Archives par étiquette : Picardie

Aumont (Antoine d’, comte de Châteauroux)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau

Mise à jour du 10 septembre 2026

Antoine d’Aumont (v. 1562-1635), marquis de Nolay, comte de Châteauroux, titre sous lequel il est habituellement désigné à l’époque de Richelieu, et baron d’Étrabonne, est le fils de Jean VI d’Aumont, comte de Châteauroux, baron d’Estrabonne (Étrabonne) et de Chappes, maréchal de France, et de sa première épouse, Antoinette Chabot de Charny. Il est le frère de Jacques d’Aumont, baron de Chappes. Par ce dernier, le comte de Châteauroux est l’oncle de César d’Aumont (v. 1600-1661), marquis de Clairvaux, vicomte de La Guerche, dit le « marquis d’Aumont », gouverneur et lieutenant général de Touraine en 1650 et d’Antoine d’Aumont de Rochebaron, marquis de Villequier, puis duc d’Aumont, capitaine des gardes du Roi en 1632, maréchal de France en 16611.

Le comte de Châteauroux exerce la charge de gouverneur de Boulogne-sur-Mer et accède à la dignité de chevalier des ordres du Roi2.

À la fin de l’année 1630, il renseigne Richelieu sur les attitudes de Marie de Médicis par l’intermédiaire de Pierre Charbonneau, seigneur de Fortescuière3.

 

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  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, troisième édition, tome deuxième, Paris, chez Schlesinger frères, 1863, p. 47. [↩]
  2. Marquis de Chantérac (éd.), Journal de ma vie : mémoires du maréchal de Bassompierre, Paris, chez la veuve de Jules Renouard, 1870-1877, 4 volumes, voir au tome II, p. 61 note 2. [↩]
  3. Journal… de Richelieu, chapitre 10, « Créance que la Reine mère du Roi a aux prédictions », translation publiée en ligne, texte 1372. [↩]

La Mothe-Houdancourt (Marie-Anne de, comtesse de Suze)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Marie-Anne de La Mothe-Houdancourt, comtesse de Suze par son mariage, née le 20 octobre 1625, est la fille aînée d’Antoine de La Mothe-Houdancourt (v. 1592-1672) et de Madeleine (ou Catherine) de Beaujeu.

Elle est la sœur d’Antoine II de La Mothe (1632-1696), marquis d’Houdancourt, gouverneur de Corbie en survivance de leur père ; de Catherine de La Mothe-Houdancourt, née le 19 mars 1640 ; de Marguerite de La Mothe-Houdancourt, née en 1641, décédée peu après sa naissance ; de Charles de La Mothe-Houdancourt, chevalier puis comte de La Mothe, seigneur du Fayel, de Rucourt, de Gansoivres, de Villarceau et de Chevrières en 1686 ; d’Anne-Louise-Lucie de La Mothe-Houdancourt, née en 1647, qui épouse, en 1676, René-François de La Vieuville.

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Texte 1308, année 1633, 3 mars, Jean de Rambures à Richelieu

Jean de Rambures à Richelieu, Doullens, 3 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 809, f° 16. Original autographe.

Monseigneur,

Aussitôt que j’ai été arrivé à Doullens [sic], j’ai envoyé aux lieux où il vous a plu me faire l’honneur de me commander et fait faire la garde le plus soigneusement que je me suis pu imaginer et n’ai eu aucune connaissance que Péronne fut passé, qui me fait prier ce gentilhomme de vous en aller rendre compte et prendre la liberté de vous remercier de la charge qui vous a plu me faire avoir.

Je n’ai point de parole à tant d’obligations et ne tiens pas que ma vie et mes amis et tout mon bien employé pour votre service puisse mériter les grâces dont il vous plaît m’honorer. J’attendrai ici tout ce qui vous plaira m’ordonner, n’ayant volonté au monde que celle de vous obéir éternellement et d’être à jamais, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Rambures

Texte 1296, année 1636, 24 octobre, Richelieu au maréchal de Brézé

Richelieu au maréchal de Brézé, Amiens, 24 octobre 1636.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Original de la main de Pierre Cherré, au catalogue en ligne de la maison Ader, commissaires-priseurs à Paris, consulté le 13 mars 2026, pour la vente du 11 mars 2026, lot 596, estimé 500 – 700 €, adjugé 1319 €. En tête du document, d’une écriture différente : « lettre de Monsieur le Cardinal Duc de Richelieu ». 

Mon frère,

Monsieur le chevalier de Jalesne s’en allant vous trouver après s’être fort fort [sic] dignement acquitté de la charge que vous lui aviez donnée dans Calais, je vous fais cette lettre en sa recommandation. C’est un brave gentilhomme et duquel je me promets que vous recevrez beaucoup de contentement. En mon particulier, ce ne m’en sera pas peu lorsque les occasions me donneront lieu de vous donner de nouvelles preuves de l’affection avec laquelle je suis et serai toujours autant que vous le pouvez désirer, Monsieur, votre très affectionné frère et serviteur,

Le cardinal de Richelieu

D’Amiens, ce 24me octobre 1636

 

Bretel (Nicolas, seigneur de Grémonville)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Nicolas Bretel (1606-1648), seigneur de Grémonville, est le fils aîné de Raoul Bretel, seigneur de Grémonville, dit « le président de Grémonville », et d’Isabeau Groulart1.

Après des études à Orléans (au collège des jésuites, puis à l’université), il est pourvu de la charge de conseiller au Grand Conseil en 16322.

Proche du comte de Chavigny, il devient intendant de justice, police et finances en Champagne et à l’armée de Picardie en 16403. Il détient également pourvu l’office de maître des requêtes de l’hôtel du Roi4.

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  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, seconde édition, tome III, Paris, chez la veuve Duchesne et chez l’auteur, 1771, p. 162-163. [↩]
  2. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VI, p. 720. [↩]
  3. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, p. 709 note et p. 720 ; tome VII, p. 257 et p. 264. [↩]
  4. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, tome VI, p. 744. [↩]

Quincey (Joachim de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Joachim de Quincey († 1659), comte de Quincey1, embrasse la carrière des armes et prend part à la bataille de la Montagne Blanche, non loin de Prague, le 8 novembre 1620.

En 1621, il se trouve au siège de Saint-Jean d’Angély (mai)2 et au siège de Montauban à l’automne ; puis, en 1622, au combat de l’île de Ré et au siège de Royan (mai)3. Le 20 août suivant, Joachim de Quincey est fait cornette de Pierre de Mornay, seigneur de Buhy4, puis il prend part au siège de Montpellier.

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  1. ou Quincé, aujourd’hui à La Baroche-sous-Lucé, départements de l’Orne, au sud-est de Domfront, à la limite de la Mayenne ; « Quinci » dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VIII, p. 488. [↩]
  2. Edme-Jacques Genet (éd.), Table ou abrégé des cent trente-cinq volumes de de la Gazette de France depuis son commencement en 1631…, Paris, imprimerie de la Gazette de France, 3 volumes, 1766-1768, tome troisième, p. 177. [↩]
  3. Voir la notice biographique que lui consacre M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 59-61. [↩]
  4. Bertrand Thierry des Épesses (éd.), Diaire du sieur de La Sablonnière, Pierre de Bordeaux (1622-1638), Emberménil, Jérôme Bo Bentzinger Éditeur, novembre 2025 (ISBN 1er trimestre 2026), p. 161. [↩]

Texte 1240, année 1633, début janvier, le marquis de Brézé à Claude Bouthillier

Urbain de Maillé, marquis de Brézé, à Claude Bouthillier, début janvier 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France 807, f° 5-8. Original autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 71-74.

Monsieur,

À l’ouverture de la très longue lettre dont il vous a plu m’honorer, j’ai admiré votre bonté de vous être voulu donner tant de peine pour moi dans l’accablement ordinaire des affaires, et qui a encore redoublé par l’arrivée de Monseigneur le cardinal. Mais quand je l’ai lue et relue, je suis resté dans un si grand étonnement d’y remarquer tant de soins paternels, de véritables et fidèles avis, et si pleins de cordialité, que je vous avoue que je n’en suis pas remis, et vous demande pardon si la confusion dans laquelle j’en suis encore ne me permet pas de vous répondre avec ordre. Je le ferai néanmoins par articles, et le plus succinctement que je pourrai de peur d’ajouter à la peine que vous avez eue de faire une longue lettre celle d’en lire une qui n’aurait rapport à la vôtre que par sa longueur. Je vous dirai donc, Monsieur, que dans la lettre que vous avez pris la peine de donner à M. le cardinal, il y avait bien d’autres choses que des compliments. Mais je remets à vous en faire savoir le contenu à notre première vue.

Pour ce qui est des quatre petits vaisseaux, il ne m’en peut venir avantage aucun que celui de le servir plus utilement. Mais si ce n’est pas son opinion, j’y renonce de tout mon cœur, aussi bien qu’à la vice-amirauté, à laquelle je ne pense déjà plus et de laquelle je ne parlerai jamais, si ce n’est que vous le jugiez à propos pour réparer que j’aurais pu gâter en vous suppliant d’en faire l’ouverture.

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La Rivière (Claude de, baron de La Rivière)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Lieutenant pour le Roi au gouvernement de Calais en 16271, Monsieur de La Rivière a également été pourvu du gouvernement du fort Nieulay. Il fait part au marquis de Brézé de son souhait de se démettre, au profit de ce dernier, de cette charge à la fin de l’année 1632 ou au début 1633, mais l’intéressé décline l’offre2. Au début du mois de septembre 1635, Richelieu et Louis XIII envisagent eux-mêmes le remplacement du sieur de La Rivière au gouvernement du fort Nieulay contre dédommagement3. Il est rappelé à la Cour, tandis que son frère reste sur place4. 

Il s’agit peut-être de Claude de La Rivière, baron de La Rivière, colonel d’infanterie, fils aîné d’Hubert de La Rivière, vicomte de Tonnerre et de Quincy, gouverneur d’Auxerre, et de Madeleine de La Rivière. Il a épousé, en premières noces, en 1612, Gilberte de Chabannes, puis, en secondes noces, en 1623, Catherine de Roucy.

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  1. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France,tome VIII, p. 38. [↩]
  2. Urbain de Maillé-Brézé à Claude Bouthillier, début janvier 1633, translation à venir en ligne texte 1240. [↩]
  3. Richelieu à Claude Bouthillier, Rueil, 5 septembre 1635, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ouvrage cité, tome V, p. 179-184, voir p. 184. [↩]
  4. Richelieu à François Sublet de Noyers, 15 septembre 1635, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ouvrage cité, tome V, p. 228-230. [↩]

Lambert (Jean II de, marquis de Saint-Bris)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Jean II de Lambert (1586-1665) , marquis de Saint-Bris1, baron de Chitry, est le fils de Jean Ier de Lambert et de Marguerite Robinet de La Serve. 

Élevé page d’Henri IV, il débute sa carrière militaire en servant le prince d’Orange, Maurice de Nassau2. 

De retour en France, il intègre, vers 1620, le régiment de Piémont où il sert avec le grade de capitaine puis de lieutenant-colonel3.

Le régiment de Piémont ayant été affectée à l’armée de Guyenne en 1621, Jean de Lambert prend part la même année aux sièges de Saint-Jean d’Angély, de Clairac, de Montauban et de Monheurt. En 1622, il contribue à la prise, par l’armée royale des places de Royan et de Nègrepelisse4, puis participe au siège de La Rochelle en 1627-1628.

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  1. Saint-Bris-le-Vineux, en Bourgogne, auj. département de l’Yonne. [↩]
  2. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, 2ème édition, Paris, chez la veuve Duchesne pour les tomes I à V, puis chez Antoine Boudet pour les tomes VI à XII, 1770-1786, 12 volumes, voir au tome VIII, p. 388-389. [↩]
  3. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, voir la notice biographique de Jean de Lambert au tome IV, p. 39-41. [↩]
  4. M. Pinard, ibidem. [↩]

Texte 1229, année 1632, 13 janvier, Louis XIII au comte de Soissons

Louis XIII au comte de Soissons, Vic-sur-Seille, 13 janvier 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Transcription publiée dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, t. IV, p. 251, d’après la minute de la main de Denis Charpentier conservée à la Bibliothèque nationale de France, collection Béthune, vol. 9337 dans l’ancienne numérotation ou vol. 3843 dans la nouvelle numérotation1, f° 9. Suscription : « pour M. le comte de Soissons ».

Mon Cousin, 

Je ne vous puis dire le contentement que j’ai reçu ayant vu par votre lettre les ordres que vous avez donnés pour empêcher l’effet des entreprises que vous me mandez que l’on avait sur Montreuil et sur Corbie. Je me promets que vous continuerez de pourvoir à tout ce qui concernera le bien de mon service aux provinces dont je vous ai commis le soin en mon absence. Aussi pouvez-vous vous assurer de la continuation de mon affection, qui est telle que vous la pouvez désirer. Sur cette vérité je prie Dieu, Mon Cousin, qu’il vous ait en sa sainte et digne garde. 

À Vicq, le 13 janvier 1632.

  1. La catalogue de la collection Béthune était manuscrit lorsque je l’ai consulté en 1996. Il était alors consultable au département des manuscrits occidentaux de la Bibliothèque nationale de France, au bureau central. Il appartient lui-même à la collection des Nouvelles Acquisitions françaises, dont il constitue le vol. 5629. [↩]