Archives par étiquette : Vatican

Fréart (Paul, seigneur de Chantelou)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Paul Fréart (ou Fréard) de Chantelou (1609-1694), né au Mans, est le troisième fils de Jean Fréart de Chantelou (1570-1611), grand-prévôt de la maréchaussée du Maine, et de Madeleine Lemaire. Il est, par son père, le petit-fils de François Fréart, seigneur de La Peslardière et de Gresse, marguillier de l’église de la Sainte-Trinité à Laval puis échevin de la ville, qui acquiert les terres de Chantelou (ou Chanteloup) et de Chambray (ou Chambré, Chamblay, à La Chapelle-Rainsouin) et décède vers 1630 ; par sa mère, celui de René Lemaire, seigneur de Montlivault, prévôt puis lieutenant-général en la sénéchaussée de Blois, et d’Avoie (ou Avoye) Sublet.

Sa grand-mère est la sœur de Claude Sublet, grand-père de François Sublet de Noyers, dont il est donc le cousin issu de germain1.

Paul Fréart de Chantelou est par ailleurs le frère puîné de Jean Fréart Chantelou (15 février 1604 – 26 octobre 1674) et de Roland Fréart de Chambray (13 juillet 1606 – 27 octobre 1674), clerc, qui se fait par la suite théoricien de l’art et de l’architecture2.

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  1. Camille Le Fauconnier, François Sublet de Noyers, ad majorem regis et Dei gloriam, thèse de l’école des Chartes, 2008, p. 58, thèse accessible en ligne, consultée le 5 septembre 2026 ; Dominique Varry, « Les frères Fréart : trois officiers royaux collectionneurs et passionnés d’art dans l’entourage de Jacques Stella », Gryphe, n° 15, 15 décembre 2006, article disponible en ligne, consulté le 4 septembre 2026 ; Abbé Alphonse Victor Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Mayenne, Joseph Floch impr., 1986, 4 volumes, tome deuxième, p. 219. [↩]
  2. Ibidem ; voir aussi Madeleine Laurain-Portemer, Études mazarines [vol. 1], Paris, éditions de Boccard, 1981, p. 191. [↩]

Arnauld (Henri)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 5 août 2026

Henri Arnauld (30 octobre 1597 – 8 juin 1692) est le fils d’Antoine II Arnauld (1560-1619), dit « Arnauld l’avocat », avocat au parlement de Paris, et de Catherine Marion (1573-1641), leur dixième enfant. Sa mère, veuve, se fait religieuse à Port-Royal en 1629. Membre d’une fratrie qui compte vingt enfants, il est le frère de Robert Arnauld d’Andilly (1589-1674), de mère Angélique Arnauld (1591-1661), abbesse de Port-Royal, ou encore de Simon Arnauld (1603-1639), mestre de camp de carabins qui sert sous les ordres du maréchal de Schomberg, en Languedoc, à la frontière franco-espagnole, en septembre 16321.

Ayant choisi la carrière ecclésiastique, il entre au service du cardinal Guido Bentivoglio en 1621, alors que le prélat italien achève sa nonciature apostolique à Paris. Il le suit à Rome, et grâce à la protection du commandeur de Sillery, ambassadeur de Louis XIII auprès du souverain pontife, il obtient l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers en commende en 1623, ainsi qu’une charge d’aumônier royal en 1624.

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  1. Voir le maréchal de Schomberg à Claude Bouthillier, Limoux, 27 septembre 1632, translation publiée en ligne, texte 1095. [↩]

Bellièvre (Pomponne II de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Mise à jour du 20 juin 2026

Pomponne II de Bellièvre (septembre 1606 – 13 mars 1657), seigneur de Grignon, est le fils aîné de Nicolas de Bellièvre (1583-1650), seigneur de Grignon, et de Claude Brulart1. Il est le petit-fils de Pomponne de Bellièvre, chancelier de France, surintendant des finances, et brièvement ambassadeur de France auprès de la reine Élisabeth Ière d’Angleterre, chargé de négocier la grâce de Marie Stuart, entre novembre 1586 et janvier 15872.

Pomponne II de Bellièvre exerce d’abord la charge de conseiller au Parlement, où il est reçu le 22 février 1629 et dont il exerce les responsabilités jusqu’au 26 août 16313. Il est reçu à cette date maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du Roi, puis conseiller d’État en 16354.

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  1. Michel Popoff (pub.), Prosopographie des gens du parlement de Paris (1266-1753) : d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 bis conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Paris, le Léopard d’Or, 2003, 2 volumes, t. 1, p. 50. [↩]
  2. Maxim Boyko, Représenter le roi au sortir du XVIe siècle : France et Angleterre en quête d’art diplomatique (1610-1642), Paris, Classiques Garnier, 2025, p. 205. [↩]
  3. Michel Popoff (pub.), Prosopographie des gens du parlement de Paris (1266-1753)…, ouvrage cité, t. 1, p. 50 et p. 320. [↩]
  4. Ibidem, p. 50. [↩]

Texte 1323, année 1633, 13 mars, le cardinal de La Valette à Jules Mazarin

Le cardinal de La Valette à Jules Mazarin, Beaumont-sur-Oise, 13 mars 1633.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Ministère des Affaires Étrangères, archives diplomatiques, centre de La Courneuve, coll. Mémoires & Documents France, vol. 807, f° 87. Original autographe dont la transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance : 1633, Paris, éditions L’Harmattan, 2010, p. 135.

Monsieur,

Aussitôt que je reçus la lettre qu’il vous a plu prendre la peine de m’écrire, je fis dire à M. le cardinal duc de Richelieu ce que vous me mandiez. Je le trouvai si plein de bonne volonté pour vous que je crois être obligé de vous le mander. Il me dit le déplaisir qu’il avait de vous voir exclu de la nonciature de France et combien il eut désiré que vous l’eussiez obtenue. Il fit ce même discours au cardinal Bichi en ma présence, et lui dit hier le sujet de la déclaration faite en faveur de Monseigneur Bolognetti que le Roi désirait premièrement que vous fussiez nonce et après vous Monseigneur Grimaud [Grimaldi], si je ne me trompe, en faveur de qui Sa Majesté avait écrit il y a plus du un an et demi [sic]. J’ai cru vous devoir rendre compte par le menu de ce que j’ai vu de cette affaire, afin que vous sachiez le désir qu’a Mondit sieur le cardinal duc de vous témoigner son affection en toutes choses. 

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Grimaldi (Jérôme)

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Jérôme (Girolamo) Grimaldi († 4 novembre 1685) appartient à une branche génoise de la famille Grimaldi. Dès les années 1620, il se distingue par sa francophilie.

Dès 1631, Louis XIII et Richelieu formulent leur souhait qu’il soit nommé nonce apostolique en France, avant que leur premier choix ne soit celui de Jules Mazarin en 16331. Il l’est en 1641, après Ranuccio Scotti, et exerce ces fonctions jusqu’à la fin 1643.

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  1. Voir la lettre que le cardinal de La Valette adresse à Jules Mazarin, de Beaumont-sur-Oise, le 13 mars 1633, translation publiée en ligne, texte 1323. [↩]

Texte 1304, année 1640, 10 août, Charles Vialart à Denis Charpentier

Charles Vialart à Denis Charpentier, Paris, 10 août 1640.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, volume 333, f° 9-10. Original autographe. Suscription au f° 10 v° : « à Monsieur, Monsieur Charpentier, secrétaire de Monseigneur le cardinal duc ». Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu.

La lettre fait suite à la nomination par le Roi, le 8 mai 1640, du signataire à l’évêché d’Avranches. Il tente d’obtenir l’intercession de Richelieu pour obtenir une réduction des annates qu’il doit verser au Pape jusqu’à la délivrance des bulles de provision à l’évêché. Il ne les obtient que deux ans plus tard, en mai 1642. Le document établit par ailleurs les liens de confiance tissés depuis plusieurs années par les deux hommes et leur possible collaboration pour l’élaboration de l’histoire de Richelieu par Charles Vialart, Denis Charpentier ayant pu, comme Claude et Léon Bouthillier, lui communiquer une partie de la correspondance du cardinal. La mention de Boisrobert semble également importante dans le contexte de la création de l’Académie française et de la préparation des Mémoires de Richelieu. Le recours à l’intercession du baron de Laubardemont pose enfin la question d’une possible distorsion des relations de Vialart avec Richelieu, puisque l’homme d’église s’adressait directement à Richelieu en 1634-1635.

Monsieur,

Vous m’avez infiniment obligé de me donner les sages conseils que j’ai reçus de la bouche de Monsieur de Laubardemont avec autant de respect et de soumission que j’avais pris de liberté à vous les demander dans le peu de connaissance que j’avais de l’état des affaires de Rome et de ce que je pouvais désirer de Monseigneur sans passer pour inconsidéré ou pour importun près de lui. Depuis m’être donné l’honneur de vous écrire, Monsieur l’abbé de Boisrobert le vint voir auquel je dis <…>1 la liberté de vous demander, il me <…>2 en conféreriez. Je ne sais s’il l’aura fait, mais ayant fait voir à Monsieur de Laubardemont la lettre de Monsieur le maréchal d’Estrées où il me mande la poursuite qu’il fait du gratis pour Messieurs le Grand et de Pontcourlay, il me dit qu’il ne croyait pas que Son Éminence fît difficulté d’écrire à Mondit Seigneur le maréchal pour lui donner ordre de demander en son nom quelque modération de ma taxe. Néanmoins, comme la prise d’Arras nous donnera bientôt l’honneur de vous voir par-deçà, j’attendrai votre retour afin de suivre vos ordres dans l’entière confiance <que j’ai de> l’honneur que vous me faites de m’aimer depuis longtemps et de me croire comme je suis au dernier point et avec des respects extraordinaires, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Charles nommé évêque d’Avranches

De Paris, ce 10 août

  1. Papier déchiré. [↩]
  2. Idem. [↩]

Texte 1298, année 1635, 17 septembre, l’évêque de Nantes à Denis Charpentier

L’évêque de Nantes à Denis Charpentier, Boulogne-sur-Mer, 17 septembre 1635.

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, vol. 333, f° 20-21. Original autographe. Suscription au f° 21 v° : « à Monsieur, Monsieur Charpentier, secrétaire de Monseigneur ». Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu. 

Monsieur,

Je ne prétends pas vous obliger à me faire réponse sachant les importantes occupations où vous êtes. Il me suffit que vous me croyiez autant votre serviteur comme je le suis et comme vous m’avez obligé à l’être. Je ne vous puis faire l’état auquel sont mes affaires, ni la chicanerie de Messieurs de la chambre des Comptes de Paris et de celle de Bretagne, lesquels me pressent extrêmement sur le sujet des régales.

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Texte 1293, année 1635, 3 juillet, l’évêque d’Albi à Denis Charpentier

L’évêque d’Albi à Denis Charpentier, Rome, 3 juillet 1635.

Article rédigé et publié en ligne par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Bibliothèque nationale de France, coll. Baluze, vol. 333, f° 1-2. Original autographe. Suscription au f° 2 v° : « à Monsieur, Monsieur Charpentier, conseiller du Roi en ses Conseils près Monseigneur le Cardinal, en Cour ». Sa transcription a été publiée dans Marie-Catherine Vignal Souleyreau (éd.), L’œil et la plume de Richelieu, correspondances croisées, 1635, Paris, éditions L’Harmattan, 2020, p. 349-350. Le document appartient à la correspondance laissée par Denis Charpentier, dans le cadre de ses fonctions de secrétaire de Richelieu.

Gaspard de Daillon du Lude, tout juste nommé évêque d’Albi, séjourne à Rome, probablement afin d’obtenir une réduction des annates qu’il doit verser au Pape jusqu’à la délivrance des bulles pontificales qui lui sont nécessaires pour l’obtention de l’évêché dont il vient d’être pourvu, ou obtenir directement de la Curie romaine une accélération des procédures de confirmation et d’enregistrement des bulles d’investiture. Il fait peut-être également référence au séjour possible à Rome d’Alexandre d’Elbène, commandeur de Coulommiers et de l’ordre de Malte, et au conflit qui l’oppose à la famille d’Elbène. Barthélemy d’Elbène se trouve également sur place à la même époque. 

Monsieur,

Je vous écrivis le 22me avril touchant quelque affaire qui m’était de conséquence. N’ayant point eu de réponse de vous, j’ai cru que j’avais été assez malheureux pour que mes lettres aient été perdues. Maintenant, je vous envoie une lettre que j’écris à Monseigneur [le cardinal de Richelieu]. Je vous prie de me faire cette grâce de la lui présenter dans le temps que vous jugerez qu’il sera en commodité de la lire et prendre la peine par un petit mot de lettre d’en accuser la réception.

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Daillon du Lude (Gaspard de)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Gaspard de Daillon du Lude (1602-1676) est le fils de François de Daillon, comte du Lude, et de Françoise de Schomberg, sœur du maréchal Henri de Schomberg. 

Il est d’abord été éduqué à La Flèche, où il reçoit la tonsure des mains de l’évêque de Bazas, Jean de Jaubert de Barrault. Il étudie ensuite le droit canon à Rome, où il réside plusieurs années. 

Abbé du Chastellier, il est aussi prieur du château de l’Hermitage, seigneur et baron de Monteil, de Jalas et des Fourneaux. 

Il est évêque d’Agen de 1631 à 1634. 

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Bretel (Nicolas, seigneur de Grémonville)

Article rédigé et publié par Marie-Catherine Vignal Souleyreau, soumis à droits d’auteur

Nicolas Bretel (1606-1648), seigneur de Grémonville, est le fils aîné de Raoul Bretel, seigneur de Grémonville, dit « le président de Grémonville », et d’Isabeau Groulart1.

Après des études à Orléans (au collège des jésuites, puis à l’université), il est pourvu de la charge de conseiller au Grand Conseil en 16322.

Proche du comte de Chavigny, il devient intendant de justice, police et finances en Champagne et à l’armée de Picardie en 16403. Il détient également pourvu l’office de maître des requêtes de l’hôtel du Roi4.

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  1. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, seconde édition, tome III, Paris, chez la veuve Duchesne et chez l’auteur, 1771, p. 162-163. [↩]
  2. Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), Lettres, instructions diplomatiques et papiers d’État du cardinal de Richelieu, Paris, Imprimerie Nationale, 1853-1877, en 8 volumes, Collection des documents inédits de l’histoire de France, tome VI, p. 720. [↩]
  3. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, p. 709 note et p. 720 ; tome VII, p. 257 et p. 264. [↩]
  4. Voir Denis-Louis-Martial Avenel (éd.), ibidem, tome VI, p. 744. [↩]