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Texte 1366, année 1633, mars, mémoire de Robert de Lamont

Mémoire de Robert de Lamont, mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vigal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 129. Orignal non signé, autographe, en partie chiffré, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 170-171.

Voir aussi le texte 1367

A dit que depuis Noël, il [le marquis de Châteauneuf] a reçu des lettres de 62 [Madame de Ventadour], qui est cette dame de haute qualité, religieuse, de laquelle j’ai écrit ci-devant. Ces lettres donnaient avis de quelque poursuite que faisait Puylaurens, afin qu’elle s’entremît des affaires de Monsieur [le duc d’Orléans], mais qu’ayant vu le procédé dudit Puylaurens n’être tel qu’elle leur bien désire, elle se serait retirée dans son cloître. A dit qu’il a communiqué ces lettres à Monseigneur le cardinal de Richelieu.

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Osmael (Jean d’, seigneur de Valkembourg)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jean d’Osmael, seigneur de Valkembourg (Jan van Osmael, seigneur de Valkenburg), peut-être duc d’Osmael – en flamand hertog van Osmael –1, est un homme de guerre engagé au service du prince d’Orange Guillaume le Taciturne. En 1617, il est remplacé par Thomas van Stakenbroeck comme quartier-maître général de l’armée flamande, puis il est nommé lieutenant d’Emmanuel de Portugal2, lorsque celui-ci est désigné comme gouverneur de la principauté et de la ville d’Orange (1619).

Après qu’Emmanuel de Portugal est jugé inapte aux fonctions auxquelles il a été désigné, Jean d’Osmael de Valkembourg lui succède comme gouverneur d’Orange (1624). 

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  1. Il signe « J. de Hertoghe de Walkembourg » la lettre qu’il adresse à Richelieu, d’Orange, le 6 mai 1629, dans Pierre Grillon (éd.), Les Papiers de Richelieu, section politique intérieure, correspondance et papiers d’État. Tome IV : 1629, Paris, A. Pédone, 1980, p. 267 ; il signe « J. d’Orsmal de Walkemburch » celle qu’il adresse le 22 juillet suivant, ibidem, p. 493. [↩]
  2. Emmanuel de Portugal (1600-1666) est le fils de Manuel de Portugal (1568-1638) et d’Émilie d’Orange-Nassau (1569-1629). Par elle, il est le petit-fils de Guillaume de Nassau et le neveu des princes Maurice et Frédéric-Henri. [↩]

Estampes de Valençay (Jean d’)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jean d’Estampes de Valençay (7 juillet 1595 – 4 février 1671) est le septième fils de Jean d’Estampes, seigneur de Valençay et d’Estiaux (ou Estiau), et de Sarah d’Applincourt (ou Aplaincourt). Il est le frère de Jacques II d’Estampes (28 novembre 1579 – 1639), marquis de Valençay, maréchal de camp en 1622, gouverneur de Montpellier, de 1622 à 1626, démis de sa charge de gouverneur de Calais au mois de juin 1632 sans être disgracié ; de René d’Estampes de Valençay, né le 19 mai 1587 ; de Léonor d’Estampes de Valençay, né le 5 février 1589, évêque de Chartres en 1620, archevêque de Reims en 1640 ; d’Imbert d’Estampes de Valençay, né le 6 mars 1590, et décédé à sept semaines ; de Louis d’Estampes de Valençay (25 juin 1592 – 1632), marquis d’Estiaux (ou Estiau), tué devant Maastricht, en 1632 ; d’ Achille d’Estampes (23 juillet 1593 – 1646), dit « le chevalier de Valençay » ou « le commandeur de Valençay » ; de Claude d’Estampes de Valençay (28 novembre 1600 – 1621), lieutenant-colonel au régiment du duc de Candale, tué au siège de Montauban ; d’Anne d’Estampes de Valençay (15 septembre 1580 – 31 mai 1582) ; d’Élisabeth d’Estampes de Valençay, née le 30 décembre 1582, qui épouse Louis de La Châtre, baron de Maisonfort ; de Madeleine d’Estampes de Valençay (9 août 1584 – 23 octobre 1584) ; de Marguerite d’Estampes de Valençay, née le 3 décembre 1602, qui épouse, par contrat du 9 août 1629, Michel de Beauclerc, baron d’Achères ; de Sarah d’Estampes de Valençay, née le 20 mars 1586 et décédée peu après ; de Charlotte d’Estampes de Valençay (21 juillet 1597 – 1677), qui épouse, en 1615, Pierre Brulart, vicomte de Puisieux ; et de Marguerite d’Estampes de Valençay, née le 3 décembre 1602, qui épouse, par contrat du 9 août 1629, Michel de Beauclerc, baron d’Achères. 

D’abord pourvu d’une charge de conseiller au parlement de Paris en 1619, Jean d’Estampes de Valençay obtient celle de maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du Roi en 1626.

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Texte 1244, année 1633, 18 janvier, l’évêque de Verdun à Richelieu

François de Lorraine-Chaligny, évêque de Verdun, à Richelieu, Cologne, 18 janvier 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Lorraine, vol. 13, f° 8-9. Original autographe dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 83-85. Les passages soulignés le sont sur l’original.

Monsieur,

Quand je serais né et réputé le plus médisant du monde, l’honneur, le respect et les obligations que je vous dois ne me permettraient jamais de vous prendre pour sujet de ma médisance. Aussi, connaissant par mille véritables témoignages que votre bon naturel se rend peu crédule aux rapports qui n’ont ni fondement, ni preuve, ni apparence, je me console en ce que mes haineux qui m’ont voulu ôter le bien de votre amitié auront rencontré un esprit peu disposé à recevoir leurs méchantes et malines impressions. Et sur cette croyance, Monsieur, avec très humble permission, je continuerai dans mes devoirs et services ordinaires envers vous et j’implorerai les faveurs de votre autorité ès affaires qui me toucheront, ainsi que j’ai fait par ci-devant. 

Je vous proposerai, s’il vous plaît, comme en l’an 1610 Messieurs le prince [sic] de Ligne et [le prince] d’Espinoy passèrent un traité de transaction entre eux, lequel fut autorisé et ratifié par les rois de France et d’Angleterre [Jacques Ier], Leurs Altesses des Pays-Bas [l’archiduc Albert et l’infante Isabelle Claire Eugénie] et Messieurs les États d’Hollande, à quoi présentement mondit sieur le prince d’Espinoy voudrait contrevenir, se faisant comprendre dans le traité de la trêve projetée.

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Melun (Guillaume de, prince d’Épinoy)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, article soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Guillaume de Melun (1588-1635), prince d’Épinoy (ou Espinoy), est le fils de Pierre de Melun, prince d’Épinoy, et d’Hippolite (ou Hippolyte) de Montmorency-Bours. Il a épousé, en 1612, Marie de Witthem, marquise de Berg, puis devenu veuf, en 1615, Ernestine Yolande de Ligne-Arenberg (fille de Charles de Ligne d’Arenberg et d’Anne Isabelle de Croÿ, duchesse d’Aerschot).

Souverain de Vernes, vicomte de Gand, marquis de Richebourg, comte de Beaussard, baron d’Antoingt, le prince d’Épinoy est aussi chevalier de l’ordre de la Toison d’Or, Grand d’Espagne et connétable héréditaire de Flandres.

Gouverneur de Mons et prévôt de Douai, il a obtenu, en 1625, la charge de grand bailli et gouverneur du Hainaut pour l’infante Isabelle Claire Eugénie, elle-même gouverneur des Pays-Bas espagnols, pendant la minorité de Charles-Albert de Longueval, comte de Bucquoy.

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Ligne (Philippe-Charles de, prince d’Arenberg, duc d’Aerschot)

Article rédigé et publié en ligne par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Philippe-Charles de Ligne (1587-1640), prince d’Arenberg et du Saint Empire, 6e duc d’Aerschot, est le fils aîné de Charles de Ligne, prince d’Arenberg, et d’Anne Isabelle de Croÿ.

Il sert d’abord l’archiduc Albert de Habsbourg en 1609, sous les ordres d’Ambroise Spinola, dans la guerre ouverte avec la maison d’Orange.

Après la conclusion de la trêve de Douze Ans, il est engagé dans les troupes impériales envoyées prêter main forte au duc Wolfgang-Guillaume de Neubourg contre l’électeur Jean Sigismond de Brandebourg dans la lutte engagée autour de la succession de Clèves et de Juliers.

Grand d’Espagne, sénéchal et chambellan héréditaire de Brabant, chevalier de la Toison d’Or, il accède au grade de colonel d’un régiment wallon et à celui de capitaine-général de la province de Namur.

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Texte 1201, année 1635, 19 novembre, mémoire d’Abel Servien

Mémoire d’Abel Servien, Paris, 19 novembre 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 816, fol. 132-133. Original de la main d’un secrétaire. Pour le classement : « de Monsieur Servien ».Transcription publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), “ La raison de guerre” : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2016, p. 542-543.

Le secrétaire d’État à la Guerre consacre l’intégralité de son mémoire aux difficultés de rémunération des troupes. Comme le sieur Gagnot, il semble avoir lui-même trouvé une source de financement possible pour l’entretien des places alsaciennes placées sous la protection du roi de France par le comte de Hanau-Lichtenberg : Bouxwiller, Ingwiller, Lichtenberg, Ochsenstein, Westhoffen, Wœrth, Reichshoffen, Pfaffenhofen, Brumath… Il sollicite cependant le soutien, dans ses démarches, de Claude de Bullion et de Claude Bouthillier. Richelieu répond à Servien, de Rueil, le lendemain1.

Voir aussi le texte 1202.

À Paris, le XIXe novembre 1635.

J’envoyai dès hier le sieur de Peyrins, lequel comme je crois, aura eu l’honneur de recevoir les commandements de Son Éminence. 

Je n’ai point encore vu le comte de Hanau, ni Heurt2, ni Canezille.

J’envoie à Son Éminence les commissions pour le régiment de Bretagne. Il faudra prendre soin de faire remplir le nom du maître de camp que j’ai laissé en blanc.

Il s’est présenté une difficulté au paiement des troupes de Monsieur de Vignolles, dont la cavalerie s’est trouvée fort complète et le fonds défectueux. Pour n’importuner pas Son Éminence des difficultés qui s’y rencontraient, et ne tomber pas dans des longueurs qui eussent pu faire dissiper les troupes, j’ai accommodé l’affaire sur le champ avec le trésorier3, lequel, sur ma parole, a renvoyé un nouveau fonds pour payer lesdites troupes en l’état qu’elles se trouvent, et quelques super-numéraires qui sont dans la compagnie d’Heuilly, laquelle on me marque être extrêmement belle. Mais comme il a fallu pour la décharge du trésorier une ordonnance du Roi pour passer par-dessus la règle de Messieurs les surintendants4, il faut pour la mienne qu’il plaise à Son Éminence m’en envoyer un commandement de sa part. Cependant, je renvoie en toute diligence le courrier qui en est venu cette nuit.

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  1. Voir la réponse de Richelieu dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, t. V, ouvrage cité, p. 350-352 ; dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), La raison de guerre” : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2016, p. 540 ; translation publiée en ligne, texte 973. [↩]
  2. I. e. Hœufft. [↩]
  3. Voir la note 1 du texte 780. [↩]
  4. Claude de Bullion et Claude Bouthillier. [↩]

Texte 1199, année 1635, 15 novembre, mémoire d’Abel Servien

Mémoire préparé par Abel Servien pour Richelieu, Paris, 15 novembre 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 816, f° 118. Original, de la main d’un secrétaire. Transcription publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), “La raison de guerre” : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2016, p. 535-536. Pour le classement a été ajouté : « de Monsieur Servien au Cardinal ». 

Voir aussi le texte 1200.

Du jeudi XVe novembre 1635 à Paris

Les points de la dépêche du sieur de Séguiran qui dépendent de moi ont été faits et envoyés en Provence, le plus considérable touchant l’armement par Monsieur le bailli de Fourbin et quelques autres, comme le changement de garnison de Toulon, le renfort des troupes défectueuses, le ravitaillement des places, la continuation du fort de la Croix, par l’ordinaire de Lyon. J’ai plusieurs fois pressé le sieur Picart de solliciter son expédition, où je ne puis rien, et m’avertir quand il l’aurait obtenue pour lui donner le reste des dépêches, qui toutes dépendent de celles de Messieurs les surintendants1. Si Monseigneur a agréable de l’envoyer chercher et savoir à quoi il tient qu’il ne parte, Son Éminence saura que ce n’est pas à moi.

Quant à la capitulation du comte de Hanau, je n’ai point su qu’il en dût prendre de moi et n’ai ouï parler de cette affaire que hier en présence de Son Éminence qui me commanda seulement d’envoyer à Monsieur le maréchal de Brézé des copies de capitulations qui ont accoutumé d’être faites avec les Étrangers, lesquelles j’ai fait faire et tenu ma dépêche prête comme Son Éminence veut, puisque je prends la liberté de la lui envoyer.

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  1. Claude de Bullion et Claude Bouthillier [↩]

Texte 1198, année 1635, 21 novembre, le maréchal de Châtillon à François Aerssen

Le maréchal de Châtillon à François van Aerssen, seigneur de Sommelsdijck, Paris, 21 novembre.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Bibliothèque Nationale de France, coll. Manuscrits Français, vol. 3758, f° 144 r° – 145 v°. Copie. Lettre publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu, correspondances croisées, 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2020, p. 517-519 ; Antoine Aubery (éd.), Mémoires pour l’histoire du cardinal-duc de Richelieu, Paris, chez Antoine Bertier, 1660, en deux volumes, tome premier, p. 561-562.

Lettre de Monsieur le maréchal de Châtillon à Monsieur d’Aersens, seigneur de Sommersdik, écrite de Paris, le 21 novembre 1635.

Monsieur,

À mon retour des Pays-Bas, j’eus si peu de temps de me reconnaître qu’il me fallut partir incontinent après pour aller en Picardie, de sorte que je n’eus loisir de vous rendre compte des discours que me tint alors Monsieur le Cardinal, où vous ne fûtes oublié, témoignant se confier entièrement en vos bonnes intentions et en la grande expérience que vous avez dans les affaires.

J’écrivis à Monsieur le prince d’Orange assez particulièrement et mis ma lettre entre les mains de Monsieur Paw, qui me promit de la faire tenir sûrement. J’en suis en peine parce que je n’en ai reçu aucune réponse. Je vous prie de savoir si elle a été rendue. Je ne vous cèlerai point que j’ai eu grand-peine à défendre la conduite qui a été tenue depuis notre jonction, car y en avait qui font les bons valets et les fort affectionnés audit sieur Prince qui lui avaient rendu de très mauvais offices. Vous entendrez bien clairement ceux dont je veux parler, mais je vous prie que cela demeure entre vous et moi, sans qu’on connaisse que je vous aie donné aucun avis sur ce sujet, car il est nécessaire pour le bien commun que ceux qui négocient pour le Roi vers votre État ne perdent leur créance. 

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Pauw (Adrian)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Adrian Pauw (ou Paw) est le fils aîné de Reynier Pauw (1564-1636), échevin d’Amsterdam en 1590, l’un des juges de Johan van Oldenbarnevelt en 1619. Adrian Pauw est qualifié, selon les termes du traité de La Haye (15 avril 1634), de « chevalier, seigneur de Heemstede, Hogersmelde, de Riethuich et Nieuuchek, conseiller et pensionnaire d’Hollande et Westfrise »1. Il est d’abord pensionnaire d’Amsterdam, ambassadeur en France en 1624, maître des comptes de la Hollande en 1627, puis grand pensionnaire de Hollande, entre 1631 et 1636, date à laquelle il renonce à ses fonctions. 

En 1634-1635, il est ambassadeur extraordinaire des États des Provinces-Unies en France et négocie à ce titre, en compagnie de Johan Knuyt, un accord avec la France, représentée par le baron de Charnacé, contre le roi d’Espagne. Les pourparlers aboutissent à la signature du traité de La Haye en 1634, auxquels sont ajoutés des articles secrets le 8 février 1635. Adrian Pauw évoque alors, dans le cadre de ses fonctions diplomatiques, et avec le maréchal de Châtillon, la commission délivrée à ce dernier par le Roi très chrétien pour le commandement de l’armée française envoyée en Flandre et l’étendue du commandement qui lui est dévolu2. Il rappelle à son interlocuteur que les troupes françaises et hollandaises réunies doivent être placées sous les ordres du prince d’Orange, et non sous les siens : le prince d’Orange s’en est offusqué et a chargé Adrian Pauw de le faire savoir à Richelieu. Le 27 avril, les négociations aboutissent à la signature des accords de Compiègne ((Instructions destinées aux maréchaux de Châtillon et de Brézé, et teneur des accords conclus avec les Provinces-Unies, Compiègne, 23 avril 1635, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu…, ouvrage cité, p. 185-197.)). 

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  1. Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Le trésor pillé du Roi : correspondance du cardinal de Richelieu, année 1634, Paris, éditions L’Harmattan, 2013, 2 volumes, t. 1, p. 407. [↩]
  2. Voir Adrian Pauw au maréchal de Châtillon, Paris, 23 avril 1635, dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu, correspondances croisées, 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2020, p. 183-185. [↩]