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Payen (Pierre, seigneur des Landes)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Pierre Payen (v. 1594 – 1664 ou 1669), seigneur des Landes, est le deuxième fils du trésorier de l’épargne Pierre Payen († 1626), seigneur des Landes et de Montereau, dont la faillite, à l’époque de son décès, a un retentissement considérable, et de Claude Roze.

Comme cadet, Pierre Payen des Landes embrasse la carrière ecclésiastique. Protonotaire apostolique, il est reçu conseiller-clerc au parlement de Paris, en la cinquième chambre des Enquêtes, le 19 février 16211.

La succession dont Pierre Payen des Landes hérite de son père s’avère particulièrement difficile. Pierre Payen des Landes vend la charge de trésorier de l’épargne dont son père était titulaire, à Gabriel de Guénégaud.

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  1. Michel Popoff (pub.), Prosopographie des gens du parlement de Paris (1266-1753) : d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Paris, le Léopard d’Or, 2003, 2 volumes, tome II, p. 831. []

Texte 1360, année 1633, 29 mars, Robert de Lamont à Richelieu

Robert de Lamont à Richelieu, Angoulême, 29 mars 1633.

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Mise à jour du 12 août 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 118-119. Original autographe. Suscription au f° 119 v° : « à Monseigneur, Monseigneur le cardinal ». Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 159-163.

Voir aussi le texte 1359.

Monseigneur,

Par le précédent ordinaire de Bordeaux, je vous donnai avis comme la rigueur de la prison faisait parler M. de Châteauneuf. Ses pensées, c’est-à-dire sa conscience, lui est une charge insupportable. Il parle sans cesse, et, me priant de faire sortir mes compagnons, dit choses étranges o quot et quae baillant le change. Je ne toucherai ici que les principaux points des trois affaires desquelles il m’a parlé avec une telle véhémence que je n’ai eu qu’à prêter l’oreille attentive. 

Les actions scandaleuses et trahisons de la Du Fargis le tiennent en grande sollicitude. Il dit que les supplications qu’il osa présenter au Roi pour cette infamie, lorsque Sa Majesté fut conseillée de la faire chasser d’auprès de la Reine [Anne d’Autriche], l’ont possible fâchée [sic], dit qu’alors il ne savait rien de ses menées, que d’autres que lui ont été fort trompés, que le cardinal de Bérulle se souhaitait aussi agréable à Dieu qu’il croyait et estimait cette femme vouée au Ciel, que les supplications et intercessions qu’il faisait pour elle ne procédaient de son mouvement, ni de son inclination, mais que Monsieur le cardinal de La Valette l’y portait par une continuelle sollicitation qui fut enfin une grande importunité, qu’il n’avait encore rien su de ses larcins et péculat, rien de ses débauches et impudicité, et m’a fait connaître qu’il retenait en cet endroit à dire davantage de M. le cardinal de La Valette

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Texte 1344, année 1635, 1er janvier, la duchesse d’Elbeuf au comte de Chavigny

La duchesse d’Elbeuf au comte de Chavigny, Meudon, 1er janvier 1635.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, volume 813, f° 1. Original autographe. De la main du comte de Chavigny : « Madame d’Elbeuf, 1er janvier 1635, se précautionne contre les mauvais offices de l’exempt des gardes envoyé à Meudon ». Suscription au f° 1 v° : « à Monsieur, Monsieur Bouthillier, conseiller et secrétaire d’État ».

Monsieur,

M’étant mise sous votre protection, je vous supplie très humblement que l’exempt des gardes, qui s’en va rendre compte de sa charge, m’ayant témoignée un extrême mécontentement de moi, croyant que je contribue à sa sortie, ne me rende aucun mauvais office ni à personne de chez moi, je suis si pressée de vous dépêcher ce porteur que je ne puis vous faire plus long discours, demeurant à jamais, Monsieur, votre très humble et obligée servante,

C. H. de France

De Meudon, ce premier jour de l’an 1635

Texte 1226, année 1632, 6 janvier, mémoire de Richelieu à Louis XIII et réponse du Roi

Mémoire de Richelieu destiné à Louis XIII et réponse du Roi, 6 janvier 1632.

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Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits occidentaux, collection Baluze, vol. 147, fol. 78-83. Copie de la main d’un secrétaire du cardinal. Transcription publiée dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, t. IV, p. 239. 

Proposition faite au Roi le sixième janvier 1632

On estime qu’il serait utile de proposer un accord à Monsieur [le duc d’Orléans], tel qu’il s’ensuit :

– Qu’il demeurera en Lorraine pour un an, pendant lequel chacun verrait la confiance qu’on pourrait prendre les uns aux autres.

– Qu’on lui donnerait deux cent mille écus pour passer ceste année, sans désirer autre chose de lui, sinon que Puylaurens promette et réponde d’empêcher Monsieur de se porter à ce qui le peut perdre.

– Le séparer des intérêts de la Reine ainsi qu’il l’a proposé et ne lui faire point embrasser ceux de divers particuliers qui ne sont pas liés à lui par affection, mais par pure nécessité, sur l’assurance qu’on lui donnera de ne toucher point à leurs personnes. 

– Par ce moyen, on empêchera beaucoup de desseins qui se peuvent faire contre la France par pur désespoir.

– L’Espagne perdra la confiance en eux.

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Texte 1207, année 1633, 8 janvier, le marquis de Sourdéac à Richelieu

Le marquis de Sourdéac à Richelieu, 8 janvier 1633.

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Manuscrit conservé au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 804, f° 15. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 63. 

Monseigneur,

Quand je n’aurais autre sujet de joie pour le recouvrement de votre santé que celui de voir toute la France s’en promettre de nouvelles conquêtes, j’avoue qu’elle doit être très grande, vu l’intérêt que ma naissance, mon inclination et mon devoir m’obligent de prendre à la gloire du Roi.

Mais je vous puis bien jurer, Monseigneur, qu’elle a été extrême dans l’espérance que j’ai d’être, par votre bonté, remis au nombre des bons Français et ne tenir que de la grâce de Sa Majesté, et de votre faveur, la vie et les biens que je remplirai en toutes occasions pour votre très humble service, avec autant d’affection et fidélité qu’il vous plaira me témoigner en me retirant, je ne dirai pas d’un parti, puisque je ne fus jamais de celui de la Reine mère et encore moins de celui de Monsieur, mais d’un pays où mon malheur m’a amené et où toutes sortes d’afflictions m’ont persécuté.

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Chanteclerc (Charles de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 11 juin 2026

Charles II de Chanteclerc (ou Chantecler) (v. 1540-1620), seigneur de Vaux, est originaire de Moulins. Il est le fils cadet de Charles de Chanteclerc († peu avant le 5 novembre 1556), reçu conseiller au parlement de Paris en 1541, et de Nicole Boucherat.

Il accède également à la charge de conseiller au parlement de Paris, qu’il abandonne un temps à son frère aîné, Pierre de Chanteclerc, ainsi qu’à celle de maître des requêtes de l’Hôtel du Roi le 20 juin 1578, puis à celle de conseiller d’État qu’il exerce encore en 1599.

Il épouse Antoinette Tardieu, fille de Pierre Tardieu, conseiller en la cour des Aides, au cours de cette même année 1578.

Converti au protestantisme, il prend part, en mai 1616, à l’assemblée politique protestante tenue à La Rochelle, au cours de laquelle il sollicite les fonctions dont Pierre Berger, converti au catholicisme par Pierre de Bérulle, conseiller clerc au parlement de Paris en 1608, est déchu1.

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  1. Eugène et Émile Haag, La France protestante…, Paris, chez Joël Cherbuliez, 1846-1859, 10 volumes, tome III, p. 336 ; Michel Popoff (pub.), Prosopographie des gens du parlement de Paris (1266-1753) : d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Paris, le Léopard d’Or, 2003, 2 volumes, tome I, p. 325. []

Savary de Brèves (Côme, marquis de Maulévrier)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Côme (ou Cosme) Savary de Brèves († 1657), marquis de Maulévrier, est le fils de François Savary (1560-1628), seigneur puis comte de Brèves, seigneur puis marquis de Maulévrier, ambassadeur du roi de France à Constantinople, et d’Anne de Thou, dame de Chanteloup. Il est le frère de Camille Savary, comte de Brèves, abbé de Montmajour, au diocèse Arles, puis consul du roi de France à Alexandrie et pays d’Égypte (1639), et de Gaston Jean-Baptiste Savary de Brèves, abbé de Montmajour après Camille, abbé de Notre-Dame de Grestain, à l’ancien diocèse de Lisieux, puis abbé de de Corneville, au diocèse de Rouen.

Maître de la garde-robe de Monsieur, frère du Roi, vers 16171, il suit ce dernier en exil, en Lorraine, en 1629, et l’accompagne alors en visite chez le graveur Jacques Callot.

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  1. Eugène Griselle (éd.), Maisons de la Grande Mademoiselle et de Gaston d’Orléans, son père, Paris, éditions de documents d’Histoire, 1912, p. 2. []

Texte 1155, année 1632, 9 décembre, Claude Bouthillier à Richelieu

Claude Bouthillier à Richelieu, Saint-Germain-en-Laye, 9 décembre 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 335-336. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 487-488.

À Saint-Germain-en-Laye, ce 9 décembre, jeudi au soir

Monseigneur,

Je vous écris avec beaucoup plus de joie que je n’ai fait par mes deux dernières dépêches. La première fois que j’ai eu l’honneur de voir le Roi à Versailles depuis mon retour, je le trouvai avec un fort mauvais visage, témoignant qu’il n’avait pas sa vigueur ordinaire. Aussi Sa Majesté me dit-elle qu’elle avait pris cinq médecines depuis son retour. Je l’ai trouvé, grâce à Dieu, ici toute autrement disposé. Et Sa Majesté m’a dit ce matin qu’elle se portait très bien et ne sentait aucune douleur, de sorte qu’elle est allée à la chasse, y ayant été conviée par le beau jour qu’il a fait. Le meilleur remède pour affermir du tout la santé de Sa Majesté est votre retour près d’elle, lequel, sitôt que la vôtre vous le pourra permettre, j’ose vous dire, Monseigneur, que vous devez à son affection, car c’est le plus ardent désir que je lui connaisse et le plus agréable entretien qu’elle ait de parler de votre guérison et de votre retour. 

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Texte 1153, année 1632, 4 décembre, mémoire de Claude Bouthillier

Mémoire de Claude Bouthillier joint à la lettre précédente, [Paris], 4 décembre 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 803, f° 327-328. Original autographe, en partie chiffré, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 485-486.

Voir la lettre d’accompagnement que Claude Bouthillier adresse le même jour à Richelieu, translation publiée en ligne, texte 1152.

Du samedi au soir, 4 décembre 1632.

Le Roi a commandé à M. le maréchal de Créqui de partir pour Rome, ce qu’il fera dans peu de jours, de sorte que M. le Nonce [Alexandre Bichi] demeurera très satisfait, puisqu’il le désirait si ardemment.

Sa Majesté a approuvé ce qui est de MM. les maréchaux de La Force et de Châtillon. Elle donne à M. le duc d’Aluyn [Halluin] le gouvernement de Languedoc et de Montpellier, suivant la province, à 8 mille livres moins que le défunt1. Sa Majesté m’a commandé de retirer ses démissions des gouvernements d’Angoumois, du château d’Angoulême, et de Saintonge. Elle approuve que La Jaille prenne les deux cents hommes et les armes de feu de son maître dans le château d’Angoulême, pour Montpellier, et sera envoyé au premier jour un exempt, homme de bien, pour le château d’Angoulême jusqu’à ce que dessus. 

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  1. Le maréchal de Schomberg, père du duc d’Halluin, à qui Louis XIII avait promis le gouvernement de Languedoc en remplacement du duc de Montmorency, mais qui est décédé le 17 novembre. []

Voiture (Vincent)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Vincent II Voiture (1597-1648) est issu d’une famille originaire d’Amiens. Il est le fils de Vincent Voiture, marchand de vin, fournisseur de Marie de Médicis, et de Jeanne de Collemont. Il a quatre sœurs et deux frères, Vincent, né en 1590, mort jeune, et Florent Voiture, mort en combattant au service du roi de Suède.

Vincent Voiture étudie au collège de Boncourt, à Paris, puis à l’université d’Orléans, où il étudie le droit. Il fait imprimer, dès 1614, des stances, intitulées Mars à Monseigneur, frère unique du Roi.

De retour à Paris vers 1619, il se lie avec Claude de Mesmes, comte d’Avaux, qui est par la suite, avec le cardinal de La Valette, son protecteur1. Il bénéficie également de l’entregent de Claude d’Urre du Puy-Saint-Martin seigneur de Chaudebonne, proche du maréchal d’Ornano, et « premier maréchal des logis aux Suisses de la garde de Monsieur »2 puis chevalier d’honneur de la première duchesse d’Orléans. 

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  1. Tallemant des Réaux indique que Vincent Voiture rencontre Claude de Mesmes au collège de Boncourt, mais Antoine Adam a relevé que Voiture lui-même, dans une lettre adressée au comte d’Avaux en 1644 évoque une amitié de vingt-cinq ans. Les deux hommes auraient pu fréquenter le collège de Boncourt à la même époque, le comte d’Avaux étant plus âgé que Vincent Voiture de deux ans à peine. []
  2. Antoine Adam (éd.), Tallemant des Réaux : Historiettes, Paris, Gallimard, 1960, 2 volumes, coll. Bibliothèque de la Pléiade, voir tome 1, p. 1090. []