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Texte 1344, année 1635, 1er janvier, la duchesse d’Elbeuf au comte de Chavigny

La duchesse d’Elbeuf au comte de Chavigny, Meudon, 1er janvier 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, volume 813, f° 1. Original autographe. De la main du comte de Chavigny : « Madame d’Elbeuf, 1er janvier 1635, se précautionne contre les mauvais offices de l’exempt des gardes envoyé à Meudon ». Suscription au f° 1 v° : « à Monsieur, Monsieur Bouthillier, conseiller et secrétaire d’État ».

Monsieur,

M’étant mise sous votre protection, je vous supplie très humblement que l’exempt des gardes, qui s’en va rendre compte de sa charge, m’ayant témoignée un extrême mécontentement de moi, croyant que je contribue à sa sortie, ne me rende aucun mauvais office ni à personne de chez moi, je suis si pressée de vous dépêcher ce porteur que je ne puis vous faire plus long discours, demeurant à jamais, Monsieur, votre très humble et obligée servante,

C. H. de France

De Meudon, ce premier jour de l’an 1635

Bourbon (Catherine-Henriette de, duchesse d’Elbeuf)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Catherine-Henriette de Bourbon (1596-1663), duchesse d’Elbeuf par son mariage, est la fille d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, duchesse de Beaufort. Elle est la sœur de César de Bourbon (1594-1665), duc de Vendôme, duc de Beaufort et pair de France en 1598, duc de Mercœur et duc de Penthièvre en 1609 (par son mariage), duc d’Étampes, prince de Martigues et d’Anet, comte de Buzançais1, et d’Alexandre de Bourbon-Vendôme (1598-1629), grand prieur de l’ordre de Malte en 1618, tous deux arrêtés à Blois, dans la nuit du 12 au 13 juin 1626, et incarcérés au donjon du château de Vincennes pour leur implication dans l’affaire Chalais. Elle est aussi la demi-sœur de Louis XIII et du duc d’Orléans.

Elle a épousé, en 1619, Charles II de Lorraine (1596-1657), duc d’Elbeuf, qui suit le duc d’Orléans en exil et assiste au mariage de ce dernier avec la princesse Marguerite de Lorraine en janvier 1632. Puis en mai de la même année, le duc d’Elbeuf organise une conjuration, et appelle à la rébellion. Dans l’entourage de Marie de Médicis, il est de ceux qui refusent tout accommodement avec le roi de France. Bien qu’il prenne part à la chevauchée du Languedoc pendant l’été 1632, le roi de France envisage, après la bataille de Castelnaudary, de lui accorder son pardon.

Le duc d’Elbeuf est condamné à mort par contumace dès 1631, ses biens, ainsi que ceux de son épouse, sont confisqués.

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  1. Voir Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l’époque moderne (1519-1790), Paris, éditions Maisonneuve & Larose, 1996, p. 960-962. []

Texte 1343, année 1635, 1er janvier, le comte de Brassac au comte de Chavigny

Le comte de Brassac au comte de Chavigny, Nancy, 1er janvier 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, volume 25, f° 2-3. Original autographe. Suscription au v° du f° 3 : « à Monsieur, M. Bouthillier, secrétaire d’État et des commandements du Roi ».

Monsieur,

Je sais bien que les services de M. le prince de Salm, l’affection qu’il a toujours portée à la Couronne, la vertu de Mme la princesse de Salm, la grâce avec laquelle elle va trouver le Roi et Monseigneur le cardinal, n’ont besoin de faveur ni d’aucun témoignage de ma part, néanmoins, puisqu’il lui a plu d’emporter les miens, je vous puis assurer que j’ai toujours reconnu jusqu’au dernier jour de ce généreux personnage une très grande passion au service de Sa Majesté et un très grand désir à Mme sa femme de consacrer sa postérité à ce même service. Elle espère votre protection, de laquelle elle attend beaucoup d’obligation, et pour ce que, comme je dis, ayant été vue, elle se recommandera assez d’elle-même.

Je n’allongerai celle-ci sinon pour vous dire que je suis à jamais, Monsieur, votre très humble et très affectionné serviteur,

Brassac

À Nancy, ce premier de l’an 1635

Texte 1243, année 1633, vers le 15 janvier, remontrances de la ville de Metz

Remontrances de la ville de Metz au roi de France, vers le 15 janvier 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur.

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 11, f° 30-33. Fascicule imprimé de sept pages, publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la LorraineCorrespondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 79-83.

Raisons pour lesquelles les trois ordres de la ville de Metz, fondés en leurs droits, libertés et privilèges, supplient très humblement le Roi par leurs députés, de ne point établir un parlement pour la ville de Metz et le pays Messin.

La ville de Metz avant la protection de la France, comme cité libre des plus anciennes et florissantes de l’Empire d’Allemagne, et qualifiée du titre de Vicaire d’icelui, étant frontière de plusieurs grands États, et à cause de ce, en continuelles guerres avec ses voisins à la foule et ruine de son pays, a de tout temps été soigneusement conservée en ses droits, usages et privilèges par les Empereurs, et même exemptée et déchargée des impôts les plus privilégiés et du droit de ressort auquel les autres villes et cités sont assujetties, de crainte de divertir ou épuiser par tels moyens les revenus du public et les facultés des particuliers qu’ils jugeaient absolument nécessaires à leur propre conservation, de là vient que comme de tout temps elle s’est vue en libre, pleine et paisible jouissance desdits droits de juridiction, franchises, libertés et privilèges, lesdits Empereurs n’ont jamais fait difficulté de conférer aux habitants leurs lettres patentes et bulle d’or de ce confirmatives, lesquelles ils ont eu soin d’obtenir d’eux successivement depuis Rupert en l’an 1404 jusqu’au temps qu’ils ont été reçus en la bénigne et favorable protection de la France1, et portent toutes précisément une entière confirmation de toutes leurs prérogatives, libertés, immunités, franchises, coutumes, prescriptions, droits singuliers, écrits et non écrits, mores, ritus, usus, statuta municipalia, quacumque authoritate edita, fori privilegia, quaecumque, qualiacumque et quotcumque in quibuscumque conisitentia, etc. In quorum, vel quarum possessionne, vel quasi sunt et huc usque fuerunt, acsi singulariter, specialiter et nominatim hic forent comprehensa, etc.

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  1. En 1552. []

Valladier (André)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

André Valladier (ou Valadier) (v. 1565-1638) est originaire du Foret. D’abord membre de la compagnie de Jésus (entre 1586 et 1607), docteur en théologie, il est installé à Metz comme vicaire général par le cardinal de Givry en 1609.

En 1611, il est élu abbé de l’abbaye bénédictine Saint-Arnoul de Metz1, au détriment du candidat du Pape.

Le 28 septembre 1614, André Valladier réussit à convaincre les moines d’accepter pour eux et pour leurs biens la protection royale française. Son but est d’exempter l’abbaye de la juridiction messine, et d’exercer le droit de justice en toute souveraineté au criminel et au civil, sous réserve d’appel au président royal, au conseil du Roi ou au parlement de Paris. Une longue période de conflits avec la ville de Metz et son Magistrat s’ouvre ainsi.

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  1. Denis de Sainte-Marthe, Gallia Christiana, Parisiis, ex typographia Regia, 1715-1865, 16 volumes, tome XIII, col. 913-914. []

Wambolt von Umstadt (Anselm Casimir)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Anselm Casimir Wambolt von Umstadt (v. 1582-1647) est le fils d’Eberhard Wambolt von Umstadt († 1601) et d’Anna Amalia von Hattstein, sa seconde épouse. Avec le soutien de l’archevêque de Trèves, Philippe-Christophe von Sötern, pro-français, il est élu, en 1629, comme archevêque de Mayence et devient électeur catholique au Saint Empire romain germanique. La progression suédoise dans l’Empire entre 1631 et 1635 oblige cependant Anselm Casimir Wambolt von Umstadt à fuir la ville de Mayence.

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Texte 1077, année 1632, 14 septembre, le duc de Lorraine à Richelieu

Le duc Charles IV de Lorraine à Richelieu, Nancy, 14 septembre 1632.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 9, f° 298-299. Original de la main d’un secrétaire, sauf la signature et la formule finale autographe, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La correspondance du cardinal de Richelieu : au faîte du pouvoir, l’année 1632, Paris, éditions L’Harmattan, 2007, p. 435-436.

Monsieur,

Depuis que les troupes de Suède ont passé le Rhin, j’ai tant d’avis des mauvaises volontés que ces gens ont contre moi, qu’après avoir su que les sieurs qui tiennent les principales charges pour le Roi par-deçà n’avaient ordre, comme j’espérais, de m’assister, j’ai été obligé, pendant l’éloignement de Sa Majesté, de pourvoir à ma sureté, attendant ses intentions en suite des choses passées.

J’envoie vers elle le sieur de Couvonges pour lui en donner part, et la supplier se souvenir des bonnes volontés qu’elle a voulu me promettre. Le soin et l’affection que vous m’y avez aussi promis me font croire que vous contribuerez ce qui dépend de vous pour m’en faire voir les effets. C’est de quoi je vous supplie et de pendre toute créance audit sieur de Couvonges, qui vous confirmera que je suis, Monsieur, votre très affectionné serviteur, 

Charles de Lorraine

À Nancy, ce 14e septembre 1632

Wittelsbach (Ferdinand de, Ferdinand de Bavière, archevêque de Cologne)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ferdinand de Wittelsbach (ou Ferdinand de Bavière) (1577-1650) est le quatrième fils du duc Guillaume V de Wittelsbach, duc de Bavière, et de Renée de Lorraine. Il est aussi le frère cadet du duc de Bavière Maximilien Ier de Wittelsbach (1573-1651).

Destiné à l’état ecclésiastique, il devient, en 1595, coadjuteur de son oncle, Ernest de Bavière, archevêque électeur de Cologne et prince-évêque de Liège. Il est encore pourvu des évêchés de Münster, d’Hildesheim, de Paderborn, et de l’abbaye de Stavelot.

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