Archives par étiquette : Savoie

Varicarville (Charles de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 3 août 2026

Charles de Varicarville (ou Valliquierville) (1600-1665), gentilhomme normand, réside à Ruel, près de Meulan-en-Vexin. Attaché au service du duc de Montmorency, il se distingue le 6 août 1630 à la bataille du pont de Carignan, en Piémont. Le duc de Montmorency le charge alors d’un mémoire destiné à Richelieu, daté du 4, accompagné d’une lettre datée du 81.

Puis, il  trempe dans le complot d’Amiens, ourdi en octobre 1636, contre Richelieu, par le comte de Montrésor et son cousin, Saint-Ibar,  par le comte de Soissons et par le duc d’Orléans. Exilé dans les États du prince d’Orange, il est pardonné, de manière informelle, en même temps que Monsieur de Saint-Ibar, par le Roi2.

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  1. Dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome III, p. 828-829 note et p. 861-862. [↩]
  2. Richelieu au baron de Charnacé, 6 septembre 1637, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, ouvrage cité, tome VIII, p. 316-317. Le baron de Charnacé, en poste dans les Provinces-Unies, est décédé quelques jours plus tôt, à la bataille de Breda. [↩]

Blé (Louis Chalon du, marquis d’Uxelles)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Louis Chalon du Blé (1619-1658), marquis d’Uxelles (ou Huxelles), né le 25 décembre 1619, est le fils aîné de Jacques du Blé († mai 1629), marquis d’Uxelles, gouverneur de la ville et du château de Chalon-sur-Saône, et lieutenant général pour le Roi en Chalonnais (portion du gouvernement de Bourgogne), et de Claude Phélypeaux d’Herbault.

Par sa mère, il est le petit-fils de Raymond Phélypeaux d’Herbault, secrétaire d’État, et le neveu de Louis Phélypeaux d’Herbault, seigneur de La Vrillière.

À la mort de son père, au siège de Privas, vers le 20 mai 1629, alors qu’il n’a pas dix ans, sa mère sollicite en sa faveur la survivance du gouvernement des ville et château de Chalon et de la lieutenance au gouvernement du Chalonnais1. La marquise d’Uxelles obtient gain de cause en ce qui concerne le gouvernement de Chalon, mais le Roi est réticent en ce qui concerne la lieutenance, en raison de son âge2. Selon M. Pinard, il bénéficie cependant de lettres de provision pour le gouvernement de Chalon-sur-Saône et la lieutenance au gouvernement du Chalonnais données en sa faveur à Paris, le 25 novembre 16293.

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  1. Richelieu à la marquise d’Uxelles, camp de Privas, 2 juin 1629, translation publiée en ligne, texte 1348. [↩]
  2. Richelieu au cardinal de La Valette, 10 juin 1629, et Richelieu au duc de Bellegarde, 10 juillet 1629, dans Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome III, p. 338-339 et p. 372-373. [↩]
  3. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, tome IV, p. 57. [↩]

Blé (Jacques du, marquis d’Uxelles)

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Jacques du Blé († vers le 20 mai 1629), marquis d’Uxelles (ou Huxelles), est le fils d’Antoine du Blé († 1616), baron d’Uxelles, gouverneur de la ville et du château de Chalon-sur-Saône, lieutenant pour le Roi au gouvernement du Chalonnais (portion du gouvernement de Bourgogne), et de Catherine Aimée de Bauffremont.

Capitaine sous l’autorité de son père, il est à son tour, sur la démission de ce dernier en sa faveur en 1611, gouverneur du Chalon et lieutenant pour le Roi au gouvernement du Chalonnais (par lettres de provision en date du 13 février)1. Il est reçu la même année conseiller d’honneur au parlement de Dijon2.

Il est placé à la tête d’une compagnie d’ordonnance (ou compagnie d’hommes d’armes) en 1613, et obtient une charge de conseiller d’État par brevet du 14 février 1615. Il prend part à la campagne militaire menée par Louis XIII en Guyenne en 1615 et 1616.

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  1. M. Pinard, Chronologie historique-militaire…, Paris, chez Claude Hérissant, 1760-1778, 8 volumes, voir p. 83-84. [↩]
  2. Les lettres dont il bénéficie portent la date du 2 mars 1622 : ibidem. [↩]

Texte 1330, année 1633, 5 juillet, Richelieu à Claude Bullion et à Claude Bouthillier

Richelieu à Claude de Bullion et à Claude Bouthillier, Gisors, 5 juillet 1633.

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Original de la main de Denis Charpentier, au catalogue en ligne de la Maison Ader, commissaires-priseurs à Paris, consulté le 19 mai 2026, pour la vente des 20-21 mai 2026, lot 414, estimé 800 – 1000 €.

Messieurs,

Je ferais tort à la suffisance de Monsieur Servien si je vous mandais plusieurs choses que le Roi lui a commandées de vous faire savoir. Je me contenterai seulement de vous conjurer d’exécuter le tout avec vos soins et diligences accoutumées comme étant choses tout à fait importantes au service de Sa Majesté.

Je vous envoie une lettre que le sieur Lefebvre m’écrit, par laquelle vous verrez que la dépense des travaux de Pignerol se montra à beaucoup plus que le fonds que vous y avez destinés cette année.

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Texte 1315, année 1633, 5 mars, la duchesse de Savoie (?) à Mazarin

Marie de Genève [la duchesse de Savoie ?] à Mazarin, Turin, 5 mars 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 82. Original, de la main d’un secrétaire, dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 126-127.

Monsieur,

Je suis extrêmement obligée à votre souvenir. Je rechercherai avec une grande passion les occasions de vous témoigner par mes services l’estime que je fais de vos semblables et souhaite que les affaires d’Italie vous donnassent encore de l’emploi de-deçà. Vous y seriez utile car l’absence est une mauvaise ménagère. Elle détruit ce qu’avec beaucoup de soins et services on [a] acquis. Si vous ne m’eussiez pas écrit que je vous mandasse des nouvelles, je ne l’eusse pas fait, mais il [ne] faut rien celer à ces amis. 

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Texte 1288, année 1635, 31 mai, le comte du Plessis-Praslin à Denis Charpentier

Le comte du Plessis-Praslin à Denis Charpentier, Turin, 31 mai 1635.

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Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, vol. 337, f° 91-92. Original de la main d’un secrétaire. Suscription au f° 92 v° : « Monsieur Charpentier, secrétaire de Monseigneur le Cardinal ». Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu. 

Monsieur,

C’est peut-être avec trop d’effronterie que je m’adresse à vous pour vous supplier de vouloir pendre la peine de présenter une lettre que j’écris à Monseigneur le Cardinal. J’en ai pris la liberté avec beaucoup plus de hardiesse parce qu’il n’y a rien dedans que le remerciement à un honneur que Son Éminence m’a fait recevoir, que je vous ai donc cette obligation. Je vous supplie que par votre moyen Mondit Seigneur puisse savoir que je ressens comme je dois les grâces qu’il me fait, que je ne saurais reconnaître quand toutes les heures de ma vie seraient employées à son service. Je vous supplie de croire que je chercherai avec soin celles où me pourront naître les occasions de vous témoigner que je suis, Monsieur, votre très affectionné serviteur,

Plessis-Praslains

De Turin, ce dernier jour de mai 1635

Texte 1263, année 1633, 24 février, Ennemond Servien à Richelieu

Ennemond Servien à Richelieu, Turin, 24 février 1633.

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Bibliothèque de l’Institut, coll. Godefroy, vol. 271, f° 3. Texte original publié dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 104-105.

Monseigneur,

J’ai appris par une lettre que Monsieur de Servien, mon frère, m’a écrite l’honneur qu’il vous a plu me faire de me nommer avec M. d’Étampes pour commissaire au finage de Pignerol et à l’évaluation des revenus d’icelui, et qu’il était nécessaire de me rendre en ce pays pour commencer à y travailler avec les commissaires de Son Altesse [le duc de Savoie], ce que j’ai fait incontinent avec toute la diligence qui m’a été possible. Mais étant arrivé en cette ville, j’y ai appris que Sa Majesté rappelait Mondit sieur d’Étampes et lui donnait pour successeur M. le président d’Expilly, sans apprendre néanmoins qu’il ait été aussi subrogé en la commission dudit finage et revenu de Pignerol.

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Expilly (Claude)

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Claude Expilly (1561-1636) est un magistrat et poète originaire de Voiron. Après des études au collège des jésuites de Tournon (aujourd’hui département de l’Isère), puis de Paris, il part en Italie parfaire ses connaissances. À son retour en France, il suit les cours de Cujas à Bourges.

Docteur en droit, il entre au service de François de Bonne, connétable de Lesdiguières, combat à ses côtés à Pontcharra (1591) et devient son historiographe.

Procureur général au Conseil souverain établi par Henri IV à Chambéry en 1600, il accède aux charges d’avocat général au parlement de Dauphiné en 1604, et de conseiller d’État (1608).

En 1616, il est nommé président au parlement de Grenoble. Il occupe cette charge jusqu’en 1629.

En 1630, il devient président au Conseil souverain de Savoie établi par Louis XIII.

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Texte 1166, année 1633, vers le mois de juin, mémoire de l’entourage de Richelieu

Mémoire, vers le mois de juin 1633.

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Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Correspondance Politique Allemagne, vol. 9, f° 23-24. Texte original publié à la date de début 1633 dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 53-55. La mention se rapportant à Avaugour permet cependant de dater plutôt le document du mois de juin.

Mémoire de ceux qui servent en Allemagne :

M. de Feuquières, ambassadeur extraordinaire. Il a IIIM livres tournois par mois, est payé jusqu’à la fin d’octobre1.

Le sieur de La Grange-aux-Ormes, résident près le chancelier Oxenstern, a mille livres tournois par mois, a été expédié ordonnance du Roi pour être payé jusqu’à la fin de juillet.

Le sieur baron de Rorté, résident près les électeurs de Saxe et de Brandebourg, a commencé à servir en avril, il a VIIC livres tournois par mois, a touché III mille livres tournois, qui est pour les mois d’avril, mai, juin et juillet.

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  1. Madeleine Haehl évoque un courrier du marquis de Feuquières à Claude Bouthillier, du 21 août 1633, pour le remercier d’être intervenu auprès de Claude de Bullion pour le règlement de ses gages de juillet à octobre. Voir Madeleine Haehl, Les Affaires étrangères au temps de Richelieu : le secrétariat d’État, les agents diplomatiques (1624-1642), Bruxelles, Peter Lang, 2006, p. 68. [↩]

Canalis (Francesco Termignone, comte de Cumiana, dit “le comte Canal”)

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Francesco (François) Termignone Canalis (1590-1674), comte de Cumiana (Cumiane), dit « le comte Canal », est le fils de Paola Solaro di Macello et de Guido Alfonso Canalis († 1602), seigneur de Cumiana, grand-maître de la Maison du prince-fils de Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie1.

Francesco Canalis de Cumiana exerce d’abord les fonctions d’introducteur des ambassadeurs à la cour de Turin. Il apparaît dans la correspondance de Richelieu comme pensionné au titre des personnalités étrangères, comme le comte Orso d’Elci, par Louis XIII en 1633, pour la somme de deux mille livres tournois2.

Entre 1634 et 1649, il est le ministre-résident du duc de Savoie en France (Victor-Amédée Ier, puis François-Hyacinthe et Charles-Emmanuel II, tous deux mineurs sous la régence de leur mère).

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  1. Du mariage du duc Charles Emmanuel Ier de Savoie (1562-1630) et de Catherine Michelle d’Autriche (1567-1597) sont nés cinq fils : Philippe-Emmanuel de Savoie (1586-1605) ; Victor-Amédée ((1587-1637), duc de Savoie après son père, qui a épousé Christine de France, sœur de Louis XIII ; Emmanuel-Philibert de Savoie (1588-1624) ; le cardinal Maurice de Savoie (1593-1657) : Thomas de Savoie (1596-1656), prince de Carignan. [↩]
  2. Voir le mémoire établi par l’entourage de Richelieu vers le mois de juin 1633, translation publiée en ligne, texte 1166. [↩]