Archives par étiquette : municipalité

Lagrange (Jean de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jean de Lagrange, docteur en Droit et avocat, exerce les fonctions de premier consul de Nîmes au printemps 1620 : il est alors député des protestants de la ville, auprès du duc de Montmorency, à Privas1.

Le 5 juillet 1632, Jean de Lagrange adresse une lettre de courtoisie à Michel Particelli d’Hémery, que ce dernier transmet à Richelieu : il s’y déclare client du maréchal d’Effiat2.

Textes 877, 884, 901,

  1. Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Vivarais et de Velay…, Paris, Grassart, 1888, 2 volumes, voir au volume premier, p. 252. [↩]
  2. Voir Jean de Lagrange à Michel Particelli d’Hémery, Nîmes, 5 juillet 1632. Manuscrit conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 802, f° 262. Document recensé, non-transcrit. Et la lettre de Michel Particelli d’Hémery à Richelieu, Pézenas, 7 juillet 1632, translation publiée en ligne, texte 877. [↩]

Fabert (Abraham, seigneur des Moulins)

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Mise à jour du 15 juin 2026

Abraham Fabert († 1638), seigneur des Moulins, non loin de Metz, est le fils de Mangin Fabert, seigneur de Chonville, et de Florentine de Fullaine1.

Il exerce la profession d’imprimeur juré ordinaire de Metz : il imprime notamment, en 1610, le Voyage du Roy à Metz, puis en 1613 les Coutumes de Metz2.

Attaché au service du duc d’Épernon dès 1583, il oeuvre dès cette époque au renforcement des intérêts français dans les Trois-Évêchés.

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  1. Jules Bourelly, Le maréchal Fabert (1599-1662), 1ère partie 1599-1652, Paris, Didier et Cie, 1880, p. 411. [↩]
  2. Gaston Zeller, La réunion de Metz à la France (1552-1648). Paris : Les Belles-lettres, 1926, 2 vol., tome II, p. 194-195, et p. 205. [↩]

Bague (Isaac)

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Mise à jour du 15 juin 2026

Isaac Bague exerce les fonctions de maître-échevin de la ville de Metz du 2 juillet 1630 au 4 décembre 16311.

Il siège, avec les fonctions d’assesseur, aux côtés de Michel Charpentier, lors du procès instruit contre Gabriel Lavenard au début de l’année 16332.

Texte 1339, 

  1. Ch. Robert, Recherches sur les monnaies et jetons des maîtres-échevins…, Metz, Nouvian, 1853, p. 64. [↩]
  2. Voir la pièce du procès de Gabriel Lavenard, rédigée à Metz, 22 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1339. [↩]

Paulo (Jean de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jean de Paulo (ou de Paule) appartient à une famille messine. Il est d’abord le conseiller d’Abraham Fabert père, seigneur des Moulins, lors du mandat de maître-échevin de la ville de Metz que ce dernier exerce de juillet 1632 à septembre 1633. Il est alors l’un des assesseurs désignés pour l’instruction du procès de Gabriel Lavenard menée par Michel Charpentier au début de l’année 16331. Il est nommé avocat au parlement de Metz le 6 février 1634 puis lieutenant particulier au bailliage de Metz le 18 juin 16412.

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  1. Voir la pièce du procès de Gabriel Lavenard, Metz, 22 mars 1633, translation à venir en ligne, texte 1339. [↩]
  2. Emmanuel Michel, Biographie du parlement de Metz, Metz, chez Nouvian, 1853, p. 407. [↩]

Praillon (Philippe)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 15 juin 2026

Philippe Praillon (1582-1645), seigneur de Tragny et de Sorbey, est le deuxième fils de Jacques Praillon († 1623), maître-échevin de la ville de Metz en 1578, 1588, et 1604, secrétaire germanophone du roi Henri III1, et de Salomé Pierrot.

Il choisit d’abord la cléricature et est fait chanoine de la cathédrale de Metz en 1597. Il retourne cependant à l’état laïc en 1605 et épouse Anne Hellotte († août 1638).

Comme son père, Philippe Praillon est d’abord aman de la paroisse Saint-Marcel (à une date inconnue, avant 1605) et l’un des membres du conseil des Treize de la ville de Metz : il siège en cette qualité, avec les fonctions d’assesseur, aux côtés de Michel Charpentier, lors du procès instruit contre Gabriel Lavenard au début de l’année 16332. Toujours comme son père, il est élu maître-échevin de la ville de Metz en septembre 1633 et ne quitte ses fonctions qu’en juin 1637.

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  1. Martin Meurisse, Histoire des évesques de l’Église de Metz, Metz, par Jean Antoine, 1634, p. 649. [↩]
  2. Voir la pièce du procès de Gabriel Lavenard, rédigée à Metz, 22 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1339. [↩]

La Croix de Castries (Henri de, seigneur de Sueilles)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 31 août 2026

Henri de La Croix de Castries, seigneur de Sueilles (ou Sueilhes), est le fils de François de La Croix de Castries, seigneur de Saint-Brès, et de Jeanne d’Adhémar, dame de Sueilhes. De confession catholique, il est colonel au régiment de Languedoc, et a été élu une première fois premier consul de Montpellier en 1625. 

Sous l’autorité du duc de Montmorency, il commande un régiment mais retourne après 1632 au service du roi de France.1.

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  1. Mémoire du duc d’Halluin destiné au cardinal de Richelieu, février 1635, Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu : correspondances croisées, 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2020, p. 78 [↩]

Eslys (Adam, seigneur de La Renardière)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Adam Eslys, seigneur de La Renardière (ou Regnardière), exerce d’abord la charge d’avocat au présidial d’Angers. Il est élu maire de la ville le 1er mai 1633 et conserve ses fonctions jusqu’au 1er mai 1635.

En septembre 1634, Louis XIII confirme par lettres patentes le privilège de noblesse concédé en février 1474 aux maire et échevins de la ville d’Angers, lors de la création de la municipalité1.

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  1. Les lettres patentes prises par Louis XIII ont été publié dans Monsieur Robert (éd.), Recueil des privilèges de la ville et mairie d’Angers…, Angers, Louis-Charles Barrière, 1748, p. 170. [↩]

Boyer (Barthélemy de, seigneur de Camprieu)

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Barthélemy de Boyer (ou Boyers) († 1680), écuyer, seigneur de Camprieu et de Castelrey (ou Castel-Rey), appartient à une famille protestante languedocienne. Il est le fils aîné de Jean de Boyers, seigneur de Camprieu, Saint-Jean-de-Ceyrargues, Le Rey, Bertranens, etc., conseiller politique du Vigan en 1595, et de Madeleine de Mandagout. Il est aussi le frère de Jacques de Boyer, seigneur de Lagrenier, consul du Vigan en 1623 et 1631, et de Jean de Boyer, avocat, coseigneur d’Odars, élu capitoul de Toulouse en 1635.

En 1629, Barthélemy de Boyer de Camprieu apporte son concours à son père pour réprimer les protestants de Saint-Pargoire, du Pouget, de Vandémian et de Saint-Jean-de-Blaquières : père et fils, bien que coreligionnaires, accusent ces derniers d’avoir détruit leurs biens sis en la viguerie du Vigan, et leur imposent une lourde compensation financière.

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Texte 1261, année 1633, 22 février, Jean de Bertier de Montrabé à Richelieu

Jean de Bertier de Montrabé à Richelieu, Toulouse, 22 février 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 283. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 101-102.

Le premier président au parlement de Toulouse défend un arrêt pris par l’assemblée afin de limiter les exactions des soldats licenciés après la bataille de Castelnaudary (1er septembre 1632) et intercède en faveur d’un candidat au capitoulat. Les villes et bourgs fortifiés des provinces méridionales du royaume bénéficient en effet de franchises particulières et de statuts municipaux qui réservent à un corps d’élus, les consuls, ou capitouls à Toulouse, une gestion quasi autonome. Le courrier de Jean de Bertier de Montrabé établit cependant le contrôle exercé par le pouvoir royal sur le processus de désignation des capitouls de Toulouse, et le souci du signataire de faire état de sa loyauté.

Monseigneur,

Si on se plaint d’un arrêt que le Parlement a donné pour empêcher que les troupes des gens de guerre, qui, par ordre, avaient quitté ce Haut-Languedoc, ne reviennent pas sans ordre achever de le ruiner, je vous supplie très humblement, Monseigneur, agréer que M. de Bautru vous fasse entendre les raisons du Parlement.

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Bourdès (Pierre)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, article soumis à droits d’auteur

Pierre II Bourdès (ou de Bourdès, Bourdet) (1592-1655) est le fils de Pierre Bourdès († 1598) et de Louise de Gayrard, et marchand-drapier toulousain.

En 1633, Jean de Bertier de Montrabé intercède en sa faveur auprès de Richelieu dans le cadre de la validation par le Roi d’une liste de candidats au capitoulat de Toulouse proposée par la ville1. Il n’est cependant élu, en qualité de bourgeois du quartier la Daurade, que l’année suivante2. 

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  1. Jean de Bertier de Montrabé à Richelieu, Toulouse, 22 février 1633, translation publiée en ligne, texte 1261. [↩]
  2. Alphonse Brémond, Nobiliaire toulousain…, Toulouse, Bonnal et Gibrac, 1863, p. 129. [↩]