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Texte 1349, année 1641, 6 juillet, récit de la bataille de La Marfée et de la mort du comte de Soissons

Récit de la bataille de La Marfée et de la mort du comte de Soissons (6 juillet 1641), extrait des Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin donnés au public par un seigneur allemand en 1673 et dédiés à Son Altesse de Turenne par Marc d’Orléans, seigneur de La Gravière, natif de Bourges, en 1674.

Copie manuscrite soignée de la fin XVIIe siècle, comportant 401 folios numérotés à l’encre rouge. Le manuscrit complet appartient à une collection particulière, aimable communication de M. Bertrand Thierry des Épesses.

Le document proposé ici ne fait pas partie de la correspondance et des papiers d’État de Richelieu mais les complète, en apportant un point de vue contradictoire sur les événements décrits. Il est centré sur une relation de la bataille de La Marfée et de la mort du comte de Soissons et sur l’un des protagonistes, Pierre Ernest II de Mercy, abbé commendataire d’Acey, dit « l’abbé de Mercy ». Il est tiré du chapitre des Mémoires… dédiés par Marc d’Orléans, sieur de La Gravière…, consacré à Guillaume de Lamboy.

Émile Longin a publié une portion du texte proposé ici, établie d’après un volume conservé à la bibliothèque Mazarine1. L’ouvrage de la bibliothèque Mazarine, sous la forme manuscrite cotée Ms 1849, est identique aux Mémoires… dédiés par Marc d’Orléans, sieur de La Gravière…, quoiqu’il porte un titre différent : Histoire des principales actions de quelques grands hommes qui ont fleuris [sic] dans l’Europe au dernier siècle. Selon la notice bibliographique que la bibliothèque Mazarine consacre au document2, il concerne : Johann Tserclaes, comte de Tilly ; Matthias Gallas ; Ottavio Piccolomini ; Guillaume de Lamboy ; Jean de Beck ; Jean de Werth ; le comte Gottfried Heinrich zu Pappenheim ; Johann Aldringen ; « Gildhaze » (sic) ; Adriaan Enkevort ; Melchior von Hatzfeld ; le marquis Louis de Souches ; Gaspard de Mercy et Mazarin.

On note par ailleurs qu’un manuscrit de 413 pages, portant le même titre de Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin, donnés au public par un seigneur allemand, en 1673, dédiés à S. A. de Turenne, par Marc d’Orléans, sieur de La Gravière, natif de Bourges, en 16743 confirme la circulation de plusieurs copies du même document. Il se trouvait encore cinq ans plus tard dans le Catalogue de livres anciens et modernes rares et curieux provenant de la librairie J.-Jospeh Techener père, quatorzième et dernière partie4.

Émile Longin a fait de l’abbé de Mercy l’auteur du récit de la mort du comte de Soissons qu’il a proposé. Le texte met en effet l’action de l’abbé de Mercy au centre de son propos, avec une intention apologétique marquée. Un doute subsiste cependant quant à l’identité de l’auteur de l’extrait original. La mort du comte de Soissons y apparait comme inéluctable, autant pour la négligence dont il fait preuve quant à son équipement de protection, l’arme à feu qu’il manipule, que pour son erreur d’interprétation quant au mouvement opéré par ses propres troupes. On peut cependant noter que si l’abbé de Mercy, comme témoin oculaire, déclare n’avoir pas distingué d’où est parti le coup de feu mortel, en raison de la fumée et de la poussière masquant la bataille, l’auteur des Mémoires qui reprend son témoignage livre une autre interprétation, semblant mettre en cause Richelieu. 

Par commodité, le texte est proposé avec la date de la bataille de La Marfée, juillet 1641. Les éléments qui précèdent  immédiatement le récit de la mort du comte de Soissons n’ont, cependant, pu être établis qu’à partir de 1642.

Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin donnés au public par un seigneur allemand en 1673 et dédiés à Son Altesse de Turenne par Marc d’Orléans, seigneur de La Gravière, natif de Bourges, en 1674.

[Fol. 78 du manuscrit] Depuis il [Guillaume de Lamboy] fut destiné pour commander l’armée qu’on avait résolu de former à Monsieur le duc de Guise, sous l’autorité de ce prince, en suite des négociations à cet effet qu’avait faites l’abbé de Mercy en sa faveur, à la diète de Ratisbonne, l’an mille six cent quarante-et-un. On devait lui former un corps de vingt-cinq mille hommes, pour, sous le nom dudit duc, faire renaître en France le parti que la mort du comte de Soissons et l’accommodement du duc de Bouillon avaient comme éteint. Cela se faisait sous l’espérance que l’on concevait de la conduite de ce prince et de la créance et autorité de son nom en France, que l’abbé de Mercy avait beaucoup fait valoir et appuyé, de concert avec les mécontents français réfugiés en Angleterre comme les ducs de Vendôme, de Beaufort, son fils ; de Soubise et d’Épernon5 les sieurs de La Vieuville, de Montrésor, de Fontrailles, de Saint-Ibal, d’Aricarville [Varicarville], d’Aubussine, d’Aubijoux et autres, qui, tous, s’étaient soumis au duc de Guise, lui promettant grand secours et correspondance.

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  1. Voir Émile Longin (pub.), « Un abbé d’Arcey à la bataille de La Marfée (6 juillet 1641). Relation inédite de la mort du comte de Soissons », Mémoires de la Société d’émulation du Jura, 8e série, tome IV, 1910, p. 3-34, revue numérisée par la bibliothèque municipale de Besançon et disponible en ligne, consulté le 17 juillet 2026. Voir aussi Emile Longin, « Un abbé d’Acey [Pierre-Ernest II de Mercy] à la bataille de La Marfée (6 juillet 1641), relation inédite de la mort du comte de Soissons », Lons-le-Saunier, imprimerie Lucien Declume, 1909. [↩]
  2. Consultée en ligne le 24 juillet 2026. [↩]
  3. Description raisonnée d’une collection choisie d’anciens manuscrits, de documents historiques et de chartes réunis par les soins de M. J. Techener [Jacques-Joseph Techener (1802-1873), libraire-bibliophile], première partie, Paris, J. Techener, 1862, p. 206. [↩]
  4. Paris, à la libraire J.-Léon Techner fils, 1867, p. 55. [↩]
  5. La mention du “duc d’Épernon” permet de dater l’élaboration initiale de ce passage vers 1642 ou potérieurement : Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d’Épernon, trouve la mort à Loches le 13 janvier 1642 (Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l’époque moderne… Paris, éditions Maisonneuve & Larose, 1996, p. 578)  ; son fils, Bernard de Nogaret, jusque-là duc de La Valette, relève alors le titre de duc d’Épernon. [↩]

Budes (Jean-Baptiste, comte de Guébriant)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Jean-Baptiste Budes (2 février 1602 – 24 novembre 1643), comte de Guébriant, est le fils de Charles Budes, seigneur du Hirel, du Plessis-Budes, de Guébriant, etc. et d’Anne Budes.

Brillant homme de guerre, il fait ses débuts en Hollande avant de participer au siège d’Alès (1629).

Capitaine au régiment de Piémont en 1630, il est blessé à Vignon en janvier.

Il est ensuite capitaine au régiment des Gardes par commission du 12 mars 1631. Il accompagne le Roi en campagne au cours des années suivantes, en particulier en Lorraine en 1632-1633 et passe en Allemagne en 1635, sous l’autorité du cardinal de La Valette.

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Boyneburg-Bemelberg (Sibylle de, comtesse de Lamboy)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Sibylle von Boyneburg-Bemelberg († 1687), comtesse de Lamboy par son mariage, est la fille de Johann de Boyneburg-Bemelberg (ou Boineburg, Bemmelberg, Bemelburg, Bemmelburg), gouverneur d’Innsbruck, et de la comtesse Catherine de Montfort.

Elle a épousé, en 1641, Guillaume de Lamboy, dont elle a un fils Johan (Jean) Lambert de Lamboy.

Elle est la gouvernante des sœurs de l’empereur Ferdinand III, Marie-Anne de Habsbourg et Cécile-Renée de Habsbourg1.

Voir aussi Helmut Neuhaus, « Lamboy, Wilhelm Graf (Freiherr 1634, Reichsgraf 1649) von », dans Neue Deutsche Biographie, vol. 13 (1982), S. 440 f. [Online-Version].

Texte 1349,

  1. Voir le récit de la bataille de La Marfée et de la mort du comte de Soissons, tiré des Mémoires offerts par Marc d’Orléans, seigneur de la Gravière, au vicomte de Turenne, d’après le témoignage d’un officier allemand, translation publiée en ligne, texte 1349. [↩]

Mercy (Pierre Ernest II de, dit “l’abbé de Mercy” ou “l’abbé d’Acey”)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 3 août 2026

Pierre Ernest II de Mercy (né le 24 mars 1613 – 1665), dit « l’abbé de Mercy » ou « l’abbé d’Acey », est le fils puîné de Pierre Ernest de Mercy, baron de Mercy, seigneur de Friauville en partie, de Mandres et de Châtillon (auj. commune de Pillon, département de la Meuse ; ou Châtillon-sous-les-Côtes ?), gouverneur de Longwy, chambellan du duc Charles III de Lorraine, et d’Anne du Hautoy.

Il est le frère de Henri de Mercy (né en 1596 et mort à Châtillon-sous-les-Côtes le 24 décembre 1659)1 ; du baron François de Mercy (1597-1645), qui trouve la mort lors de la seconde bataille de Nördlingen (dite aussi bataille d’Alerheim, ou Allerheim), le 3 août 1645 ; de Gaspard (ou Gaspar) de Mercy (1599-1644), tué à Fribourg-en-Brisgau ; de Louis de Mercy (v. 1614-1633), tué, à peine âgé de 19 ans, au cours d’une attaque de l’armée suédoise contre la ville de Constance ; d’Antoine de Mercy, tué à la bataille de Breitenfeld le 2 novembre 1642 ; d’un autre frère, chevalier de Malte, tué au cours d’un combat naval donné en Méditerranée donné les Barbaresques2.

Les Mémoires sur la plupart des grands capitaines qui ont naguère servi l’Empire contre la France, avec la véritable origine du cardinal Mazarin donnés au public par un seigneur allemand en 1673 et dédiés à Son Altesse de Turenne par Marc d’Orléans, seigneur de La Gravière, natif de Bourges, en 16743, inclut un passage consacré aux frères de l’abbé d’Acey, François, Henri, Gaspard, Louis, et Antoine de Mercy, avec la mention : « il a encore eu d’autres frères dont les uns sont morts jeunes et quelques autres religieux, et l’abbé de Mercy, vivant aujourd’hui, qui était le plus jeune de tous »4.

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  1. Dr. Bernd Warlich – Volkach –, « Mercy, Heinrich [Henri] Freiherr von  [de] », notice biographique publiée en ligne, dans https://www.30jaehrigerkrieg.de/mercy-heinrich-freiherr-von/, consultée le 22 juillet 2026. [↩]
  2. Émile Longin (pub.), « Un abbé d’Arcey à la bataille de La Marfée (6 juillet 1641). Relation inédite de la mort du comte de Soissons », Mémoires de la Société d’émulation du Jura, 8e série, tome IV, 1910, p. 3-34, voir p. 19 note 2, revue numérisée par la bibliothèque municipale de Besançon et disponible en ligne, consulté le 17 juillet 2026. [↩]
  3. Copie manuscrite soignée de la fin XVIIe siècle, comportant 401 pages numérotée à l’encre rouge, collection particulière, aimable communication de M. Bertrand Thierry des Épesses, voir le texte 1349 qui en est extrait. [↩]
  4. Voir aux fol. 215-374 du document. [↩]

Salm (Philippe Othon de, comte-rhingrave puis prince de Salm)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Philippe Othon de Salm (1575-1634), rhingrave, comte puis prince de Salm et de Neuviller (Neuviller-sur-Moselle), est le fils du comte rhingrave Frédéric de Salm († 1608) et de Françoise de Salm.

Converti au catholicisme en 1591, il entame sa carrière militaire au service de l’empereur Rodolphe II, à la tête d’un régiment de cavalerie au cours des toutes premières années du XVIIe siècle.

Il épouse, en 1616, Christine de Croÿ, fille du marquis d’Havré.

En 1617, il lève des troupes pour le roi de France dans l’évêché de Metz1.

Jusqu’en 1626, en qualité de lieutenant général, il est placé, à la tête des contingents allemands (recrutés en Lorraine et en Alsace) servant au sein de l’armée française. En 1623 pourtant, l’empereur Ferdinand II fait de lui le premier prince de Salm (principauté de Salm-en-Vosges) pour les services rendus en Allemagne. Alors même qu’il est engagé au service de Louis XIII, il l’est aussi pour l’Empereur en Alsace.

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  1. Voir la lettre que Nicolas de Bar, seigneur de Baugy, adresse à Richelieu, de Prague, le 5 mai 1617, dans Adolf Wild (éd.), Les Papiers de Richelieu, section politique extérieure,correspondance et papiers d’Etat. Empire allemand, t. 1 : 1616-1629, Paris, Pédone, 1982, p. 54-55. [↩]

Texte 1342, année 1635, Richelieu au cardinal de La Valette

Note de Richelieu au cardinal de La Valette, début 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Allemagne, volume 11, f° 227. Minute de la main d’un secrétaire, dont la transcription a été publiée dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome V, p. 136-137.

Faut mander à M. le cardinal de La Valette qu’il a grande raison, mais que l’armée du Roi et celle des ennemis étant logées à une demie lieue l’une de l’autre, il n’y a pas d’apparence maintenant de déplacer les troupes, vu principalement que les ennemis sont forts en cavalerie ; que Matignon devant être dans peu de jours en l’armée de M. le maréchal de La Force, on donnera ordre, aussitôt qu’il y sera arrivé, qu’on envoie à Mondit sieur le cardinal de La Valette les troupes qu’il demande et qui sont comprises dans son contrôle. Cependant, M. Servien donnera ordre que les compagnies de Saint-Maigrin et de Brassac ne périssent pas faute de montre qui est en l’armée de M. le cardinal de La Valette. Faut Mander à M. le cardinal de La Valette que M. de Lorraine n’est point faible comme il le mande.

Texte 1331, année 1633, 14 mars, le comte de Bussy à Richelieu

Charles de Lameth, baron puis comte de Bussy, à Richelieu, Coblence, 14 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 809, f° 22. Original, de la main d’un secrétaire, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 136-137.

Monseigneur,

Après avoir informé Monsieur Bouthillier si particulièrement de l’état du siège d’Andrenac [Andernach] et comme le comte d’Isembourg1 espère recevoir dans peu de jours 1 700 chevaux et 8 régiments qui viennent du côté de Namur, outre les levées que Mérode fait maintenant pour le service de l’Empereur, lesquelles ne se joignent pas pour chasser Baudisse seulement, mais je crois pour attaquer Monsieur l’électeur [l’archevêque de Trèves], vous le jugerez à mon avis, Monseigneur, par les postes qu’ils ont pris dont j’ai donné la carte à Monsieur Le Charron, ensemble par toutes les autres actions qu’ils ont faites beaucoup plus hardies que par le passé dont celle du cornette2 de Monsieur de Vaubecourt m’a été extrêmement sensible. J’en écris à Monsieur Bouthillier purement la vérité et du reste des affaires de-deçà, dont j’ai eu connaissance, remettant à Monsieur de La Saludie le soin de vous faire connaître ce qu’il a dans Eramberstein [sic, Ehrenbreitstein]3. 

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  1. Il s’agit ici du comte Ernest d’Isembourg-Grenzau, défenseur des intérêts de l’archevêque-électeur de Cologne. Il ne doit pas être confondu avec le comte Wolfgang Ernest d’Isembourg-Büdingen (ou Isenburg-Büdingen) ou avec le fils de ce dernier, Wolfgang Heinrich d’Isembourg-Büdingen (1588-1635), engagé, au contraire, au service du roi du Danemark. [↩]
  2. Le cornette est un officier de rang inférieur dans une compagnie de cavalerie légère. Le grade de cornette équivaut à celui d’enseigne pour l’infanterie. Le terme de cornette désigne par extension la compagnie de cavalerie elle-même. [↩]
  3. La forteresse d’Ehrenbreitstein a été érigée sur un promontoire rocheux, au confluent du Rhin et de la Moselle, face à Coblence. Comme Philippsbourg, elle appartient à l’archevêque de Trèves. [↩]

Malherbe (Étienne de, seigneur d’Amanville)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Étienne de Malherbe († 1651), seigneur d’Amanville, écuyer, est le fils François de Malherbe (v. 1560 – † après 29 juin 1635), seigneur d’Aigres, et de Françoise Le Gallois.

En mars 1633, Monsieur d’Amanville apparaît dans la correspondance de Richelieu comme capitaine au régiment d’infanterie levé par Jean de Schulemberg, comte de Montdejeu, envoyé combattre, sous l’autorité du comte de Bussy, dans la région de Coblence et au siège d’Andernach1.

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  1. Voir la lettre que le comte de Bussy adresse à Richelieu, de Coblence, le 14 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1331. [↩]

Schulemberg (Jean de, comte de Montdejeu)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 9 juin 2026

Jean de Schulemberg (v. 1598 – † mars 1671), comte de Montdejeu (Mont-de-Jeux), originaire des Ardennes, est le fils de Jean de Schulemberg, seigneur de Montdejeu, qui commandait une compagnie de chevau-légers au siège d’Amiens en 1597, et d’Anne d’Averhoult1.

Le comte de Montdejeu débute une brillante carrière militaire à seize ans, en Piémont, en 1614, comme cornette d’Henri de La Tour d’Auvergne, prince de Sedan,. Il conduit alors cinq cents cavaliers au secours de Verceil et se distingue comme le seul officier à entrer dans la place.

Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie lui offre en récompense un emblème (enseigne) de diamants.

Capitaine de chevau-légers en 1619, il est envoyé par le duc de Bouillon au Palatin Frédéric V, éphémère roi de Bohême, et participe à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620).

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  1. Père Anselme de Sainte-Marie et alii, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France… troisième édition, tome septième, Paris, par la Compagnie des Libraires associés, 1733, p. 589-590. [↩]

Baudissin (Wolf Heinrich von)

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Wolf Heinrich von Baudissin (ou Baudis, Bauditz) (1579-1646) est le fils de Christophe von Baudis († 1618) et d’Ursula (ou Anna) von Taubadel.

Élevé à la cour de Vienne, il passe au service de la république de Venise vers 1613.

Le déclenchement de la guerre de Trente Ans le conduit à se rendre en Bohême où il prend part à la bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620), aux côtés du Palatin Frédéric V.

En 1622, il se trouve au siège de Glatz puis entre, à partir de 1625, au service du roi du Danemark et seconde le comte Ernest de Mansfeld.

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