Archives par étiquette : protestantisme

Lagrange (Jean de)

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Jean de Lagrange, docteur en Droit et avocat, exerce les fonctions de premier consul de Nîmes au printemps 1620 : il est alors député des protestants de la ville, auprès du duc de Montmorency, à Privas1.

Le 5 juillet 1632, Jean de Lagrange adresse une lettre de courtoisie à Michel Particelli d’Hémery, que ce dernier transmet à Richelieu : il s’y déclare client du maréchal d’Effiat2.

Textes 877, 884, 901,

  1. Eugène Arnaud, Histoire des protestants du Vivarais et de Velay…, Paris, Grassart, 1888, 2 volumes, voir au volume premier, p. 252. [↩]
  2. Voir Jean de Lagrange à Michel Particelli d’Hémery, Nîmes, 5 juillet 1632. Manuscrit conservé au Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires et Documents France, vol. 802, f° 262. Document recensé, non-transcrit. Et la lettre de Michel Particelli d’Hémery à Richelieu, Pézenas, 7 juillet 1632, translation publiée en ligne, texte 877. [↩]

Berger (Nicolas)

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Nicolas Berger exerce les fonctions de théologal en l’église de Chinon en 1617. Il est alors dit par Richelieu l’un « des plus capables docteurs de la faculté de théologie de Paris »1. Richelieu en effet sollicite à cette époque son expertise, ainsi que celle de Mathieu Le Heurt, provincial des cordeliers de Touraine, à propos des Principaux points de la foi catholique défendus contre l’écrit adressé au Roi par les quatre ministres de Charenton, qu’il a rédigés à la suite d’une controverse opposant le père jésuite Jean Arnoux, promu confesseur du Roi, aux pasteurs de Charenton. Nicolas Berger et Nicolas Le Heurt délivre l’approbation ecclésiastique le 9 octobre 1617, mais le traité de Richelieu n’est publié, à Rouen, qu’en 1630. 

Texte 1371, 

  1. Richelieu à Guillaume du Vair, vers le 15 octobre 1617, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), tome VII, p. 414. [↩]

Texte 1362, année 1633, 29 mars, frère Bening à Richelieu

Frère Bening à Richelieu, Le Montel, 29 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1546, f° 242-243. Original autographe. Suscription au f° 243 v° : « à Monseigneur, seigneur l’éminentissime cardinal duc de Richelieu, à la cour ». Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 157-158.

Monseigneur,

J’ai été forcé par les bons catholiques du Montélimar de recourir à la sacrée pourpre de Votre Éminence, qui est la terreur des taureaux et la couleur du zèle enflammé de la religion, pour lui demander justice au nom de l’Église, en faveur de la très sainte Eucharistie et du très adorable corps de Notre Seigneur, qui étant comme en minorité en ce sacrement et n’y paraissant quasi-jamais qu’en forme d’un petit enfant, se jette entre les bras de son Grand-Père pour lui exposer une horrible injure qui lui a été faite par un sacramentaire de cette ville. Voici le fait. 

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Rohan (Benjamin de, duc de Frontenay, seigneur de Soubise)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, article soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 3 août 2026

Benjamin de Rohan (1583-1642)1, baron puis duc de Frontenay2, dit « le duc de Soubise »3, seigneur de Soubise, est le troisième fils du vicomte René II de Rohan († 1586) et de Catherine de Parthenay-L’Archevêque († 26 octobre 1631), dame de Soubise.

Il est le frère cadet de Henri II de Rohan (1579-1638), vicomte puis duc de Rohan : Richelieu surnomme Rohan et Soubise, qui prennent la tête de la résistance huguenote au pouvoir royal en 1621, « les frères Antichristi »4.

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  1. Pierre Grillon mentionne la naissance de Benjamon de Rohan en 1583, à La Rochelle : Pierre Grillon (éd.), Les Papiers de Richelieu, section politique intérieure, correspondance et papiers d’État. Tome I : 1624-1626, Paris, A. Pédone, 1975, p. 81. [↩]
  2. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l’époque moderne (1519-1790), Paris, éditions Maisonneuve & Larose, 1996, p. 608-609. [↩]
  3. Le duc de Rohan parle par exemple du « dessein que le duc de Soubise ménageait depuis un an sur Blavet », dans Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat (éd.), Mémoires du duc de Rohan, Paris, chez l’éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1837, dans, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France : tome cinquième,Fontenay-Mareuil, Pontchartrain, Rohan, p. 544. [↩]
  4. Cité par Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome II, p. 64 note. [↩]

Béthune (Marguerite de, duchesse de Rohan)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Marguerite de Béthune (v. 1595-1660), duchesse de Rohan par son mariage, est la fille de Maximilien de Béthune, duc de Sully, et de Rachel de Cochefilet. 

Elle a épousé à Ablon, le 13 février 1605, vers l’âge de dix ans, Henri II de Rohan (1579-1638), vicomte puis duc de Rohan, dont elle a quatre fils, qui ne vivent pas, et une fille, Marguerite de Rohan (1617-1684), seule à atteindre l’âge adulte. Celle-ci épouse, par contrat du 6 juin 1645, Henri Chabot, seigneur de Sainte-Aulaye, et conserve le nom de Rohan après avoir convolé. 

À l’époque des conférences de Loudun en 1617, Marguerite de Béthune entame une liaison avec le duc de Candale, dont elle a un fils, Tancrède, né le 18 décembre 1630. 

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Rich (Henry, baron de Kensigton puis comte de Holland)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 10 août 2026

Henry Rich (1590-1649), baron de Kensington puis comte de Holland, appartient à une famille originaire d’Essex. Il est le fils de Robert Rich, comte de Warwick, et de Penelope Devereux. Son grand-père, Richard Rich (v. 1496-1567), est fait baron en 1547 et fait ainsi son entrée à la chambre des Lords1.

Formé à Eton en 1602-1603, Henry Rich est admis à l’académie équestre d’Antoine Pluvinel, à Paris, entre 1607 et 1610 (il accède à cette date au titre de chevalier), puis il étudie le droit à Inner Temple en 1611.

Il embrasse d’abord la carrière des armes. Il prend part au siège de Jülich en 1610, combat encore dans les Provinces-Unies en 1621 et à La Rochelle en 16272.

Il bénéficie un temps du statut de favori du roi d’Angleterre, Jacques Ier.

Parallèlement, des missions diplomatiques lui sont confiées : il se compromet, aux côtés du duc de Buckingham, lors d’un voyage incognito effectué en 1623 à la cour du roi d’Espagne dans l’espoir d’apercevoir l’infante Anna, sœur d’Anne d’Autriche, et de négocier ses fiançailles avec le prince de Galles. Choqué du procédé, et d’autant moins enclin à se rapprocher de la couronne anglicane, Philippe IV ne donne aucune suite.

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  1. Maxim Boyko, Représenter le roi au sortir du XVIe siècle : France et Angleterre en quête d’art diplomatique (1610-1642), Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 197. [↩]
  2. Ibidem, p. 247 et p. 251. [↩]

Texte 1316, année 1633, 6 mars, les consuls et le consistoire protestants de Nîmes à Richelieu

Les consuls et le consistoire protestants de Nîmes à Richelieu, 6 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 1628, f° 285-286. Original de la main d’un secrétaire, avec sept signatures, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 127-128.

Monseigneur,

La crainte que nous avions d’être accueillis par les vexations que nos voisins qui font profession de la même religion que nous ont souffertes [sic] sont maintenant justifiées par l’action qui nous est intentée pour nous ôter le collège et le temple, car, outre notre juste appréhension qu’une personne contre laquelle nous avons fait des plaintes veuille juger toute seule, il nous est bien dur de voir mettre en compromis ce qui nous a été concédé par l’édit et la possession que Sa Majesté étant présente en l’année 1629 nous laissa de sa grâce, éconduisant les demandes indues qui lui furent faites au contraire par nos parties. 

Nous n’avons pas depuis desservi Sa Majesté pour changer de volonté envers nous. Et elle nous a témoigné, et Votre Excellence aussi, que notre fidélité et notre zèle en cette dernière occasion vous a été agréable. De quoi nous ne doutons nullement, encore que ceux qui nous rendent un si mauvais traitement montrent le mécontentement qu’ils ont contre nous.

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Vidal de Lapize (Pierre)

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Pierre Vidal de Lapize (ou La Pize) apparaît dans la correspondance de Richelieu comme huguenot ayant soutenu, en 1628, la prise d’armes du duc de Rohan et les attaques contre les intérêts catholiques à Alès. Arrêté en 1632, après la bataille de Castelnaudary (1er septembre) qui a mis en échec révolte du duc de Montmorency et du duc d’Orléans, Pierre de Lapize est incarcéré au château d’Alès, et est condamné à mort le 12 octobre. Il parvient cependant à s’évader et échappe à la pendaison1.

Une étude de Jean Calmon, conservée à l’état manuscrit à la bibliothèque de la Société des études du Lot, et publiée en ligne par Bernard Vancampen2 indique que Pierre Vidal de Lapize exerce la charge de receveur des décimes au diocèse de Cahors, et qu’il épouse, en 1635, Agnès de Bouzon. 

Texte 1305,

  1. Mémoire de Charles de Machault, fin février 1633, translation publiée en ligne, texte 1305. [↩]
  2. Voir Jean Calmon, éd. Bernard Vancampen (éd.), Les Vidal de Lapize de La Pannonie (Lot), édition en ligne, d’après le manuscrit conservé par la bibliothèque de la Société des études du Lot sous la cote 1 CM. 499 QY, consultée le 25 avril 2026. [↩]

Airebaudouze (François Folquier d’, baron puis marquis d’Anduze)

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François Folquier d’Airebaudouze, baron d’Anduze, appartient à une famille huguenote. Il est le fils de Raulin Folquier d’Airebaudouze, magistrat siégeant en la chambre de l’Édit de Castres puis premier président de la cour des Aides de Montpellier en 1607, et de Pérette de Gévaudan.

Le baron d’Anduze choisit la carrière des armes et devient mestre de camp d’un régiment d’infanterie, promu gentilhomme de la Chambre du Roi et chevalier dans l’ordre de Saint-Michel en 1627. Son épouse et lui abjurent le protestantisme probablement vers cette époque, convaincu par un membre de la congrégation de la Propagande, Jérôme de Modène.

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Boyer (Barthélemy de, seigneur de Camprieu)

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Barthélemy de Boyer (ou Boyers) († 1680), écuyer, seigneur de Camprieu et de Castelrey (ou Castel-Rey), appartient à une famille protestante languedocienne. Il est le fils aîné de Jean de Boyers, seigneur de Camprieu, Saint-Jean-de-Ceyrargues, Le Rey, Bertranens, etc., conseiller politique du Vigan en 1595, et de Madeleine de Mandagout. Il est aussi le frère de Jacques de Boyer, seigneur de Lagrenier, consul du Vigan en 1623 et 1631, et de Jean de Boyer, avocat, coseigneur d’Odars, élu capitoul de Toulouse en 1635.

En 1629, Barthélemy de Boyer de Camprieu apporte son concours à son père pour réprimer les protestants de Saint-Pargoire, du Pouget, de Vandémian et de Saint-Jean-de-Blaquières : père et fils, bien que coreligionnaires, accusent ces derniers d’avoir détruit leurs biens sis en la viguerie du Vigan, et leur imposent une lourde compensation financière.

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