Archives par étiquette : Normandie

Texte 1336, année 1633, 21 mars, Baris et Miromesnil à Richelieu

Baris et Miromesnil à Richelieu, Rouen, 21 mars 1633.

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 26. Original de la main de Baris, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 142.

Monseigneur,

Nous avons reçu celle que vous nous avez fait l’honneur de nous écrire du quinzième du présent le vingtième du mois seulement, par laquelle il vous a plu nous mander que les Portugais1 qui sont allés à Paris n’obtiendront aucune chose qui nous puisse lier les mains d’exécuter notre commission et que vous nous avez fait cette faveur de faire entendre au Roi que nous ne manquerons de soin ni de diligence pour bien éclaircir l’affaire par laquelle nous sommes en cette ville.

Continuer la lecture

  1. Voir aussi le texte 1258. []

Dyel (Jacques, seigneur de Miromesnil)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 11 juin 2026

Jacques Dyel, seigneur des Hameaux et de Miromesnil (ou Miroménil, Mirosménil selon Emmanuel Michel à la référence ci-dessous), est le fils de Jean Dyel, seigneur des Hameaux, de Miromesnil et de Beaunay, et de Nicole Leclerc de Lesseville. 

D’abord avocat et conseiller au parlement de Rouen, il accède à la charge de premier président en la cour des aides de Rouen en 1590, puis il est conseiller au parlement de Normandie et maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du Roi en 1631. 

En janvier 1633, il est pourvu de la charge de président à mortier au parlement de Metz, au moment de la création de la cour de justice. Le 7 juillet suivant, il reçoit, en cette qualité, commission de Louis XIII, en même temps que Antoine Dreux d’Aubray, Jacques Lefebvre de Caumartin et Antoine Barrillon de Morangis, de procéder à l’installation du parlement de Metz sous l’autorité d’Antoine de Bretagne

Continuer la lecture

Malherbe (Étienne de, seigneur d’Amanville)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Étienne de Malherbe († 1651), seigneur d’Amanville, écuyer, est le fils François de Malherbe (v. 1560 – † après 29 juin 1635), seigneur d’Aigres, et de Françoise Le Gallois.

En mars 1633, Monsieur d’Amanville apparaît dans la correspondance de Richelieu comme capitaine au régiment d’infanterie levé par Jean de Schulemberg, comte de Montdejeu, envoyé combattre, sous l’autorité du comte de Bussy, dans la région de Coblence et au siège d’Andernach1.

Continuer la lecture

  1. Voir la lettre que le comte de Bussy adresse à Richelieu, de Coblence, le 14 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1331. []

Hallé (Barthélemy, dit “le père d’Orgeville”)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Barthélemy Hallé († 1636), dit « le père d’Orgeville », seigneur de Pitres, de Berselon et d’Orgeville (en Vexin), est le troisième fils de Jacques Hallé († 1632), écuyer, seigneur de Cantalou, Orgeville, Flipou, Vatteport, Amfreville, du Busc, du Val, Berselon (ou Bercelou) et Pitres, et de Geneviève Damiens.

Il est le frère de Jacques Hallé (1587-1654), écuyer, seigneur de Cantelou, Amfreville, Vatteport, Pitres et Boiturgis, conseiller au parlement de Normandie, qui a épousé Marie Gavion ; de Pierre Hallé, conseiller au parlement de Paris, qui a épousé Anne Danès ; de Jean Hallé, seigneur de Flipou et d’Orgeville en partie, conseiller en la cour des Aides de Normandie ; de Gilles Hallé, seigneur d’Amfreville-la-Voie, capitaine au régiment des gardes du Roi ; d’Isabeau Hallé, qui a épousé Jacques de Hommets, seigneur de Guichainville, maître des Comptes à Rouen ; et de Madeleine Hallé, qui a épousé Pierre de Tiremois († 11 novembre 1636), seigneur d’Hautenœ et du Mont-Lambert, conseiller au parlement de Rouen.

Barthélemy Hallé d’Orgeville choisit la carrière ecclésiastique et devient prêtre, prieur de Saint-Laurent de Ribeuf, archidiacre d’Eu, chanoine de l’église de Rouen. Il accède aux fonctions de promoteur général de l’archevêché de Rouen au tribunal de l’officialité normande en 1618, qu’il conserve jusqu’à sa mort.

Continuer la lecture

Texte 1258, année 1633, 16 février, le président de Grémonville à Richelieu

Le président de Grémonville à Richelieu, Rouen, 16 février 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 8 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 196. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 97-98.

Monseigneur,

J’ai appris que l’on aurait donné quelque mauvaise opinion au Roi et à vous de mes actions au préjudice de l’obéissance que je lui dois, et que je lui ai rendue toute ma vie sur le sujet de l’affaire des Portugais, en laquelle je me suis conduit avec toute modération, et que l’on m’accuse de n’avoir pas obéi aux arrêts du Conseil1. Il y a long que je sais le respect que je dois à ce qui vient de la part de Sa Majesté et de son Conseil. Et si je n’y ai pas déféré si promptement, comme j’eusse fait en une autre occurrence, ç’a été à cause de l’importance de l’affaire que savais vous devoir être représentée par Monsieur le procureur général [au parlement de Paris, Mathieu Molé] qui était auprès de vous, y ayant lieu d’espérer que lors que Sa Majesté et vous seriez pleinement informés de la conséquence de cette affaire, et comme le Parlement qui [ne] procédait que pour la gloire de Dieu, le service du Roy et le bien public, vous la pourriez faire renvoyer et qu’en ce cas, l’on y eût procédé avec tant de soin et de justice que l’on eût suffisamment découvert tout ce qui était de la tête des juifs, de quoi le Roy eût eu de quoi faire paraître les effets de sa piété et de sa miséricorde en les châtiant ou leur donnant leur grâce et vous, Monseigneur, votre prudence et zèle envers Dieu. 

Continuer la lecture

  1. Baris et Miromesnil à Richelieu, le 21 mars 1633, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 142, translation publiée en ligne, texte 1336. []

Bretel (Raoul, seigneur de Grémonville, dit « le président de Grémonville »)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Raoul Bretel (ou de Bretel) († v. 1647), seigneur de Grémonville, dit « le président de Grémonville », est le fils aîné de Louis Bretel, dit « le président Lanquetot », président à mortier au parlement de Rouen, et de Françoise Le Roux d’Infreville1. Il est le frère de Claude Bretel, seigneur de Lanquetot, maître d’hôtel de Marie de Médicis entre 1611 et 1616, maître d’hôtel ordinaire en 1614, charge qu’il conserve jusqu’en 16312 ; et de Louis Bretel, archevêque d’Aix-en-Provence.

Conseiller au parlement de Normandie (1602), il accède, comme son père, à la charge de président à mortier au même parlement le 4 avril 1622.

En avril 1627, Richelieu lui adresse une lettre de remerciement pour l’enregistrement, au parlement de Normandie, des lettres patentes lui concédant la charge de surintendant de la navigation et du commerce de France3.

Continuer la lecture

  1. Voir François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, seconde édition, tome III, Paris, chez la veuve Duchesne et chez l’auteur, 1771, p. 162-163. []
  2. Pierre Grillon (éd.), Les papiers de Richelieu : section politique intérieure, correspondance et papiers d’État. Tome VI : 1931, Paris, A. Pédone, 1985, p. 596 ; Eugène Griselle, État de la maison du roi, de celles de sa mère, Marie de Médicis, de ses sœurs, Chrestienne, Élisabeth et Henriette de France…, Paris, P. Catin, 1912, p. 64 et 206. []
  3. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome II, p. 445 ; voir aussi Pierre Grillon (éd.), Les papiers de Richelieu, section politique intérieure, correspondance et papiers d’État. Tome II : 1627, Paris, éditions A. Pédone, 1977, p. 144 et p. 159. []

Quincey (Joachim de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Joachim de Quincey († 1659), comte de Quincey1, embrasse la carrière des armes et prend part à la bataille de la Montagne Blanche, non loin de Prague, le 8 novembre 1620.

En 1621, il se trouve au siège de Saint-Jean d’Angély (mai)2 et au siège de Montauban à l’automne ; puis, en 1622, au combat de l’île de Ré et au siège de Royan (mai)3. Le 20 août suivant, Joachim de Quincey est fait cornette de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy4, puis il prend part au siège de Montpellier.

Continuer la lecture

  1. ou Quincé, aujourd’hui à La Baroche-sous-Lucé, départements de l’Orne, au sud-est de Domfront, à la limite de la Mayenne ; « Quinci » dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 488. []
  2. Edme-Jacques Genet (éd.), Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de de la Gazette de France depuis son commencement en 1631…, Paris, imprimerie de la Gazette de France, 3 volumes, 1766-1768, tome troisième, p. 177. []
  3. Voir la notice biographique que lui consacre M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 59-61. []
  4. Bertrand Thierry des Épesses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 161. []

Texte 1232, année 1632, 3 février, Richelieu à Guillaume Robin

Richelieu à Guillaume Robin, Metz, 3 février 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Transcription publiée dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, t. IV, p. 254-255. Suscription : « à Monsieur, M. Robin, à Rouen ». 

Richelieu envoie une ordonnance au destinataire afin de transmettre des instructions aux garde-côtes de Normandie et prévenir de possibles agressions. La formule finale de politesse est tout à fait inhabituelle sous la plume de Richelieu.

M. Robin

J’ai eu avis que les ennemis du Roi ont fait des desseins sur les côtes maritimes de la province de Normandie, pour surprendre, s’ils peuvent, quelque place le long d’icelle. C’est pourquoi j’ai fait expédier une ordonnance générale à tous les garde-côtes de ladite province, pour faire une bonne et sûre garde sur lesdites côtes par ceux qui y sont sujets, chacun dans l’étendue de sa charge, afin de s’opposer à telles mauvaises entreprises. Je vous envoie ladite ordonnance pour la faire imprimer et collationner, et en envoyer une copie à chacun desdits garde-côtes pour les avertir de ce qu’ils auront à faire, à quoi vous ne manquerez incontinent la présente reçue. C’est, M. Robin, votre meilleur ami,

le cardinal de Richelieu.

À Metz, le 3 février 1632

Rouxel (Jacques, comte de Grancey et de Médavy)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jacques Rouxel (7 juillet 1603 – 20 novembre 1680), comte de Grancey (Grancey-le-Châtel, en Champagne, à la limite de la Franche-Comté) et de Médavy, est le cinquième fils de Pierre Rouxel (1562 – † 31 décembre 1617), baron de Médavy, mestre de camp d’infanterie, capitaine de gendarmes, maréchal de camp, gouverneur de Verneuil-sur-Avre et d’Argentan, lieutenant général en Normandie en 1594, selon Richelieu « de toutes les rébellions »1, et de Charlotte de Hautemer, comtesse de Grancey (Grancey-le-Châtel, aux confins de la Champagne et de la Franche-Comté). Par elle, il est le petit-fils du maréchal de Fervaques (ou Fervacques), Guillaume de Hautemer de Grancey, seigneurie érigée, avec celle de Châteauvillain, en sa faveur en duché-pairie en 1611. 

D’abord destiné à l’état ecclésiastique, il embrasse la carrière des armes après le décès de ses quatre frères aînés. Dès 1616, alors qu’il n’est âgé que de treize ans, son père obtient pour lui une compagnie de cavalerie de soixante lances2. Selon M. Pinard, Jacques Rouxel de Médavy de Grancey obtient le gouvernement d’Argentan en 1618, après la mort de son père, la ville de Verneuil-sur-Avre ayant été soumise à l’autorité du Roi par Charles de Valois, comte d’Auvergne.

Il prend part au siège du château de Caen en 1620 puis à la bataille des Ponts-de-Cé. En 1621, il contribue à la prise de Saint-Jean-d’Angély, à celle de Clairac, au siège de Montauban, ainsi qu’à la réduction de la place de Monheurt, saccagée par les troupes royales.

En 1622, après le siège de Royan, il se trouve, en qualité de lieutenant des chevau-légers du prince de Marsillac, aux combats livrés à Nègrepelisse, Saint-Antonin et Montpellier3.

Continuer la lecture

  1. Société de l’Histoire de France (pub.), sous les auspices de l’Académie française, Mémoires du cardinal de Richelieu, Paris, H. Laurens, 1908-1931, 10 volume, tome II [1616-1619], publ. sous la dir. de M. le baron de Courcel, par le comte Horric de Beaucaire, avec la collab. de Robert Lavollée, p. 146-147, à la date de 1617. []
  2. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, voir la notice biographique de Jacques Rouxel, comte de Grancey et de Médavy, au tome II, p. 589-594 ; Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome I, p. 320 note 2. []
  3. Voir Bertrand Thierry des Épessses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 210-211. []

Savary de Brèves (Gaston Jean-Baptiste)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Gaston Jean-Baptiste Savary de Brèves, « marquis de Brèves » selon Daniel Vidal1, est le fils cadet de François Savary (1560-1628), seigneur puis comte de Brèves, seigneur puis marquis de Maulévrier, ambassadeur de France à Constantinople, et d’Anne de Thou, dame de Chanteloup. Son frère, Camille Savary de Brèves, résigne en sa faveur, en 1632, l’abbaye de Montmajour, non loin d’Arles2.

Continuer la lecture

  1. Voir référence bibliographique ci-dessous. []
  2. Denis de Sainte-Marthe, Gallia Christiana, Parisiis, ex typographia Regia, 1715-1865, 16 volumes, tome I, col. 618. []