Archives par étiquette : infanterie

Blé (Jacques du, marquis d’Uxelles)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jacques du Blé († vers le 20 mai 1629), marquis d’Uxelles (ou Huxelles), est le fils d’Antoine du Blé († 1616), baron d’Uxelles, gouverneur de la ville et du château de Chalon-sur-Saône, lieutenant pour le Roi au gouvernement du Chalonnais (portion du gouvernement de Bourgogne), et de Catherine Aimée de Bauffremont.

Capitaine sous l’autorité de son père, il est à son tour, sur la démission de ce dernier en sa faveur en 1611, gouverneur du Chalon et lieutenant pour le Roi au gouvernement du Chalonnais (par lettres de provision en date du 13 février)1. Il est reçu la même année conseiller d’honneur au parlement de Dijon2.

Il est placé à la tête d’une compagnie d’ordonnance (ou compagnie d’hommes d’armes) en 1613, et obtient une charge de conseiller d’État par brevet du 14 février 1615. Il prend part à la campagne militaire menée par Louis XIII en Guyenne en 1615 et 1616.

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  1. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, voir p. 83-84. [↩]
  2. Les lettres dont il bénéficie portent la date du 2 mars 1622 : ibidem. [↩]

Schulemberg (Jean de, comte de Montdejeu)

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Mise à jour du 9 juin 2026

Jean de Schulemberg (v. 1598 – † mars 1671), comte de Montdejeu (Mont-de-Jeux), originaire des Ardennes, est le fils de Jean de Schulemberg, seigneur de Montdejeu, qui commandait une compagnie de chevau-légers au siège d’Amiens en 1597, et d’Anne d’Averhoult1.

Le comte de Montdejeu débute une brillante carrière militaire à seize ans, en Piémont, en 1614, comme cornette d’Henri de La Tour d’Auvergne, prince de Sedan,. Il conduit alors cinq cents cavaliers au secours de Verceil et se distingue comme le seul officier à entrer dans la place.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie lui offre en récompense un emblème (enseigne) de diamants.

Capitaine de chevau-légers en 1619, il est envoyé par le duc de Bouillon au Palatin Frédéric V, éphémère roi de Bohême, et participe à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620).

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  1. Père Anselme de Sainte-Marie et alii, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France… troisième édition, tome septième, Paris, par la Compagnie des Libraires associés, 1733, p. 589-590. [↩]

Quincey (Joachim de)

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Joachim de Quincey († 1659), comte de Quincey1, embrasse la carrière des armes et prend part à la bataille de la Montagne Blanche, non loin de Prague, le 8 novembre 1620.

En 1621, il se trouve au siège de Saint-Jean d’Angély (mai)2 et au siège de Montauban à l’automne ; puis, en 1622, au combat de l’île de Ré et au siège de Royan (mai)3. Le 20 août suivant, Joachim de Quincey est fait cornette de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy4, puis il prend part au siège de Montpellier.

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  1. ou Quincé, aujourd’hui à La Baroche-sous-Lucé, départements de l’Orne, au sud-est de Domfront, à la limite de la Mayenne ; « Quinci » dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 488. [↩]
  2. Edme-Jacques Genet (éd.), Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de de la Gazette de France depuis son commencement en 1631…, Paris, imprimerie de la Gazette de France, 3 volumes, 1766-1768, tome troisième, p. 177. [↩]
  3. Voir la notice biographique que lui consacre M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 59-61. [↩]
  4. Bertrand Thierry des Épesses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 161. [↩]

Nogaret de La Valette (Jean-Louis, dit “le chevalier de La Valette”)

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Jean-Louis de Nogaret de La Valette († 1650), dit « le chevalier de La Valette », est l’un des fils illégitimes de Jean-Louis de Nogaret de La Valette, (1554-1642), duc d’Épernon.

Il est le demi-frère d’Henri de Nogaret de La Valette (1591-1639), comte puis duc de Candale ; de Bernard de Nogaret (1592-1661), duc de La Valette puis duc d’Épernon après leur père ; de Louis de Nogaret (1593-1639), cardinal de La Valette ; il est encore probablement le frère de Louise de La Valette († 23 décembre 1647), abbesse de Sainte-Glossinde de Metz , fille de Diane d’Estrées (1566-1618) ; le frère ou le demi-frère de Louis de La Valette († 10 septembre 1679), coadjuteur de l’évêque de Mirepoix en 16281 puis évêque de Mirepoix à la suite de Pierre de Donnaud († 1630), évêque de Carcassonne en 1655 ; de Bernard de La Valette, prieur de Bellefonds ; et de N… cordelier2. 

Peut-être la mère du chevalier de La Valette est-elle, comme celle de Louise de La Valette, Diane d’Estrées, car en 1629 le maréchal François Annibal d’Estrées profite d’un courrier dépêché à la Cour par le chevalier de La Valette pour écrire à Richelieu, attestant de leur proximité3. 

Il embrasse la carrière des armes comme mestre de camp d’un régiment d’infanterie, sur la démission de Timoléon d’Espinay, marquis de Saint-Luc, en vertu d’une commission en date du 4 juillet 16214. Il sert alors, à la tête de ses contingents dans l’armée de Saintonge menée par son père et prend part alors au blocus de La Rochelle puis à l’investissement de l’île de Marans, dont il obtient le gouvernement.

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  1. Ses lettres de provision sont en date du 28 mai 1629, voir à son sujet Joseph Bergin, The Making of The French Episcopate (1589-1661), New-Haven & London, Yale University Press, 1996, p. 652. [↩]
  2. Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique…, 18e édition, tome huitième, Amsterdam, chez P. Brunel et alii, Leyde, chez S. Luchtmans et C. Haak, La Haye, chez P. Gosse et alii, Utrecht, chez E. Neaulme, 1740, p. 20 de la lettre V. [↩]
  3. L’analyse de la missive a été publiée dans Pierre Grillon (éd.), Les Papiers de Richelieu, section politique intérieure, correspondance et papiers d’État. Tome IV : 1629, Paris, A. Pédone, 1980, p. 48-49. [↩]
  4. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 44. [↩]

Schmidberg (Louis de)

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Le colonel Louis de Schmidberg (ou Schmitberg), au service de la Suède et du rhingrave Othon-Louis de Salm-Kyrbourg, dirige, en  1634, le blocus de la place de Philippsbourg, propriété de l’archevêque de Trèves, que son gouverneur, le colonel Bamberg, abandonne faute de vivres, alors que Philippe-Christophe von Sötern souhaitait la placer sous la protection française, comme Ehrenbreitstein.

Commandant de Philippsbourg au nom de la reine Christine de Suède, le colonel Schmidberg cède ses fonctions à Pierre Isaac Arnauld de Corbeville en septembre 16341.

Schmidberg lève pour la France, par commission en date du 19 janvier 1635, un régiment d’infanterie allemand. Au cours de l’année, il suit les pérégrinations de l’armée du duc Bernard de Saxe-Weimar, sous l’autorité duquel il est placé. Comme le comte de Chalencey aux côtés du cardinal de La Valette, il combat dans le Saint Empire et en Lorraine.

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  1. Voir le mémoire que le maréchal de La Force  adresse au comte de Chavigny, suivi du projet de réponse de ce dernier, Bouxwiller, 4 octobre 1634, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, t. 2, p. 253-254. Voir aussi Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), “La raison de guerre” : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2016, p. 99-100. [↩]

Le Loup (Claude, baron de Bellenave)

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Claude Le Loup, baron de Bellenave, est le fils de Blain Le Loup et de Charlotte de Bellenave. Il sert d’abord comme lieutenant et capitaine d’un vieux corps. En 1633, il combat en Lorraine sous les ordres du maréchal de La Force. Début novembre, dans le contexte de la signature, le 20 septembre, du traité de Charmes imposé par Louis XIII au duc Charles IV, Richelieu donne ordre de déplacer à Liverdun huit de ses compagnies qui se trouvaient à Metz1.

Selon M. Pinard, c’est par commission du 3 juillet 1634, qu’il lève un régiment d’infanterie à son nom et prend part, à sa tête, au siège de La Mothe, ainsi qu’aux combats qui se déroule à Heidelberg et à Philippsbourg. Ses contingents se trouvent à cette époque sur les mêmes terrains d’affrontement que ceux du baron de Navailles.

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  1. Richelieu à Louis XIII, Sézanne, 5 novembre 1633, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome IV, p. 495-496. Richelieu écrit le même jour au maréchal de La Force de donner ordre au baron de Bellenave et à ses capitaines de passer leurs compagnies à cent hommes et de ne pas y utiliser de Lorrains, ibidem, p. 781. [↩]

Bochart (Pierre, seigneur du Ménillet)

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Pierre Bochart, seigneur du Ménillet, gentilhomme originaire de Champagne, est le fils de Christophe (ou Matthieu) Bochart, seigneur du Ménillet, et de Jeanne de Forges. De religion protestante, il est d’abord capitaine au régiment de Champagne1.

Il lève, en qualité de mestre de camp, un régiment d’infanterie portant son nom vers 1633. À la tête de ses contingents, il sert dans les rangs de l’armée du roi de France envoyée à Trèves2.

En 1634, il sert en Lorraine et dans les Trois-Évêchés sous les ordres du maréchal de La Force : son régiment d’infanterie se compose de 900 hommes3. Au printemps, le régiment de Ménillet se trouve dans les Trois-Évêchés, puis en juillet ses effectifs sont dispersés, une compagnie est envoyée au siège de La Mothe et une autre à Lure4. À l’automne, deux compagnies du régiment de Ménillet se trouvent encore à La Mothe, une à Lure, une à Magdebourg, une à Rocroi et une à Lauterbourg5.

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  1. Eugène et Émile Haag, La France protestante ou vies des Protestants français…, tome II, Paris, chez Joël Cherbuliez, 1847, p. 318. [↩]
  2. Voir le courrier que le comte de Bussy adresse au marquis de Saint-Chamond, de Trèves, le 25 juillet 1633, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 330. [↩]
  3. Décompte des armées de Louis XIII engagées en Lorraine en 1634, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, tome II, p. 474. [↩]
  4. Voir le mémoire du maréchal de La Force, de Metz, le 14 mars 1634 ; le mémoire de Claude de Bullion et de Claude Bouthillier, juin ou juillet 1634 ; la lettre du maréchal de La Force au comte de Chavigny, du camp devant La Mothe, le 11 juillet 1634, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, ouvrage cité, tome I, p. 353-354 ; tome II, p. 14-15 et p. 39. [↩]
  5. Mémoire du maréchal de La Force, du camp de Landau-in-der-Pfaltz, 16 octobre 1634, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, ouvrage cité, tome II, p. 284-288. [↩]

La Pouëze (Monsieur de)

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M. de La Pouëze (ou La Poise, La Poyze) est le premier capitaine d’une compagnie d’infanterie au régiment créé par Timoléon Congressans du Plessis-Juigné (ou Plessis-Joigny) en 1625. Il mène ses hommes en Languedoc durant l’été et l’automne 1632 pour s’opposer aux troupes du duc d’Orléans et du duc de Montmorency, qui ont pris les armes contre l’autorité royale, et prend part au siège de Béziers.

Le 8 octobre, déjà âgé, il est bénéficiaire de la somme de 900 livres « pour ses gages et appointements1, et est promu mestre de camp du régiment où il combattait2. M. du Plessis-Juigné ayant trouvé la mort au cours de la campagne, le régiment prend alors le nom de La Pouëze ou de Saint-Offange.

Il est à noter que M. de La Pouëze est dit « baron de Saint-Offange » par le général Susane qui précise qu’il est alors « vieil officier »3.

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  1. « Ordre de payer…. » donné par Louis XIII, de Montpellier, le 8 octobre 1632, cité par André Joubert, Les Armes, les livres, les papiers et le mobilier de François de Saint-Offange, ligueur angevin au temps de Henri IV, Angers, Germain et G. Gressin, 1891, p. 31. André Joubert n’identifie pas M. de La Pouëze. Le document qu’il cite, ainsi que ceux évoqués ci-dessous d’après les extraits qu’il en donne, étaient conservés avec les papiers laissés par François de Saint-Offange, seigneur de Hurtault, seigneur de La Pouëze (par son épouse), après son décès vers le mois de novembre 1607. [↩]
  2. Général Louis Susane, Histoire de l’infanterie française, Paris, librairie militaire de J. Dumain, 1876, 5 volumes, tome troisième, tome troisième, p. 363, p. 365. [↩]
  3. Ibidem, p. 365. [↩]

Saint-Offange (Philippe de, seigneur de La Pouëze)

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Philippe de Saint-Offange (1597-1678), écuyer, seigneur de La Pouëze (ou La Poize, La Poyze, La Poise, aujourd’hui commune de La Poitevinière), de La Jousselinière (aujourd’hui commune du Pin-en-Mauges) etc., est le fils de François de Saint-Offange († vers novembre 1607), seigneur de Heurtault (ou Hurtault), capitaine puis gouverneur de Rochefort-sur-Loire avec son frère, Amaury de Saint-Offange († après 1622), seigneur de La Houssaye, et de Marie de Brie, dame de La Pouëze, veuve à la fin de l’année 1607, alors que leurs trois enfants, Philippe, Renée et Jeanne sont mineurs et placés sous la curatelle de Louis de Cuissart, seigneur du Pin.

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Damas (Jacques de, comte de Chalencey)

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Jacques de Damas († 1641), comte de Chalencey, est le fils cadet de François de Damas († 1615), baron de Thianges et de Chalencey, et de Françoise Palatin de Dio (ou Dyo). Il est aussi le frère de Charles de Damas († 1638), comte de Thianges, lieutenant général de Bresse, Bugey et Charolais en août 1631, maréchal des camps et armées du Roi en 1636. Il est enfin le cousin germain de l’abbé de Coursan et l’oncle de François Léonor Palatin de Dyo, comte de Montpeyroux (ou Montperroux).

Jacques de Damas, comte de Chalencey, embrasse, comme son frère aîné, la carrière des armes. Il sert d’abord dans un vieux corps, et, à la fin de l’année 1632, se voit confier un courrier destiné à Richelieu par les surintendants des finances, Claude de Bullion et Claude Bouthillier1.

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  1. Claude Bouthillier à Richelieu, Saint-Germain-en-Laye, 22 décembre 1632, translation publiée en ligne, texte 1164. [↩]