Archives par étiquette : Histoire religieuse

Arnauld (Henri)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 5 août 2026

Henri Arnauld (30 octobre 1597 – 8 juin 1692) est le fils d’Antoine II Arnauld (1560-1619), dit « Arnauld l’avocat », avocat au parlement de Paris, et de Catherine Marion (1573-1641), leur dixième enfant. Sa mère, veuve, se fait religieuse à Port-Royal en 1629. Membre d’une fratrie qui compte vingt enfants, il est le frère de Robert Arnauld d’Andilly (1589-1674), de mère Angélique Arnauld (1591-1661), abbesse de Port-Royal, ou encore de Simon Arnauld (1603-1639), mestre de camp de carabins qui sert sous les ordres du maréchal de Schomberg, en Languedoc, à la frontière franco-espagnole, en septembre 16321.

Ayant choisi la carrière ecclésiastique, il entre au service du cardinal Guido Bentivoglio en 1621, alors que le prélat italien achève sa nonciature apostolique à Paris. Il le suit à Rome, et grâce à la protection du commandeur de Sillery, ambassadeur de Louis XIII auprès du souverain pontife, il obtient l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers en commende en 1623, ainsi qu’une charge d’aumônier royal en 1624.

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  1. Voir le maréchal de Schomberg à Claude Bouthillier, Limoux, 27 septembre 1632, translation publiée en ligne, texte 1095. [↩]

Mercy (Pierre Ernest II de, dit “l’abbé de Mercy” ou “l’abbé d’Acey”)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 3 août 2026

Pierre Ernest II de Mercy (né le 24 mars 1613 – 1665), dit « l’abbé de Mercy » ou « l’abbé d’Acey », est le fils puîné de Pierre Ernest de Mercy, baron de Mercy, seigneur de Friauville en partie, de Mandres et de Châtillon (auj. commune de Pillon, département de la Meuse ; ou Châtillon-sous-les-Côtes ?), gouverneur de Longwy, chambellan du duc Charles III de Lorraine, et d’Anne du Hautoy.

Il est le frère de Henri de Mercy (né en 1596 et mort à Châtillon-sous-les-Côtes le 24 décembre 1659)1 ; du baron François de Mercy (1597-1645), qui trouve la mort lors de la seconde bataille de Nördlingen (dite aussi bataille d’Alerheim, ou Allerheim), le 3 août 1645 ; de Gaspard (ou Gaspar) de Mercy (1599-1644), tué à Fribourg-en-Brisgau ; de Louis de Mercy (v. 1614-1633), tué, à peine âgé de 19 ans, au cours d’une attaque de l’armée suédoise contre la ville de Constance ; d’Antoine de Mercy, tué à la bataille de Breitenfeld le 2 novembre 1642 ; d’un autre frère, chevalier de Malte, tué au cours d’un combat naval donné en Méditerranée donné les Barbaresques2.

Les Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin donnés au public par un seigneur allemand en 1673 et dédiés à Son Altesse de Turenne par Marc d’Orléans, seigneur de La Gravière, natif de Bourges, en 16743, inclut un passage consacré aux frères de l’abbé d’Acey, François, Henri, Gaspard, Louis, et Antoine de Mercy, avec la mention : « il a encore eu d’autres frères dont les uns sont morts jeunes et quelques autres religieux, et l’abbé de Mercy, vivant aujourd’hui, qui était le plus jeune de tous »4.

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  1. Dr. Bernd Warlich – Volkach –, « Mercy, Heinrich [Henri] Freiherr von  [de] », notice biographique publiée en ligne, dans https://www.30jaehrigerkrieg.de/mercy-heinrich-freiherr-von/, consultée le 22 juillet 2026. [↩]
  2. Émile Longin (pub.), « Un abbé d’Arcey à la bataille de La Marfée (6 juillet 1641). Relation inédite de la mort du comte de Soissons », Mémoires de la Société d’émulation du Jura, 8e série, tome IV, 1910, p. 3-34, voir p. 19 note 2, revue numérisée par la bibliothèque municipale de Besançon et disponible en ligne, consulté le 17 juillet 2026. [↩]
  3. Copie manuscrite soignée de la fin XVIIe siècle, comportant 401 pages numérotée à l’encre rouge, collection particulière, aimable communication de M. Bertrand Thierry des Épesses, voir le texte 1349 qui en est extrait. [↩]
  4. Voir aux fol. 215-374 du document. [↩]

Briffault (Claude)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 15 juin 2026

Claude Briffault((Le nom est parfois orthographié Brissault.)) est le neveu de Claude Masson, abbé de Morimond (à Parney-en-Bassigny) de 1591 à 1620. Lui-même est d’abord prieur de Droiteval, à Clauson, dans les Vosges, en 1614. Nommé coadjuteur de son oncle, il lui succède à la tête de l’abbaye de Morimond en 1620, et conserve le bénéfice jusqu’à son propre décès, en 1662. 

En 1634, le cardinal de La Rochefoucauld, sous l’impulsion d’Étienne Maugier, successeur d’Octave Arnolfini (1579-1641) à la tête de l’abbaye de La Charmoye en 1608, entreprend de réformer les établissements cisterciens. L’étroite observance est promulguée à Cîteaux et à ses quatre premières filles, Clairvaux, Pontigny, Morimond et La Ferté. Mais la réforme ne fait pas l’unanimité au sein de l’ordre. La « guerre des observances » contraint Claude Largentier, abbé de Clairvaux, Charles Boucherat, abbé de Pontigny, et Jean-François Pelletier, abbé de Foucarmont, associés à Yves Sauvageot, abbé de La Ferté, et à Claude Briffault, abbé de Morimond, au nom de Pierre Nivelle, abbé de Cîteaux, à solliciter la protection de Louis XIII au début du mois d’août 1634 et à proposer à Richelieu le titre officiel de protecteur de l’ordre cistercien. Le cardinal-ministre accepte afin de poursuivre une mise en œuvre plus modérée des réformes1.

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  1. Charles Boucherat, abbé de Pontigny, Claude Largentier, abbé de Clairvaux, et Jean-François Pelletier, abbé de Foucarmont, à Louis XIII, début août 1634 ; Charles Boucherat, Claude Largentier et Jean-François Pelletier à Richelieu, [début août 1634] ; Pierre Nivelle, Charles Boucherat et Claude Largentier à Richelieu, début août 1634, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, t. II, p. 98-102, p. 102-104, p. 104-105. [↩]

Texte 1316, année 1633, 6 mars, les consuls et le consistoire protestants de Nîmes à Richelieu

Les consuls et le consistoire protestants de Nîmes à Richelieu, 6 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 285-286. Original de la main d’un secrétaire, avec sept signatures, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 127-128.

Monseigneur,

La crainte que nous avions d’être accueillis par les vexations que nos voisins qui font profession de la même religion que nous ont souffertes [sic] sont maintenant justifiées par l’action qui nous est intentée pour nous ôter le collège et le temple, car, outre notre juste appréhension qu’une personne contre laquelle nous avons fait des plaintes veuille juger toute seule, il nous est bien dur de voir mettre en compromis ce qui nous a été concédé par l’édit et la possession que Sa Majesté étant présente en l’année 1629 nous laissa de sa grâce, éconduisant les demandes indues qui lui furent faites au contraire par nos parties. 

Nous n’avons pas depuis desservi Sa Majesté pour changer de volonté envers nous. Et elle nous a témoigné, et Votre Excellence aussi, que notre fidélité et notre zèle en cette dernière occasion vous a été agréable. De quoi nous ne doutons nullement, encore que ceux qui nous rendent un si mauvais traitement montrent le mécontentement qu’ils ont contre nous.

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Texte 1315, année 1633, 5 mars, la duchesse de Savoie (?) à Mazarin

Marie de Genève [la duchesse de Savoie ?] à Mazarin, Turin, 5 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 82. Original, de la main d’un secrétaire, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 126-127.

Monsieur,

Je suis extrêmement obligée à votre souvenir. Je rechercherai avec une grande passion les occasions de vous témoigner par mes services l’estime que je fais de vos semblables et souhaite que les affaires d’Italie vous donnassent encore de l’emploi de-deçà. Vous y seriez utile car l’absence est une mauvaise ménagère. Elle détruit ce qu’avec beaucoup de soins et services on [a] acquis. Si vous ne m’eussiez pas écrit que je vous mandasse des nouvelles, je ne l’eusse pas fait, mais il [ne] faut rien celer à ces amis. 

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Texte 1314, année 1633, 5 mars, l’évêque de Pamiers à Richelieu

Henri de Sponde, évêque de Pamiers, à Richelieu, Foix, 5 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 287-288. Original autographe. Suscription au f° 288 v° : « à Monseigneur, Monseigneur l’éminentissime cardinal duc de Richelieu ». Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 124-125.

Monseigneur,

Il y a quelques jours que je fus prié par Monsieur de Beljambe, qui était à Castelnaudary1, lui faire entendre l’état des fortifications et démolitions de la ville de Mazères en ce comté de Foix pour ce qu’il importait au service du Roi. L’ayant fait selon la connaissance que j’en avais, il me récrivit qu’il serait à propos que j’en donnasse avis à la Cour. Je ne le puis mieux faire qu’à vous, Monseigneur, qui par votre prudence et autorité pouvez parfaitement en connaître l’importance et y donner l’ordre nécessaire. 

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  1. Voir le courrier que Jean-Baptiste Carré adresse à Richelieu, le 23 juin 1633, translation publiée en ligne, texte 335. [↩]

Sponde (Jean de)

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Jean de Sponde (1594-1643), né à Mauléon, est le fils de Jean de Sponde (1557-1595), président au présidial de La Rochelle, auteur de poèmes, qui a abjuré le protestantisme peu avant sa naissance, et d’Anne Le Grand. Il est le neveu de l’évêque de Pamiers, Henri de Sponde (1568-1643).

En 1633, Henri de Sponde envisage de se démettre de son évêché en sa faveur. La résignation est acceptée par le Roi en février 1634, mais elle est refusée par Rome, qui ne l’accepte qu’en 1641, alors même qu’il a quitté Pamiers et réside à Paris. 

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Texte 1311, année 1633, 3-4 mars, procès-verbal de l’interrogatoire de Gabriel Lavenard mené par Michel Charpentier

Procès-verbal de l’interrogatoire de Gabriel Lavenard mené par Michel Charpentier, 3-4 mars 1633.

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Mise à jour du 15 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 74-81. Copie dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 120-124.

Au cours des années 1620-1630, les juristes et érudits au service de Louis XIII et de Richelieu essaient d’établir la légitimité du droit de nomination aux bénéfices ecclésiastiques que le Roi s’est arrogé dans le Barrois. Sous cet angle, sont engagées de vives discussions autour des concordats et des droits régaliens dont bénéficient les titulaires de grandes charges ecclésiastiques. Théodore Godefroy commence à réunir une série de documents : Mémoires concernant le duché de Bar, le marquisat du Pont-à-Mousson et la manière dont on a pourvu aux abbayes du Barrois ((Le recueil est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France, coll. Cinq-cents de Colbert, vol. 439, f° 202 et suivants. Le volume est composé par Théodore Godefroy entre 1627 et 1635 et comprend 512 folios.)). « Pour la Lorraine, les bénéfices sont a parte regni et mor [sic] de regno ; le pays est d’obédience et hors du royaume. Le Roi n’a pas d’indult particulier pour cet effet […]. Hommage et ressort sont les seuls devoirs du duc… les droits de régale ont été spécifiés dans les concordats ; n’étant point fait mention du droit de nomination, il s’ensuit que le Roi se l’est réservé (il est d’ailleurs inaliénable) »1. Louis XIII bénéficierait donc de l’absence de textes ou d’accords, et aurait acquis le droit de nomination par l’usage. La Lorraine, en conséquence, a été assimilée à un pays d’obédience. En vertu des prérogatives françaises, Michel Charpentier, président royal à Metz, pourvu d’une charge de président à mortier au parlement érigé en la même ville en 1633, instruit ici, dans le cadre de sa charge de président royal et avant l’entrée en fonction effective de la nouvelle cour de justice, le procès d’un religieux de l’abbaye d’Écurey (au diocèse de Toul, aujourd’hui commune de Montiers-sur-Saulx), Gabriel Lavenard, qui aurait proféré des menaces de mort  à l’encontre de Richelieu. Gabriel Lavenard est emprisonné à Marsal. Michel Charpentier écrit également à Léon Bouthillier, le 9 mars, à ce propos2.

Voir aussi le texte 1339 à venir, 

Continuation des confrontations commencées le huitième février mille six cent trente-trois par nous, Michel Charpentier, conseiller du Roi en ses conseils d’État et privé, et président de la justice de Metz, Toul et Verdun, des témoins par nous ouïs ès informations du septième dudit mois de février et autres jours en suivant, en exécution de l’arrêt du conseil privé du Roi, et commission sur icelui à nous adressée, du onzième décembre dernier, à la requête de Nicolas Desmichel, sieur de Beauregard, dénonciateur, à l’encontre de Gabriel Lavenard, religieux profès de l’abbaye d’Écurey, accusé et prisonnier. Du jeudi troisième jour de mars mille six cent trente-trois, quatre heures de relevée, en la chambre des prisons de la ville de Marsal, par nous président susdit.

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  1. Aphonse Schmitt, Le Barrois mouvant au XVIIe siècle (1624-1697), Bar-le-Duc, 1929, numéro spécial des Mémoires de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar-le-Duc et du musée de géographie, tome 47 (Vesérie, tome VIII), 1928-1929, p. 61-62. [↩]
  2. Le courrier est conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 13, f° 21-22. [↩]

Lavenard (Gabriel)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 16 juin 2026

Gabriel Lavenard est un religieux de l’abbaye cistercienne d’Écurey, entre Morley et Montiers-sur-Saulx, au diocèse de Toul, qu’il intègre vers 1618.

Au tout début des années 1620, il quitte l’établissement pour s’enrôler au régiment de Jean de Nettancourt-Vaubecourt, au sein duquel il porte les armes pendant deux ans. Il retourne cependant à l’état ecclésiastique et regagne l’abbaye d’Écurey.

Fin 1632, il est dénoncé par Nicolas Desmichel, seigneur de Beauregard, gruyer des bois de l’établissement religieux, pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Richelieu. Arrêté, il est emprisonné à Marsal. On trouve un extrait du procès-verbal de l’instruction menée à son encontre, en février-mars 1633, par Michel Charpentier, président à mortier au parlement de Metz, dans la correspondance et les papiers d’État de Richelieu1.  Convaincu d’apostasie, de violences, et de menaces de mort visant le cardinal-ministre, dégradé par Martin Meurisse, il est condamné à mort et exécuté le 22 mars 1633, en la capitale évêchoise2.

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  1. Translation publiée en ligne, texte 1311. [↩]
  2. Voir le texte 1339 et le texte 1340. [↩]

Texte 1307, année 1633, 1er mars, Louis Petit à Louis XIII

Louis Petit, général de l’ordre des Trinitaires (Mathurins), à Louis XIII, 1er mars 1633. 

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 69-73. Original non signé, ou copie de la main d’un secrétaire, dont la transcription a été publiés dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 116-119.

Sire,

Remontre en toute humilité Frère Louis Petit, docteur en Droit, général de tout l’ordre de la Sainte-Trinité et Rédemption des Captifs, très humble et très obéissant et très fidèle sujet de Votre Majesté, qu’ayant été élu à cette charge au chapitre général en l’an 1612, en la maison de Cerfroid, chef et mère de tout l’ordre, au diocèse de Meaux en Brie, par les pères des quatre provinces capitulaires, de temps immémorial et par longue et non interrompue possession, assemblées à cet effet audit lieu, savoir la province de France, la province de Champagne, la province de Picardie, Pays-Bas et Basse-Allemagne, et la province de Normandie, suivant les antiennes constitutions dudit ordre, il aurait été reconnu et obéi en telle qualité jusqu’à présent, non seulement par les susdites provinces capitulaires, mais aussi en toutes les provinces d’Italie, Sicile et Sardaigne, et en tous les royaumes d’Espagne, pleinement et absolument suivant la règle et les constitutions de cet ordre et en suite de la confirmation de son élection canonique donnée par le pape Paul V, sans que pourtant elle lui fût autrement nécessaire selon la même règle qui lui donne pouvoir plein et entier de librement administrer et gérer les affaires dudit ordre par vertu de son élection <…> « Electio majoris major vero minister electus fuerit ipsius ordinis curam plene habeat et libere » ce sont les mots de la règle.

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