles services, étant le seul sujet qui m’ait obligé d’y venir. Mais la nécessité du peu de bien que j’ai, outre que je n’ai rien pu toucher de ce qu’il vous avait plu demander au Roi pour ma femme et pour moi, me contraint d’en sortir. Je ne laisse pourtant, Monseigneur, de vous être parfaitement obligé d’avoir eu la pensée de me faire du bien et vous demanderai toute ma vie la grâce de vous faire la révérence, afin que je vous puisse témoigner moi-même combien je vous suis acquis. 

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Texte 1324, année 1633, 13 mars, le duc d’Épernon à Richelieu

Le duc d’Épernon à Richelieu, Bordeaux, 13 mars 1633.

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 809, f° 20-21. Original autographe. Suscription au f° 21 v° : « à Monsieur, Monsieur le cardinal duc de Richelieu ».

Monsieur,

Ayant appris par le bruit commun le bien et l’honneur que vous avez fait depuis peu au cardinal de Lavalette mon fils1, je <…> manquer la proximité du sang qui est entre lui et moi et à la reconnaissance qui vous en est justement due si je ne vous en rendais le plus humble remerciement qu’il n’est possible.

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  1. En référence probable à la promotion du cardinal de La Valette au rang de commandeur dans l’ordre du Saint-Esprit, en même temps que Richelieu.Voir la Gazette de France, n° 44, 1633, numérisée et disponible sur Gallica, consultée le 16 mai 2026, voir p. 192. [↩]