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Texte 1373, année 1633, 1er avril, sauf-conduit délivré par Vincent Hubert à Jehan de Médicis, dit “le marquis de Saint-Ange”

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Sauf-conduit délivré par Vincent Hubert à Jehan de Médicis, dit « le marquis de Saint-Ange », Paris, 1er avril 1633.

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 136. Copie. Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 176.

Vincent Hubert, écuyer, secrétaire ordinaire de la Chambre du Roi, agent de Sa Majesté près Sa Sérénissime Infante, supplie tous gouverneurs de provinces et villes, lieutenants du Roi, capitaines de ponts, passages, juges, maires, échevins et tous autres qu’il affectionnera de laisser sûrement passer Monsieur le marquis de Saint-Ange avec quatre personnes de sa suite s’en allant en Italie par Paris, sans permettre qu’il lui soit fait aucun empêchement, ains toute assistance dont il aura besoin, promettant en cas pareil me revancher des courtoisies qu’il aura reçues à ma supplication. En foi de quoi, j’ai signé les présentes de ma main à Paris, où le service du Roi me retient le premier jour d’avril 1633.

Signé Hubert

Médicis (Jehan de, dit “le marquis de Saint-Ange”)

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Mise à jour du 21 septembre 2026

Jehan de Médicis, dit « le marquis de Saint-Ange », obtient, le 1er avril 1633, de Vincent Hubert, adjoint au représentant officiel du roi de France à Bruxelles (le sieur Berruyer), un sauf-conduit pour pouvoir se rendre en Italie. Il apparaît rapidement que le marquis de Saint-Ange est un imposteur. Son passeport ne lui est d’aucune utilité puisque, surveillé par les hommes de Richelieu, porteur de plans compromettants, une importante correspondance chiffrée destinée au cardinal-infant, il est arrêté, avec ses compagnons, à Troyes, par Isaac de Laffemas au début du mois de mai1.

Il apparaît alors que le marquis de Saint-Ange est en réalité Jehan de Médicis, peut-être apparenté à la Reine mère, en tout cas l’un de ses proches, et, selon ses dires, frère de l’archevêque de Pise, Giuliano de Médicis. 

Texte 1373,

  1. Voir le compte-rendu d’enquête établi par Isaac de Laffemas, 11 mai. 1633, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 238-239, translation à venir en ligne. [↩]

Forster (Richard)

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Mise à jour du 11 septembre 2026

Sir Richard Forster (ou Foster, Fauster, Faustre, Fostel) (v. 1585-1661) est issu d’une famille catholique anglaise possessionnée à Earswick, dans le Yorshire. Il est le fils de William Forster († v. 1618). Récusant, il se tourne vers la clandestinité en choisissant l’espionnage.

Il sert d’abord le secrétaire d’État George Calvert, baron de Baltimore, au début des années 1620, puis Edward Conway, secrétaire d’État entre 1623 et 1628. Dès 1625, la France tente d’en faire un agent officieux, avant qu’il ne soit arrêté, soupçonné d’espionnage en faveur des catholiques, en février 16261.

Il est libéré grâce à l’intervention en sa faveur de la Reine, puis, en 1628, dans le contexte du conflit armé franco-anglais, tient régulièrement Richelieu informé des affaires anglaises2.

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  1. Maxim Boyko, Représenter le roi au sortir du XVIe siècle : France et Angleterre en quête d’art diplomatique (1610-1642), Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 442. [↩]
  2. Ses lettres sont conservées au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Angleterre, vol. 36 et vol. 42 ((Maxim Boyko, ouvrage cité, p. 443 note 272. [↩]

Boutard (Charles)

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Mise à jour du 9 juin 2026

Charles Boutard est d’abord le secrétaire de Charles Faye d’Espesses, ambassadeur du roi de France en Hollande de 1624 à 16281. Dès cette époque, il informe directement Richelieu des négociations en cours2.

Vers le mois d’octobre 1630, il devient le secrétaire de François du Val, marquis de Fontenay-Mareuil, ambassadeur ordinaire du roi de France en Angleterre entre le début de l’année 1630 et le printemps 1633. Charles Boutard est alors employé à lutter contre les adversaires de Richelieu à la cour du roi Charles Ier et dans l’entourage de la Reine, née Henriette-Marie de France3.

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  1. Maxim Boyko, Représenter le roi au sortir du XVIe siècle : France et Angleterre en quête d’art diplomatique (1610-1642), Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 397 ; Madeleine Haehl, Les Affaires étrangères au temps de Richelieu : le secrétariat d’État, les agents diplomatiques (1624-1642), Bruxelles, Bern, Berlin…, P.I.E. Peter Lang, 2006, p. 242, qui précise que M. d’Espesses détenait aussi la charge d’introducteur des ambassadeurs. [↩]
  2. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VII, p. 962. [↩]
  3. Maxim Boyko, Représenter le roi au sortir du XVIe siècle : France et Angleterre…, Paris, ouvrage cité, p. 384-385. [↩]

Hubert (Vincent)

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Vincent Hubert, « écuyer, secrétaire ordinaire de la Chambre du Roi » selon la titulature justificative dont il se prévaut dans le cadre des fonctions qu’il exerce aux Pays-Bas espagnols1 est le secrétaire de l’ambassade de France à Bruxelles entre novembre 1631 et la fin de l’année 1634.

Entre 1632 et la fin de l’année 1634, après le rappel, en 1632, de Berruyer, sieur de Manselmont, résident du roi de France auprès de l’infante Isabelle Claire Eugénie, et jusqu’à l’arrivée du nouveau résident, Raoul Le Seigneur d’Amontot, il assure seul la gestion des affaires courantes.

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  1. Voir le sauf-conduit qu’il délivre au pseudo-marquis de Saint-Ange (en réalité Jehan de Médicis), le 1er avril 1633, Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 176. [↩]

Texte 1076, année 1632, 14 septembre, Louis Testu à Richelieu

Louis Testu à Richelieu, Paris, 14 septembre 1632.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 57. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 435.

Monseigneur,

Je me doutais toujours bien, puisque les inventeurs de nouvelles faisaient courir le bruit que les troupes du Roi avaient été malmenée, que c’était tout le contraire. Ce que nous voyons par la relation qui a été ici envoyée par Sa Majesté, de M. le maréchal de Schomberg, dont tous les gens de bien se réjouissent, et qui nous fait espérer le retour du Roi dans le temps que vous m’avez fait l’honneur de me dire, Monseigneur.  Continuer la lecture →

Texte 1067, année 1632, 10 septembre, Louis Testu à Richelieu

Louis Testu à Richelieu, Paris, 10 septembre 1632.

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Mise à jour du 9 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 37. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 430.

Monseigneur,

Je vous ai écrit par ma dernière ce que j’avais fait sur le sujet du discours du père Dolé tenu à Mme de Combalet, et combien que je crois que le premier discours ne vous ait guère tenu en l’esprit par le jugement que vous y aurais pu faire. J’ai pensé, néanmoins, que j’étais encore obligé à vous mander ce que j’ai pu apprendre encore depuis, par Bonnefoy, qui a vérifié le tout, et qu’il m’a dit que la chose, je veux la chose encore inventée par Oger, vous en ordonnerai ce qu’il vous plaira là-dessus, Monseigneur. 

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Texte 1058, année 1632, 7 septembre, le maréchal de Vitry à Richelieu

Le maréchal de Vitry à Richelieu, Beaucaire, 7 septembre 1632.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1702, f° 122-123. Original, de la main d’un secrétaire, sauf la signature et la formule finale autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 427-428.

Monseigneur,

Cet honnête homme de Marseille m’est venu trouver à son retour de Barcelone, d’où il est parti il n’y a que sept jours, et pour ce qu’il m’a dit tout plein de choses de conséquence pour le service du Roi, qu’il a pris par de bonnes intelligences qu’il avait audit Barcelone, par des gens qui hantaient dans des meilleures maisons, même chez des conseillers d’État du cardinal d’Espagne. J’ai cru qu’il était à propos que je vous l’envoyasse, étant près maintenant, soit que vous veuillez l’entendre, Monseigneur, ou le faire ouïr par qui il vous plaira. À quoi me remettant, je ne ferai cette [lettre] plus longue que pour vous assurer que je suis, Monseigneur, votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur, 

Vitry

Au camp de Beaucaire, ce 7e septembre 1632

Texte 911, année 1632, 23 juillet, le marquis de Saint-Luc à Richelieu

Timoléon d’Espinay, marquis de Saint-Luc, à Richelieu, Paris, 23 juillet 1632.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 804, f° 281. Original autographe. Le texte original a été publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 351.

Monseigneur,

Je reçus hier au soir un paquet du sieur de Carnin [François de Carondelet], que je m’étais promis d’avoir l’honneur de vous aller ce matin présenter. Mais, à mon réveil, je me suis trouvé une assez fâcheuse attaque de goutte à un pied pour me priver de ce contentement, de peur qu’au commencement de cette fluxion ce peu de travail la rendit plus grande et de plus longue durée. J’espère qu’elle ne m’empêchera pas de me rendre auprès de vous, Monseigneur, aussitôt que vous me le commanderez, ni de bien servir au mariage de M. votre cousin ((En référence à Charles de La Porte de La Meilleraye, qui a épousé, en 1630, Marie d’Effiat, fille du maréchal d’Effiat.)), si vous et lui me faites l’honneur de m’y employer, ainsi que vous me l’avez fait espérer. Je vous envoie la lettre qu’il m’a écrite pour y faire voir ce peu de nouvelle qu’il m’y mande, quoique je ne doute pas [que], d’ailleurs, vous n’en soyez mieux informé. Je suis, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur, 

Saint-Luc

À Paris, le 23e juillet

Bouthillier (Léon, comte de Chavigny)

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Mise à jour du 13 septembre 2026

Léon Bouthillier (1608-1652), comte de Chavigny et de Busançois, est le fils de Claude Bouthillier et de Marie de Bragelongne. Très proche de Richelieu, ce dernier lui offre d’importantes responsabilités. Conseiller au parlement de Paris en 1627, puis conseiller d’État la même année, il devient rapidement l’un des principaux collaborateurs de Richelieu.

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