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Bédacier (Pierre)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Pierre Bédacier († 19 octobre 1661) est d’abord élève du monastère de Marmoutier, à Tours.

Docteur en théologie, il devient prieur de Gassicourt (à Mantes-la-Jolie) en 1623.

Il accède aux fonctions de grand-prieur et aumônier de l’abbaye de Marmoutier, après le décès, en 1626, de Jacques d’Huisseau.

En 1632, il tente de réformer l’établissement mais les propositions, qu’il transmet à l’archevêque de Bordeaux, sont jugées insuffisantes par Richelieu, abbé de Cluny, qui souhaiterait introduire à Marmoutier davantage de rigueur et la réforme de la congrégation de Saint-Maur : le cardinal-ministre lui envoie alors Antoine Froissart1. Richelieu, évoquant en juin de la même année, le manque de zèle du duc de Montmorency au service de Louis XIII, mentionne les intentions de Pierre Bédacier à l’égard du gouverneur du Languedoc2 !

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  1. Richelieu « au grand prieur claustral de l’abbaye de Mairemoutier, à Tours », dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome IV, p. 291. [↩]
  2. Richelieu au duc de Montmorency, 26 juin 1632, translation publiée en ligne, texte 178. [↩]

Ricard de Gourdon de Genouillac de Vaillac (Louis, en religion père Bernard de Saint-Joseph, dit “le père de Vaillac”)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 10 septembre 2026

Louis Ricard de Gourdon de Genouillac de Vaillac (1582-1649), dit « le père de Vaillac », ou en religion père Bernard de Saint-Joseph, est le fils aîné de Louis Ier Ricard de Gourdon de Genouillac de Vaillac, décédé en 1615, et d’Anne de Montberon. Il est le frère de Louis II Ricard de Gourdon († 1645 ?)1, seigneur de Genouillac, comte de Vaillac.

La fratrie à laquelle les deux frères homonymes appartiennent comptent vingt autres enfants dont : Jean (ou Louis) Ricard de Gourdon de Genouillac († 13 janvier 1652), abbé de Rocamadour en Quercy, évêque de Tulle en 1599, député du clergé aux États généraux de 1614 ; Jean-Paul Ricard de de Gourdon Genouillac, abbé de Saint-Romain de Blaye ; Bertrand Ricard de Gourdon de Genouillac, baron de Miremagne ; un autre Louis Ricard de Gourdon de Genouillac, seigneur de Saint-Cler ; Jacquette Ricard de Gourdon de Genouillac, qui épouse en premières noces le baron Jean de Luzets, puis, en secondes noces, Jean de Chapt, marquis de Rassignac ; Galiotte Ricard de Gourdon de Genouillac (1588 – † 24 juin 1618), religieuse à l’hôpital de Beaulieu en Quercy2.  

En qualité d’aîné, le futur père de Vaillac se tourne d’abord vers la carrière des armes puis complète son éducation de gentilhomme par un séjour à Rome en 1601.

La découverte des écrits de Thérèse de Jésus le détermine à abandonner l’état laïc pour se tourner vers l’état ecclésiastique : le 21 mars 1603, il entre au couvent des carmes déchaux de la Scala (congrégation de Saint-Élie), où il fait profession de foi le 25 mars 1604.

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  1. La date est donnée par M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes,tome IV, p. 206. [↩]
  2. Père Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France…, troisième édition, Paris, Compagnie des Libraires associés, 1726-1733, 9 volumes, tome huitième, p. 165. [↩]

Texte 1371, années 1630, 1632, 1634, chapitre 9/21 du Journal… de Richelieu… durant le grand orage

Chapitre 9/21 du Journal de Monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand Orage de la Cour en l’Année 1630 et 1631, tiré de ses mémoires qu’il a écrits de sa main, avec diverses autres pièces remarquables, qui sont arrivées en son temps.

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Texte établi d’après la minute conservée à la Bibliothèque Nationale de France, collection Baluze, volume 145, consultable sur Gallica, et accessible via ce lien.

Le document manuscrit, majoritairement de la main du premier secrétaire de Richelieu, Denis Charpentier, est cependant corrigé de la main même du cardinal-ministre et annoté de la main de Pierre Cherré, autre secrétaire de Richelieu.

Cette version préparatoire du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631, est supervisée par Claude Bouthillier en 1634.

Une autre version du Journal de Monsieur le cardinal de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour ez années 1630 et 1631 est conservée au Ministère des Affaires étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, collection Mémoires et Documents France, volume 69.Ce second document inclut des pièces détachées, publiées avec le Journal en 1648, qui n’apparaissent pas au document préparatoire conservé à la BnF. La période couverte par cette seconde version s’étend jusqu’à 1642.

Le texte préparatoire de 1634 a été retenu pour cette publication car les annotations de Pierre Cherré n’ont pas été publiées ultérieurement.

Se reporter à la table des matières du Journal… de Richelieu…, publiée en ligne, texte 579.

Le cardinal de Bérulle

Le 9 ou 10e décembre [1630], Desroches écrivit à Monsieur le Cardinal ce qui s’ensuit, qui justifie que le cardinal de Bérulle favorisait l’Espagne, ainsi que le garde des sceaux et La Fargis, sa bonne amie1.

Monsieur Berger commence à improuver bien fort le procéder de Monsieur le cardinal de Bérulle et du garde des sceaux, et se plaint du dernier, quelque amitié qu’il m’ait avoué qu’il y eut entre eux.

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  1. Les lettres du prieur des Roches en date du 9 ou du 10 décembre 1630, n’ont pas été publiées par Pierre Grillon. Elles ont été adressées à Richelieu alors que celui-ci se trouve en Lorraine, en compagnie du Roi, dans le cadre de la campagne militaire engagée contre le duc Charles IV et dans le contexte de l’incarcération du maréchal de Marillac, ancien gouverneur de Verdun. [↩]

Berger (Nicolas)

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Nicolas Berger exerce les fonctions de théologal en l’église de Chinon en 1617. Il est alors dit par Richelieu l’un « des plus capables docteurs de la faculté de théologie de Paris »1. Richelieu en effet sollicite à cette époque son expertise, ainsi que celle de Mathieu Le Heurt, provincial des cordeliers de Touraine, à propos des Principaux points de la foi catholique défendus contre l’écrit adressé au Roi par les quatre ministres de Charenton, qu’il a rédigés à la suite d’une controverse opposant le père jésuite Jean Arnoux, promu confesseur du Roi, aux pasteurs de Charenton. Nicolas Berger et Nicolas Le Heurt délivre l’approbation ecclésiastique le 9 octobre 1617, mais le traité de Richelieu n’est publié, à Rouen, qu’en 1630. 

Texte 1371, 

  1. Richelieu à Guillaume du Vair, vers le 15 octobre 1617, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), tome VII, p. 414. [↩]

Payen (Pierre, seigneur des Landes)

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Pierre Payen (v. 1594 – 1664 ou 1669), seigneur des Landes, est le deuxième fils du trésorier de l’épargne Pierre Payen († 1626), seigneur des Landes et de Montereau, dont la faillite, à l’époque de son décès, a un retentissement considérable, et de Claude Roze.

Comme cadet, Pierre Payen des Landes embrasse la carrière ecclésiastique. Protonotaire apostolique, il est reçu conseiller-clerc au parlement de Paris, en la cinquième chambre des Enquêtes, le 19 février 16211.

La succession dont Pierre Payen des Landes hérite de son père s’avère particulièrement difficile. Pierre Payen des Landes vend la charge de trésorier de l’épargne dont son père était titulaire, à Gabriel de Guénégaud.

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  1. Michel Popoff (pub.), Prosopographie des gens du parlement de Paris (1266-1753) : d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Paris, le Léopard d’Or, 2003, 2 volumes, tome II, p. 831. [↩]

Texte 1362, année 1633, 29 mars, frère Bening à Richelieu

Frère Bening à Richelieu, Le Montel, 29 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1546, f° 242-243. Original autographe. Suscription au f° 243 v° : « à Monseigneur, seigneur l’éminentissime cardinal duc de Richelieu, à la cour ». Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 157-158.

Monseigneur,

J’ai été forcé par les bons catholiques du Montélimar de recourir à la sacrée pourpre de Votre Éminence, qui est la terreur des taureaux et la couleur du zèle enflammé de la religion, pour lui demander justice au nom de l’Église, en faveur de la très sainte Eucharistie et du très adorable corps de Notre Seigneur, qui étant comme en minorité en ce sacrement et n’y paraissant quasi-jamais qu’en forme d’un petit enfant, se jette entre les bras de son Grand-Père pour lui exposer une horrible injure qui lui a été faite par un sacramentaire de cette ville. Voici le fait. 

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Léonard (le père)

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Le père Léonard est un capucin, envoyé en Angleterre y établir l’ordre religieux à l’époque de l’ambassade du marquis de Châteauneuf (1629-1630)1. Il est alors impliqué dans les intrigues menées par le marquis de Châteauneuf avec le chevalier de Jars2.

Texte 1354,

  1. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome III, p. 523. [↩]
  2. Voir la déclaration du chevalier de Jars, du 25 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1354. [↩]

Texte 1350, année 1633, 23 mars, désaveu de Matthew Wilson par la Compagnie de Jésus

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Désaveu du jésuite anglais Matthew Wilson (en religion Edward Knott, qui publie aussi sous le pseudonyme de Nicolas Smith) par ses pairs français, Paris, 23 mars 1633.

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 105. Original, de la main d’un secrétaire. Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 150-151. Le texte a été imprimé dès sa rédaction : il est consultable à la Bibliothèque nationale de France (site François Mitterrand, cote 4-LD13-11).

Nous, soussignés Religieux de la Compagnie de Jésus en France, déclarons que les livres intitulés Nicolaus Smitheus Quaerimonia Ecclesiae Anglicanae et Appendix ad Illustrissumum Archiepiscopum Parisiensem, n’ont pas été composés par aucun de notre compagnie, ce qui fait que nous les désavouons pour tels, et à raison des dissensions qui en sont arrivées, voudrions de bon cœur que les auteurs desdits livres n’eussent jamais pensé à proposer telles questions.

Fait à Paris, le 23 mars 1633

Louis de La Salle, Étienne Binet, Julien Hayneufve, Malliand [Mailland]

Hayneufve (Julien)

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Julien Hayneufve (1588 – 31 janvier 1663), né à Laval, est le fils de Julien Hayneuve, seigneur de La Gevraisière, et de Perrine Journée. Par sa mère, il est aussi l’oncle du marchand et navigateur François Pyrard (ou Pirard, bien que celui-ci soit dix ans plus âgé que lui) et l’oncle du jésuite Pierre Pyrard (fils de Pierre Pyrard et de Suzanne Journée).

En 1608, il intègre la Compagnie de Jésus, à Paris.

Il est « successivement recteur du collège de Quimper, supérieur du noviciat de Rennes, et dans les mêmes fonctions jusqu’à l’âge de soixante ans à Paris »1.

Le 23 mars 1633, il est le signataire, en compagnie de Louis de La Salle, d’Étienne Binet et de Charles Mailland, d’un désaveu des écrits d’un de leurs pairs anglais, Matthew Wilson2, alors que l’abbé de Saint-Cyran dénonce dans son Petrus Aurelius leur position contre la hiérarchie épiscopale3.

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  1. Abbé Alphonse-Victor Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Mayenne, Joseph Floch impr., 1986, 4 volumes, tome deuxième, p. 417. [↩]
  2. Voir le texte 1350. [↩]
  3. Abbé Angot, ibidem. [↩]

Wilson (Matthew, alias Edward Knott, Nicolas Smith)

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Mise à jour du 7 août 2026

Matthew Wilson (1581-1656) appartient à la Compagnie de Jésus. Il a enseigné à Rome au collège des Anglais et apparaît comme provincial jésuite pour la province d’Angleterre au début des années 1630. Il est aussi connu en religion sous le nom d’Edward Knott et publie des traités de controverse sous le pseudonyme de Nicolas Smith1.

En 1629, Urbain VIII s’est vu contraint de suspendre les écrits de l’évêque de Chalcédoine, Richard Smith, qui s’est attaqué aux bénédictins anglais comme aux prérogatives de la noblesse anglaise, afin de ne pas mettre davantage en difficulté la situation déjà précaire des catholiques en Angleterre. Contraint à l’exil et suspendu de ses fonctions, Richard Smith a trouvé asile en France, mais a refusé d’abandonner sa charge. Bien que soutenu par l’un de ses pairs, Matthew Kellison, membre, comme lui, du chapitre catholique anglais, Richard Smith n’est plus reconnu par la hiérarchie épiscopale, et est également attaqué par Matthew Wilson, sous le pseudonyme de Nicolas Smith.

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  1. Voir la notice d’autorité que lui consacre la Bibliothèque nationale de France, consultée en ligne le 5 août 2026 [↩]